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3 questions à… Rich Wilson (#29)

Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, portraited during prestart of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on October 20th, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI / Vendee Globe

Portrait de Rich Wilson (USA), skipper Great American IV,

Comment as-tu vécu ces trois semaines aux Sables d’Olonne ?
« Ici, les gens dans le port savent où se trouvent les Kerguelen. Ils savent sur quel continent se trouve le cap Horn. Ils savent que la moitié de la flotte ne va pas terminer la course et ils savent qu’il se peut qu’un skipper ne rentre pas à la maison. Ils respectent cela et nous encouragent. Ils savent aussi que cette épreuve est surtout une aventure humaine. C’est la plus grande course à la voile du monde. Rien ne s’en approche.
Ils s’intéressent au bateau et à mon projet. Entendre les gens nous dire « Bon Voyage », « Bon Courage » et « Nous serons ici à l’arrivée », tout cela m’émeut. J’ai besoin de cela. Aux Etats-Unis, il n’y a pas ce lien humain avec une épreuve sportive, sauf éventuellement avec le marathon de Boston
(auquel Wilson a participé, ndlr). Les visiteurs viennent ici pour le côté humain, pas pour le sport. Ils veulent voir les gens qui souhaitent voir leurs rêves se réaliser.

Tu seras en mer au moment des élections américaines, qui soutiens-tu ?
Aux Etats-Unis, il n’y a que deux partis. Je soutiens Hillary Clinton. C’est mon choix. Elle est intelligente et bien préparée. Elle sait bien comment gouverner, car elle a vécu avec ça depuis 25 ans et n’est pas du tout extrême. Beaucoup de pays ont eu une présidente ou un premier ministre femme. En plaisantant avec Arnaud Boissières l’autre jour, je disais qu’il fallait suivre ma trajectoire, car si je ne progresse plus qu’à 3 ou 4 nœuds, c’est parce que quelque chose me trouble et que Trump a gagné. Je serai vraiment découragé. »

Ce pas évident de se lancer dans un tour du monde à 66 ans. As tu plus d’appréhension que lors de ton départ en 2008 ?
« J’ai 8 ans de plus que lors de ma dernière participation. Je ne peux pas être aussi fort et physique que la dernière fois. Mon entraîneur me dit que j’ai perdu 5% de mes forces depuis la dernière fois, mais c’est normal avec l’âge. On ne peut rien faire face au vieillissement… Ayant déjà bouclé le parcours, j’éprouve moins de peur et d’appréhension. Mais la course est longue. Cela semble interminable parfois. Il faut la séparer en étapes. Nous avons une forte ambition avec notre projet pour les jeunes. Quand cela deviendra dur, je me motiverais en pensant à eux. »

 

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