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Vacations : Romain Attanasio à vue avec Didac Costa !

Photo sent from the boat Famille Mary - Etamine du Lys, on January 21st, 2017 - Photo Romain AttanasioPhoto envoyée depuis le bateau Famille Mary - Etamine du Lys le 21 Janvier 2017 - Photo Romain Attanasio

Romain Attanasio, Famille Mary - Etamine du Lys
"C’est rigolo parce qu’au dernier pointage Didac (Costa) était devant. Ce matin il y avait un ciel d’enfer donc je suis sorti faire des photos et il était juste là. Je l’ai appelé à la VHF et nous avons discuté. Ça fait trois semaines que je lui cours après. J’ai fait quelques images. J’ai envoyé un film tout à l’heure. Nous nous sommes donnés des nouvelles de nos bateaux. Ça m’embête quand même d’avoir un autre bateau à côté car pour faire sa trajectoire c’est toujours difficile. Je voulais abattre un peu mais je ne peux pas car il est juste sous mon vent. C’est quand même sympa d’avoir un concurrent à côté. Le dernier que j’ai vu c’était CommeUnSeulHomme (Eric Bellion). Le bateau marche bien dans la brise au reaching. Souvent ça molli par devant donc je revenais mais il traversait mieux ces zones que moi car je n’ai pas de code 0 ou de J1. Depuis j’ai fait ma route, ce qu’il me semblait bien. Je suis revenu sur lui et on a maintenant Rich Wilson en ligne de mire."

Vacation de 10h avec Romain Attanasio

 
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"Cette nuit c'était chaud dans la dépression. Nous avons passé 24h difficiles au reaching, un peu sous l’eau. L’eau est plus chaude. Quand j’éponge le pont du bateau je n’ai plus froid aux mains. Nous avons franchi un palier. Les dernières 24h c’était vraiment fort. On avait 40 noeuds de vent. Je n’ai pas d’aérien mais je pense qu’il y avait ça. On s’est rendu compte que les dépressions sont souvent plus fortes que sur le fichier donc je me méfie un peu. Nous arrivons dans des bulles qu’il faut traverser avant de récupérer les alizés d’Est. Il y aura trois ou quatre zones à traverser dans des conditions aléatoires. Ça va être un peu difficile. Le ciel est très chargé, avec de gros nuages noirs. J’ai encore un ris dans la grand-voile. Ça reste un peu compliqué pour les trois ou quatre prochains jours. Il faudra manger notre pain noir. Les autres, devant, vont récupérer l’alizé et vont réussir à partir. Même si on est bien revenus sur eux, ils devraient décoller pendant qu’on bataille."

 

Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) :

Le match avec Arnaud Boissières : une histoire d’amitié
« Cette confrontation est très sympa car elle m’oblige à naviguer de manière performante, à me remettre en question, à progresser. C’est un beau challenge. Nos bateaux sont quasiment identiques, ils ont tous les deux été construits en Nouvelle-Zélande en 2007, le mien pour Loïck Peyron et celui d’Arnaud pour Jean-Pierre Dick. Puis ils sont passés entre les mains de différentes personnes, le mien a été optimisé par Jean Le Cam en 2012-2013, mais ils restent très proches et ça rend la bagarre très intéressante. Je reste concentré, piqué à vif par cette confrontation. Arnaud représente un bon lièvre pour moi pour sortir de cet Atlantique Sud et pour faire route vers la maison !
Nous échangeons beaucoup avec Arnaud, nous parlons de nos vies de famille, de la suite de nos projets respectifs. Nous avons tous les deux envie de continuer en IMOCA, d’ailleurs on se voit bien faire le Vendée Globe 2020 ! On s’échange de bons conseils sur la façon de gérer les choses. On devient franchement copains.
»

Bientôt sur l’autoroute du Nord
« Je ne suis pas encore dans les alizés. J’ai choisi de faire route en bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène, au prix de quelques heures de temps mou. J’ai viré de bord hier soir, je fais route au 350, quasiment plein Nord à faible allure. Le vent va progressivement revenir. Demain matin je serai vraiment dans les alizés, l’autoroute du Nord pendant 3000 milles jusqu’à l’anticyclone des Açores. Le temps est magnifique, je suis torse nu en short, les couchers de soleil sont incroyables, le matin c’est cosmique, la nuit le ciel est cristallin : c’est à pleurer tellement c’est beau. »

« Sur une base de 97 jours »
« Je ne suis évidemment pas arrivé sur le Vendée Globe en me disant qu’il fallait soit le gagner soit terminer sur le podium, mais j’avais pour ambition de faire un temps correct. Je ne vais pas atteindre cet objectif, je suis plutôt sur une base de 97 jours. Au total, j’ai quasiment été arrêté une semaine à cause de la météo. Mais je suis tellement heureux de me dire que je suis encore en course, en 12e position. Si c’était à refaire, je pense que je serais un peu moins prudent dans le Sud. C’est important de savoir naviguer à son niveau, comme on sent les choses. »
 

Sébastien Destremau, TechnoFirst-faceOcean

Un dernier instant dans le grand Sud
"Je voulais vous montrer ce qui se passe dehors. Ces images du Sud sont les dernières de ce huitième Vendée Globe, il n’y en aura pas d’autres. Je voulais vous les offrir car demain on va passer le cap Horn et ça sera terminé. Je suis le seul dans le Pacifique. Ces images portent, pour moi, une certaine émotion."

"Pour l’instant ce n’est pas très fort, on a 25-28 nœuds. On est à 500 milles du cap Horn. Le vent va monter jusqu’à 40 voire 50 nœuds. C’est un peu chaud. Heureusement la mer ne sera pas très forte. Ce qui m’inquiète toujours c’est la mer, pas tellement le vent. Au pire je réduis la toile. Les vagues ne seront pas trop hautes, 6 à 8 mètres donc ça ira. Pour l’instant c’est assez serein, tranquille. Je marche bien, entre 15 et 20 nœuds. Parfois le bateau est bien équilibré, parfois non." 

Pas de regrets
"Je ne regrette pas mon arrêt en Tasmanie même s'il m’a coûté beaucoup de temps et c’était dur de repartir. À 100m du rivage t’as envie d’aller boire un verre. Je n’ai pas trouvé de problème dans le gréement. Je continue avec une véritable sérénité. Si ça casse, c’est la vie." 

On s'habitue à tout
"C’est dingue, on s’habitue à tout : à la difficulté, à l’isolement, au vent. C’est marrant car maintenant j’affronte des vents de 45 nœuds sans trop broncher. Il y a deux mois, je n’aurais pas fait face à 50 nœuds avec ce bateau. A ce rythme je risque bientôt de m’ennuyer dans 25 nœuds (rires) !"

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