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Vacations : Jean Le Cam "Cela fait des mois que je ne me suis pas reposé comme ça !"

Onboard images of Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer Vent, before his Vendee Globe in Les Sables d'Olonne, France, on November 1st, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI / Vendee Globe

Images embarquées de Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer V

Jean Le Cam, Finistère Mer Vent
« Ça va très bien, là on est dans une phase où ça fait des mois que l’on ne s’est pas reposés comme ça. On arrive à dormir, les vents ne sont pas très stables encore mais on arrive à dormir, du coup quand on se réveille le corps est complètement engourdi, la nuque aussi… Le corps commence à se remettre de ses émotions.  Tu dors profondément alors qu’avant quand tu dormais tu avais toujours un truc qu’il n’y avait pas. Là, il fait beau, on est dans les alizés, on n’a de pas de changement de voiles à faire pour l’instant, c’est une situation assez reposante. C’est une situation où tu es un peu dans la lune, tous les muscles du cou qui se décontractent, t’as l’impression d’être en pleine métamorphose du corps. C’est assez curieux, si j’avais le courage je ferais une vidéo juste au moment où je me réveille, à mon avis, c’est puissance 10, en général on n’aime pas quand on se réveille, faudrait que je le fasse, ça doit être terrible. »

Les inséparables
« Avec Yann on se tutoie depuis la Tasmanie, c’est quand même plus de la moitié du tour du monde quand même ! C’est l’histoire dans l’histoire.
Un coup, c’est lui (Yann Eliès) qui lofe un coup c’est moi. Au niveau des distances ça reste à peu près équivalent. C’est rigolo. On va avoir le passage d’une dorsale et après on va aller chercher le Sud d’une dépression et après on va arriver, à un moment, parce que ce n’est pas le tout !  Suivant les modèles, suivant les fichiers, j’en ai fait un ce matin je suis à 9 jours, 17 heures avec le CEP… On va dire entre 9 et 10 jours, donc le 25 ou le 26.  Là, on monte Nord parce qu'on contourne une zone anticyclonique avec peu de vent, quand on arrivera au Sud des Canaries dans peu de temps on devrait faire de la route assez rapidement et on va arriver avec du vent. Ce n’est jamais simple, faut pas rêver. Les premiers, c’est quand même prise de tête, en plus ils vont arriver au près.
 »

À propos du record des 24 heures en solitaire d’Alex Thomson
«  Ah ouais, pas mal. Les records ils vont tomber maintenant avec des vitesses pareilles. La génération future, avec des nouveaux bateaux qui seront conçus avec les foils, ils vont faire des moyennes à plus de 22 nœuds. Ils vont côtoyer la vitesse des dépressions dans le Sud. C’est vraiment exponentiel ! Les gros multi, le problème c’est de ne pas aller trop vite, ils vont plus vite que les événements et du coup ils dépassent les événements."

 Les Sargasses, ça l’agace !
« Les sargasses ça commence à bien faire, les sargasses ça m’agace ! Elles se mettent dans les safrans et ça fait des gerbes de flotte, c’est agaçant. C’est marrant parce qu’il y a 4 ans, il y a 2 ans aussi lors de la Barcelona World Race, c’est à la remontée que on en avait et pas du tout lors de la descente. Et cette année c’est encore la même chose, je ne sais pas pour quelle raison. Tout à l’heure il y a une vague qui va dans le cockpit donc tout d’un coup il y en avait partout. Aujourd’hui je pense que on devrait en voir le bout. Dans la quille elles ne se prennent pas trop, c'est surtout dans le haut du safran. On fait avec, et apparemment ça ne m’empêche pas de dormir. »

Grosse chaleur
« On a eu des grosses chaleurs, mais là ça va, on commence à avoir des nuits où on met une petite laine et en sous-vêtements et c’est hyper agréable, par contre en journée ça commence à devenir supportable. Mais il y a des périodes où c’était vraiment insupportable ! Mais moi je le vois bien à la dureté du beurre, c’est un baromètre de température. » 

Finistere Mer Vent, skipper Jean Le Cam (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeFinistere Mer Vent, skipper Jean Le Cam (FRA) au départ du Vendée Globe, aux S

Vacation de 10h avec Jean Le Cam

 
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Pieter Heerema, No Way Back
 “En principe ça sera bon jusqu’au Cap Horn. Seulement quelques fronts à gérer. J’ai hâte de doubler ce cap, car cela va faire 70 jours de mer et il reste beaucoup de route. Cela me fait plaisir de naviguer, mais quelque part, j’en ai marre. Je suis au point Némo. Je cravache, mais il faut préserver le bateau. Il y a du brouillard et je ne vois pas à plus de 150 m devant moi. Un cargo pourrait passer devant que je ne le verrais pas, mais je n’ai vu que 3 ou 4 bateaux sur l’AIS depuis plus ou moins un mois. Je n’ai rien vu dans le Pacifique dans un rayon de 50 milles. C’est vraiment le désert par ici. Depuis la résolution de mes problèmes techniques, je fais tout ce que je peux et cela fonctionne. Je suis deux fois plus rapide qu’avant. Désormais je fais du bateau ce qui me plaît et on fait une bonne traversée du Pacifique.

Sailing aerial images of the IMOCA boat No Way Back, skipper Pieter Heerema (NL),  during training for the Vendee Globe 2016, off Belle Ile in South Brittany, on October 6, 2016 - Photo Jacques Vapillon / No Way BackImages aériennes de No Way Back, skip

 

 
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Yann Eliès, Queguiner-Leucémie Espoir

A propos du record de vitesse sur 24 heures d’Alex Thomson
« J’ai appris ça, ce matin, en me connectant sur le site internet du Vendée Globe, c’est une belle performance. Je suis un peu déçu que ce record ne soit battu que maintenant et seulement de 2 milles alors que ces foilers montrent des performances incroyables, ça met en avant la performance de François, qui, il y a quatre ans avec un bateau classique avait réussi à maintenir une moyenne incroyable de 22 nœuds. Peut-être que les conditions n’ont pas été réunies pour que les foilers battent ce record ou que ces foilers ont été un peu sur la retenue. Ça met en perspective un finish qui va être super indécis jusqu’au bout ! Alex a l’air de pouvoir maintenir des moyennes un petit peu plus élevées qu'Armel donc on va suivre ces 4 derniers jours avec attention. Et j’espère que pour nous les conditions vont s’ouvrir un peu devant aussi pour qu'on n’arrive pas trop tard les premiers. »

Marre des sargasses
« Le croisiériste moyen ne ferait pas attention à ces algues mais nous en tant que figaristes, ça nous énerve, parce que ça s’accroche partout, dans le safran , la dérive. Le profil du safran se retrouve presque un peu abimé par ces algues et du coup le bateau devient incontrôlable dès qu’on charge un petit peu. On est obligés de temps en temps de faire un petit arrêt, de relever le safran, d’évacuer ces algues un peu agaçantes. La zone touchée par l’invasion de ces algues est de plus en plus importante. Je compatis en tant que Breton parce que nous on a eu les algues vertes, j’espère qu'on trouvera une solution pour que ces algues arrêtent d’infecter ces eaux paradisiaques des Antilles."

Objectif 5e !
« Jean-Pierre Dick devant n’arrive pas à partir comme Jérémie, il a buté sur une espèce de front, une zone un peu confuse. Mais il a l’air de conserver un avantage jusqu’au bout sur nous, mais je pense que on va revenir fort jusqu’à une centaine de milles. Mon gros objectif, c’est de finir 5ème, j’aimerais bien. Sixième ce serait presque une déception, c’est un peu paradoxal parce que ce n’est qu’une place de plus. Mais j’espère que c’est ma place, donc c’est celle que je vais viser jusqu’au bout. Ça ne va pas être simple, parce que Jean est un sacré lascar, il ne lâche rien, on va être collés jusqu’au bout. Il va falloir avoir les nerfs solides et puis ne rien lâcher. Evidement l’objectif premier est de finir, c’est bien de se battre pour la 5ème place mais si c’est pour démâter, casser quelque chose, ce n’est pas la peine. Ce qu’il faut, c’est surtout rallier la ligne d’arrivée !"

Coup de fatigue
« Moi c’est pareil que Jean (Le Cam), j’ai eu un gros coup de fatigue après le Pot au Noir, on a beaucoup souffert de la chaleur, on a eu des conditions où il n’y avait pas de vent, et où il fallait être extrêmement réactif et vigilant à la vitesse du bateau. Comme on était super collés et qu’on naviguait à vue, ça a ajouté du stress.  On se la jouait étape de la Solitaire du Figaro. Donc quand derrière on a touché des conditions un peu plus stables et qu'on ne naviguait plus à vue, je pense que tous les deux, on a un peu lâché l’histoire et on a dormi tout ce qu’on pouvait. J’ai retrouvé la forme et on va pouvoir réattaquer sur un rythme un peu plus élevé. »

Collé-serré
« Depuis la Nouvelle-Zélande, on a dû se voir 3 ou 4 fois. On ne s’est jamais quittés à plus de 30 milles, c’est rigolo. C’est vrai que on ne se bat pas comme Alex et Armel pour gagner le Vendée Globe, il y a moins de stress. On a encore 9 jours de mer à faire, c’est sympa de jouer touche-touche comme ça. »

Photo sent from the boat Queguiner - Leucemie Espoir, on January 5th, 2017 - Photo Yann EliesPhoto envoyée depuis le bateau Queguiner - Leucemie Espoir le 5 Janvier 2017 - Photo Yann EliesBientot les Alizés

Vacation de 12h avec Yann Elies

 
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Conrad Colman (Foresight Natural Energy)
« Tout va bien. Aussi bien que possible pour quelqu’un avec 1000 milles de navigation au près devant lui. En fait cela fait du bien d’être ici après les mers du Sud où tout était gris. Nandor a 800 milles d’avance sur moi et se trouve dans un vent différent. Je n’ai aucune possibilité de le rattraper. Quant à Eric (Bellion), il est plus proche. Ma garde-robe est assez limitée maintenant. J’ai trois voiles inutilisables et cela limite mes performances. Eric peut avancer au près ou au reaching avec un solent et un ris, mais moi, j’ai besoin de changer de voile tout le temps. J’ai une voile qui est plus grande que la voile idéale et une autre qui est plus petite que l’idéale. Je suis obligé d’alterner entre les deux. J’étudie les fichiers météo pour trouver le temps qui correspond le mieux à mes capacités. Je trouve que la nouvelle génération d’IMOCA est incroyable et dès mon retour sur terre, je vais tout faire afin de mettre en place un projet pour rejoindre ceux qui disposent d’un bateau volant. »

Photo sent from the boat Foresight Natural Energy, on November 24th, 2016 - Photo Conrad ColmanPhoto envoyée depuis le bateau Foresight Natural Energy le 24 Novembre 2016 - Photo Conrad ColmanPhoto de Foresight Natural Energy sous spi, prise avec un d

 

 
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