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Vacation : Beyou dans les alizés

Navigation à bord de Maitre CoQ
© François Van Malleghem / DPPI / Maître CoQ

Jérémie Beyou (Maître CoQ: « C’est le pilonnage en règle, au près dans les alizés ! C’est sympa depuis hier soir : ils sont rentrés de façon franche sauf que cela faisait cinq jours que j’étais dans des masses orageuses. Déjà que l’alizé dans l’hémisphère Sud était complètement aux abonnés absents ! Je sors enfin des grains, des orages, des pluies diluviennes : j’ai même fait une trentaine d’heures avec du vent d’Ouest… C’est quand même un phénomène inhabituel ici. Et j’ai laissé un paquet de plumes dans l’histoire. Décidément, je n’ai pas été servi dans cette zone du Pot au Noir, ni à l’aller, ni au retour. Maintenant, c’est pleine lune, même s’il y a toujours une pellicule grise dans le ciel. Actuellement, il y a vingt nœuds de Nord-Est : je pense que c’est fini, ces grains et ce n’importe quoi ! Là, c’est super avec la lune : tu peux régler ou manœuvrer comme s’il n’y avait pas de nuit… 

La mer n’est pas trop violente, de temps en temps une bonne vague qui fait taper le bateau, mais j’avais conserver un petit ballast à l’avant, devant le pied de mât et ça donne de l’inertie assez efficace au près. Le bateau est assez agréable. Depuis la remontée de l’Atlantique, je galère à récupérer mes fichiers météo : je ne sais pas pourquoi, peut-être que c’est la zone… Mais j’ai pu voir que devant, il y a une espèce de dorsale qui a l’air de se dissiper quand j’arriverais à cet endroit : il faudra juste trouver le pivot, le point d’entrée, mais c’est du tribord amures pour un bout de temps. Pour l’instant, j’avance sur des points de route statistiques qui sont finalement efficaces quand les prévisions météo ne sont pas claires.

Psychologiquement, ce Pot au Noir a été dur parce que je ne savais pas par où sortir ! Les nuages montaient dans le Nord avec moi… Des grains, des trombes d’eau, le vent à droite puis à gauche, du près, du portant, une mer croisée : pas simple. Je suis content d’être sorti parce que je voyais Alex (Thomson) partir par devant et Jean-Pierre (Dick) revenir par derrière. J’ai dû laisser 300 milles dans l’histoire et ce n’est pas très agréable… Maintenant, c’est plus tranquille. J’ai eu le culot d’espérer revenir, mais actuellement ça devient difficile.

Là, il fait beau et chaud : j’ai eu tellement froid au cap Horn que je n’ai pas envie d’arriver trop tôt dans les brises glaciales vendéennes ! Mais bon, ça ne devrait être que les tout derniers jours… Je serais capable de supporter ça à l’arrivée. Pour l’instant, c’est plutôt salades de fruits et taboulés au menu… »

 

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