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Louis Burton à 48 heures du but

Louis Burton (FRA), skipper Bureau Vallee, training solo prior to the Vendee Globe on September 13th, 2016 - Photo Stephane Maillard / Bureau Vallee  Louis Burton (FRA), skipper Bureau Vallee, en entrainement en solitaire avant le depart du Vendee Globe

Quatre en Atlantique Nord, huit en Atlantique Sud… et plutôt paisible cette nuit. Environ 350 milles dans l’Ouest du cap Finisterre, Louis Burton navigue en avant d’une belle dépression. Le skipper de Bureau Vallée, 7e, est le prochain attendu sur la ligne d'arrivée des Sables d'Olonne qu’il devrait franchir dans la nuit de mercredi à jeudi, en un peu plus de 87 jours de course. Louis a couvert 349 milles ces dernières 24 heures, meilleur score de la flotte. Environ 1500 milles derrière lui, au beau milieu de l’Atlantique Nord, Nandor Fa (Spirit of Hungary, 8e) reprend un peu de vitesse en poursuivant son grand tour de l’anticyclone des Açores, tour qui devrait lui permettre également d’éviter une grosse dépression dans les 48 heures. Tout va bien également pour Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 9e), 700 milles dans le Sud-Ouest du Cap Vert : ne manquez pas sa dernière vidéo où il exprime tout son bonheur d’avoir recoupé sa trajectoire de l’aller. Eric a désormais 300 milles d’avance sur Conrad Colman (Foresight Natural Energy, 10e), quatrième des bateaux de l’Atlantique Nord.

Dans l’autre hémisphère, 500 milles au Sud de l’équateur, Arnaud Boissières (La Mie Câline, 11e) emmène la flotte des huit skippers qui naviguent en Atlantique Sud. Arnaud a 150 milles d’avance sur son plus proche poursuivant, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e), lequel craint d'être un peu court en vivres. Au large de Recife (Brésil), © Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée GlobeArnaud Boissières passera aujourd’hui sous la barre des 3500 milles restant à parcourir avant l’arrivée aux Sables d’Olonne et ne devrait plus être rejoint par ses anciens camarades du « groupe des quatre », tant les distances se sont étirées dans le peloton. Arnaud Boissières a aussi désormais plus de 660 milles d’avance sur l’Américain Rich Wilson (Great American IV, 14e) et près de 450 milles sur le jeune Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e). En outre, l’alizé d’Est est plus stable et les écarts se creusent en faveur des bateaux les plus Nord dans cet hémisphère Sud. Arnaud Boissières a ainsi couvert 310 milles ces dernières 24 heures, contre 230 pour Rich Wilson. Il a également avalé deux fois plus de distance que le bateau qui le précède mené par Conrad Colman, Foresight Natural Energy. Ce qui est logique puisque le Kiwi, lui, ne dispose pas de toutes ses voiles et a surtout été logiquement freiné par le Pot au Noir.

C’est toujours longuet en revanche pour l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) et le Français Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e), encalminés par 27 degrés Sud, 230 milles sous la latitude de Rio de Janeiro. Les zones de hautes pressions – donc pas de vent – héritées de l’anticyclone de Sainte-Hélène sont terribles avec eux : seulement 110 milles couvert en 24 heures. C’est famélique et il faut prendre son mal en patience en espérant un couloir de vent enfin favorable pour monter vers le Nord. Un couloir favorable, c'est exactement ce dont rêve aussi Pieter Heerema (No Way Back, 17e). Le Hollandais est sorti des Quarantièmes Rugissants et navigue à 8 nœuds ce matin, mais il est tout de même encore 560 milles derrière Didac Costa  et Romain Attanasio. Dernier concurrent à naviguer sous les latitudes australes, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean, 18e) évolue 70 milles dans le sud des Malouines, dans un flux d’Ouest d’une vingtaine de nœuds. Au pointage de 5h ce mardi matin 31 janvier, à la fin du 86e jour de course, il lui reste 6750 milles à couvrir pour boucler son tour du monde.

BM / M&M

 

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