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3 questions à...Eric Bellion (#3)

Eric Bellion - Portrait
© David Pellet / COMMEUNSEULHOMME

Eric, comment imagines-tu ces trois mois en solitaire ?
Je pense que cela va être un moment très précieux de ma vie, que j’aborde avec beaucoup de plaisir. Naviguer est ma passion et  je suis chez moi au milieu de l’océan. En solitaire, je ne l’ai jamais fait donc c’est un gros défi, comment je vais me gérer ? Est-ce que cela va me convenir ou pas ? Je n’en sais rien mais pour l’instant j’appréhende plus la tension  du départ que trois mois en solitaire. Ce Vendée Globe c’est mon cadeau pour mes quarante ans !

© Jean-Marie Liot / C1SHParmi les concurrents du plateau, tu te situes ou ?
Je me positionne parmi les navigateurs non professionnels, je suis là comme un amateur et un aventurier. Je ne me mets aucune pression, je veux  boucler la boucle et je ne vise aucune place en particulier ; J’ambitionne juste de naviguer proprement et d’être fier de moi à la fin. Cela dit avec ce bon bateau, que je ne pensais pas avoir au début de mon projet, si je navigue proprement je peux faire quelque chose de sympa au niveau du résultat.

Pourquoi cet attachement à la valeur de la différence ?
Enfant j’ai souffert des moqueries au sujet du bégaiement de mon père, je ne comprenais pas ; plus tard j’ai navigué avec des équipages mixtes handicapés/ valides et j’ai compris combien la différence est facteur de bonheur et de réussite dans une équipe. COMMEUNSEULHOMME est un projet citoyen né en 2014, soutenu par 14 mécènes et aujourd’hui je participe à la plus grande aventure en solitaire qui soit,  pour inspirer l’envie d’aller vers l’autre. La différence est ce qu’il y a de plus difficile à vivre, mais si on veut être heureux et grandir ensemble c’est la seule voie.

Propos recueillis par Jenny Launay / M&M

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