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3 questions à… Sébastien Josse (#17)

Sébastien Josse - Edmond De Rothschild
© Guillaume Daumail / M&M

Tu n’as jamais semblé si bien armé pour briller sur le Vendée Globe. La victoire est ton unique objectif ?
« Je ne pars pas pour juste finir le tour du monde mais pour gagner, en sachant bien que cette ambition ne sera pas facile à concrétiser. Historiquement, il y a 50% de déchets dans le Vendée Globe (voire plus) donc les pronostics n’ont pas de sens. Tout le monde fait une fixette sur Armel (le Cléac’h) mais ce n’est pas mon seul concurrent, loin de là… Une dizaine de skippers peuvent gagner, l’incertitude demeure mais une chose est sûre : le vainqueur du Vendée Globe sera un mec hors norme. »

Les foils constituent l’arme indispensable pour être ce vainqueur ?
« Les foilers ont remporté les trois transatlantiques en solo organisées fin 2015 et début 2016 (Seb Josse a gagné la Saint Barth/Port-la-Forêt, Armel Le Cléac’h The Transat et Jérémie Beyou la New York-Vendée, ndr). Le débat sur les foils n’a plus lieu d’être, je n’ai aucun doute sur le fait que les prochains © Yvan Zedda / Gitana SAIMOCA en seront équipés. Entre la version une et la version deux des appendices de mon IMOCA (Edmond de Rothschild), il y a un grand gap de franchi en terme de performance. Mais le concept a besoin d’un peu plus de maturité. N’oublions pas que nos bateaux sont encore jeunes, le mien a été mis à l’eau il y a un peu plus d’un an, il sent encore la résine. Aujourd’hui, il n’y a plus de débat : les IMOCA dotés d’appendices porteurs vont plus vite à certaines allures. Tout l’enjeu réside dans la fiabilité, la capacité à tenir autour du monde pendant près de trois mois. J’espère que des foilers seront à l’arrivée de ce Vendée Globe, si possible aux premières places. »

© Yann Riou / GITANA SATon IMOCA de dernière génération, taillé pour la performance, ne laisse que peu de concession au « confort ». Tu as cependant décidé d’installer une casquette de protection rigide. Pourquoi ce choix ?
« Car j’ai été vacciné par la Volvo Ocean Race (le tour du monde en équipage avec escales, ndr) ! C’est quand même incroyable de faire le tour du monde en s’en prenant plein la gueule… Sportivement ça ne sert à rien de s’exposer de la sorte, si ce n’est à perdre de l’énergie et à se mettre en danger. Je suis convaincu depuis longtemps de la nécessité de se protéger. Je préfère ajouter 30 kilos au poids du bateau mais pouvoir manœuvrer en t-shirt sous ma casquette. »

Propos recueillis Olivier Bourbon / M&M
 

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