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Antarctique

Lever de soleil - Mirabaud
© Dominique Wavre / Mirabaud

En grimpant au sommet de ce continent quasi désertique, il y a jusqu’à 4 800 mètres de glace sous les pieds… Cela représente 90% de toute la glace de la planète, soit 70% de toute l’eau douce de la planète ! Et cette calotte est si lourde que la roche qui la porte s’enfonce, en dessous du niveau de la mer, dans les profondeurs de la Terre… Ce continent blanc est presque centré sur le Pôle Sud et constamment balayé par des vents violents et froids, certains catabatiques pouvant dépasser les 300 km/h…

Pour les hommes, l’Antarctique est un lieu de recherche unique. Foulé en 1821 par le chasseur de baleine américain John Davis, il attire dès 1837 les premiers scientifiques, dont le Français Jules Dumont d’Urville qui y découvre et baptise la Terre Adélie lors d’une deuxième expédition antarctique en 1840, actuelle zone française. Depuis, savants et chercheurs en ont fait une véritable « réserve » consacrée à la recherche scientifique où toutes revendications politiques et militaires sont interdites. Ce statut unique au monde date du Traité de l’Antarctique de 1959. Il a été prorogé en 1991 par le Protocole de Madrid qui ajoute une clause de non exploitation du minerai et du pétrole jusqu’en 2041.

Même durant l’été austral où le soleil ne se couche jamais, l’Antarctique est tellement froid que l’eau est essentiellement présente sous forme de glace au point que les précipitations sont faibles sur la plus grande partie du continent blanc (200 à 500 mm/an). Cet inlandsis qui recouvre la plus grande partie des terres est prolongé en mer par une banquise qui gèle à -2°C, bordant un littoral de 18 000 kms. Et si pendant l’été austral sa surface couvre plus de 4 millions de kilomètres carrés, elle peut quintupler de dimension en hiver !

 

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