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Le malheur des uns... et le bonheur des autres

Photo sent from the boat Comme Un Seul Homme, on December 21st, 2016 - Photo Eric BellionPhoto envoyée depuis le bateau Comme Un Seul Homme le 21 Décembre 2016 - Photo Eric BellionCap Leeuwin

Paul fait route au Nord
« La terre la plus proche, c’est la Nouvelle-Zélande à 1 900 milles. Le problème est qu’il y aura pas mal de près dans les fortes dépressions, ça sera dangereux pour le bateau. Pour l’instant, je fais du nord-ouest et, en fonction de la météo dans deux ou trois jours, la solution sera soit de partir vers la Nouvelle-Zélande, soit de remonter vers la Polynésie. » indique Paul Meilhat, non loin du point Nemo, l’endroit le plus isolé de la planète. Il va donc falloir jouer les équilibristes pendant au moins dix jours. Car avec cette quille sécurisée avec les moyens du bord (cales, cosses et bouts), SMA ne doit naviguer ni trop vite (au-dessus de 12 nœuds, trop de vibration), ni pas assez (en-dessous de 8 nœuds, le mouvement des vagues fait bouger l’appendice). Cerise sur le gâteau… au goût très amer : une grosse dépression pointe le bout de son nez.

Des hauts….
Eric Bellion se sent pousser des ailes ! Le Skipper de CommeUnSeulHomme a doublé l’Américain Rich Wilson (Great American IV) et engrange des milles comme jamais il ne l’avait fait auparavant : 413 milles en 24 heures. Il est pointé ce soir à 19 nœuds. Conrad Colman (Foresight Energy) se montrait l’homme le plus heureux ce matin : « Je suis sous spi avec 25 nœuds, la mer est plate, je me régale. Je peux dormir et récupérer un peu ». Après les dépressions successives de l’océan Indien, le crazy Kiwi souffle et mesure sa chance d’être encore en course. Alex Thomson (Hugo Boss) rêve d’un Horn peu venté. Car si son écart est encore conséquent sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) avec 544 milles, il sait que les conditions météo vont demander beaucoup de réflexion au Breton. Alex est plus rapide ce soir, il cravache pour être dans le bon timing au Horn et ne pense qu’à une chose : se refaire la cerise à l’entrée de l’Atlantique Sud…

…. et des bas
A l’arrière d’une dépression générant des vents de 30 nœuds et des grains, le Hongrois, Nandor a vécu des heures pénibles et n’est pas passé loin de la correctionnelle. Des bourrasques ont malmené le bateau et le bonhomme qui s’est cogné fort contre la table à cartes. « Je viens de passer la nuit la plus difficile de l’épreuve. Je ne voyais rien. Même pas les nuages qui arrivaient. Je me suis rendu compte de leur arrivée quand un grain de 40 nœuds a heurté le bateau » raconte le skipper de Spirit of Hungary dans un message. L’Irlandais Enda O’Coineen, lui, se sent bien seul. Sans ordinateur, le skipper de Kilcullen Voyager-Team Ireland navigue sans trop d’informations météo. Cartes papier de rigueur et téléphone pour rester en contact avec la terre… Fabrice Amedeo (Newrest Matmut) concède beaucoup de terrain depuis 24h, lui qui menait le club des cinq avec brio. Il doit réparer sa grand-voile avant d’attaquer le Pacifique Sud. Enfin Pieter Heerema (No Way Back) ne se sort pas de ses problèmes de pilotes automatiques. Le Hollandais ne peut dormir sur ses deux oreilles tant que le « deuxième barreur » ne joue pas pleinement son rôle.

OM / M&M

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