13 Novembre 2016 - 20h20 • 14058 vues

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Tandis que Jean Le Cam et ses petits camarades de jeu continuent de surfer sous le soleil des alizés sur une mer bleu marine et que le skipper de Finistère Mer et Vent a enfin trouvé comment réaliser et envoyer des vidéos à 360°, en tête de course, on se gratte la tête. Le pot au noir se profile à l’horizon, ses nuages annonciateurs devraient cueillir les skippers dès l’aube… La ZCIT (Zone de convergence intertropicale) s’annonce comme un nouveau départ pour les 7 premiers, d’Alex Thomson (1er) à Paul Meilhat (7e).

Il y a du rapprochement dans l’air à l’heure où les vitesses des Imoca décroissent dans un vent qui perd de la vigueur au fil des heures. 40 milles derrière Alex Thomson (Hugo Boss), Vincent Riou (PRB), Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) se tiennent dans un mouchoir de poche : 5 milles, comme s’ils reprenaient le départ du 8e Vendée Globe ! Cela promet un Pot au Noir diablement accroché qui devrait solliciter les bonshommes comme jamais dans une chaleur étouffante, un vent capricieux et des orages menaçants.

Du monde sur la route entre les Canaries et le Cap-Vert !

Alors que Kito de Pavant (Bastide Otio) vient de déborder l’archipel du Cap-Vert en prenant beaucoup de marge à l’ouest pour éviter le dévent, un trio est à surveiller de près : Louis Burton (Bureau Vallée), Bertrand de Broc (MACSF) et Arnaud Boissières (La Mie Câline). A l’arrière du train qui se dirige vers l’équateur, Rich Wilson (Great American IV), Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Kojiro Shiraishi (Spirit of Yuko) ne se lâchent pas d’une semelle depuis le contournement de Madère. Vous l’aurez compris, ce 8e Vendée Globe prend tout le monde au jeu de la régate, même ceux qui partaient juste pour l’aventure !