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Romain Attanasio au cap Horn

Romain Attanasio (FRA), skipper Famille Mary - Etamine du Lys, before the start of the Vendée Globe 2016, start november 6th 2016, training off Basse Jaune on october  6, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Romain Attan

C’est finalement dans des conditions très maniables que Romain Attanasio a pu passer le cap Horn la nuit dernière, mais le skipper n’a pas vraiment pu profiter de ce passage en Atlantique car si la brise soufflait puissamment côté Pacifique le long de la cordillère des Andes, le vent était plutôt faible entre la pointe extrême de l’Amérique du Sud et l’île des États. D’ailleurs, son prédécesseur Didac Costa (One Planet-One Ocean) qui était passé sept heures plus tôt n’avançait pas très rapidement et les deux solitaires n’étaient plus ce samedi matin qu’à une trentaine de milles l’un de l’autre.

Un Atlantique très pacifique

Le « club des quatre » continue sa remontée un peu laborieuse vers le cap Frio : Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) ne progressaient pas à plus de huit nœuds ce matin alors que Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great America IV) atteignaient tout juste dix nœuds dans un flux contraire de Nord-Nord Est. Et il en était un peu de même pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) qui n’étaient plus respectivement qu’à 430 et 240 milles du cap Frio : ils semblaient être sortis de la zone orageuse mais les vents d’Est-Nord Est qu’ils touchaient étaient particulièrement poussifs. Leur remontée vers l’équateur s’annonce très lente.

Ce qui est aussi le cas pour Nándor Fa (Spirit of Hungary) qui atteint la latitude de Salvador de Bahia avec à peine douze nœuds d’alizé d’Est ! Et il lui reste encore mille milles pour franchir l’équateur… D’ailleurs Louis Burton qui le précède n’arrive pas à se sortir de la nasse du Pot au Noir : cela fait déjà trois jours que Bureau Vallée est ballotté par des vents totalement erratiques au point qu’il a à peine parcouru soixante milles ces dernières 24 heures… La situation est complétement différente à l’approche des Açores où le triumvirat a accroché une dépression : Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a été le premier à en bénéficier grâce à son recalage hier vers l’Ouest, recalage que Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) n’ont effectué que cette nuit. Enfin, Jérémie Beyou (Maître CoQ) s’approche de l’entrée du golfe de Gascogne, mais la brise est aux abonnés absents : les 380 milles qu’ils lui restent à parcourir pour s’adjuger la troisième marche du podium vont être plus que laborieux, pénibles. Surtout avec les problèmes de girouette et de pilote que connaît le Breton ! Son arrivée n’est toujours pas prévue avant lundi midi…

 

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