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Le cap Horn devant l’étrave d’Armel Le Cléac’h

Photo sent from the boat Banque Populaire VIII, on December 14th, 2016 - Photo Armel Le Cleac’h

Photo envoyée depuis le bateau Banque Populaire VIII le 14 Décembre 2016 - Photo Armel Le Cleac’h

Il y a quatre ans, l’histoire n’était pas simple : François Gabart avait repris l’avantage sur Armel un peu plus de 24h avant le cap Horn, et les deux leaders avait doublé le cap mythique avec 3 heures d’écart stressés par la remontée des glaces vers l’île des Etats. L’histoire est tout autre sur le Vendée Globe 2016. Banque Populaire VIII glisse ce soir à 16 nœuds bien loin devant Alex Thomson dans un flux de sud-ouest qui va adonner (devenir ouest) et cela devrait continuer jusqu’à longer les côtes chiliennes avant de doubler le cap mythique dans les mêmes conditions demain à la mi journée. Un premier cap Horn en tête pour Armel (il passe 3e en 2008 et 2e en 2012) ! Il ne faudra cependant pas traîner en route pour garder ce flux portant jusqu’aux îles Falklands, car rapidement le vent devrait mollir par le sud. Au moment où Armel doublera le Horn, Alex naviguera au près puis attrapera un flux d’ouest qui le fera accélérer pour doubler le Horn dimanche 25 dans la soirée… A priori, les deux leaders devraient rester dans l’est de l’île des Etats et des Falklands. A suivre !

Un éternel recommencement
« J’espère que ma position actuelle ne va pas tout anéantir. C’est l’éternel recommencement avec tous ces passages à niveau. On peut revenir comme on peut se faire rattraper. » confiait le skipper de StMichel-Virbac au Vendée Live ce midi. Après une folle calvacade depuis la Nouvelle-Zélande, bien appuyé sur son foil Jean-Pierre, qui avait jusqu’à 270 milles d’avance sur ses poursuivants, butte dans une dorsale. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) lui ont repris une trentaine de milles, et Jérémie Beyou (Maître CoQ) accélère. Un Pacifique Sud capricieux mais qui aura offert à Jean-Pierre un joli ballet de dauphins noir et blanc ce matin, comme pour le consoler…

L’éternel recommencement concerne aussi le groupe de 5 bateaux à l’entrée du Pacifique Sud. Tenez vous bien : le benjamin de la flotte, Alan Roura (23 ans) tient la dragée haute sur son ancien bateau de 2000, face à quatre Imoca de génération 2007/2008 ! Tous se tiennent en 145 milles, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) continuant d’appuyer sur le champignon. Depuis 48 heures, celui qui voit le Vendée Globe comme la grande aventure de ses 40 ans, est le plus rapide de toute la flotte avec chaque jour 400 milles avalés à la vitesse moyenne de 17 nœuds. Elle est pas belle la vie ?

Stéphane Le Diraison : un gréement de fortune avec plus de toile !
A 400 milles de Melbourne en Australie, le skipper de Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt bute dans une zone sans vent. Un coup dur pour le skipper qui peinait déjà à 4,5 nœuds avec 30 nœuds de vent… Stéphane a donc fait appel à ses capacités de bricoleur hors pair pour inventer un système ingénieux lui permettant de maitriser au mieux sa trajectoire :
« J’avais gardé un morceau de grand-voile d’une dizaine de mètres carré qui restait suite à la bataille du démâtage. Je me suis transformé en maitre-voilier pour tailler une grand-voile de secours et l’adapter à mon gréement. Opération réussie ! J’ai pu rehisser mon mât de fortune et j’ai désormais un peu plus de toile. Je vais pouvoir loffer un peu plus quand j’aurai le vent de face, sinon je risquais de repartir d’où je viens et la boucle est sans fin ».


Des nouvelles de Paul Meilhat (SMA)
Depuis mardi, Paul Meilhat et SMA font donc route vers le Nord. Le tandem devrait choisir aujourd’hui entre les options qui s’ouvrent à lui, aucune n’étant parfaite. Si la Nouvelle-Zélande semble mieux équipée pour accueillir un IMOCA 60 blessé, cette destination obligerait Paul à affronter des vents contraires, ce qui n’est pas une bonne chose avec une quille récalcitrante. La route vers la Polynésie française, moins riche en infrastructure lourde, s’annonce en revanche plus tolérante. Il y a pourtant nécessité à choisir : le vérin, de remplacement, qui pèse tout de même 90 kilos, doit être expédié dans les plus brefs délais pour arriver sur le quai avant le skipper et son bateau. Un vrai coup de chance, un vérin, qui équipait Maître-CoQ initialement, présente un profil sinon identique, du moins similaire, ce qui encourage l’équipe technique de SMA à penser qu’il sera possible de l’utiliser en remplacement du vérin endommagé. Décidément SMA et Maître CoQ ne se quittent plus !

OM / M&M

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