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Vacations : Alan Roura "Physiquement et moralement c'est le plus dur de ce tour du monde"

ALAN ROURA La Fabrique à bord
© Alan Roura - La Fabrique / Vendée Globe

© Arnaud Boissières - La Mie Câline / Vendée GlobeArnaud Boissières, La Mie Câline
"Les alizés sont toniques. D’habitude tu pars des Canaries pour aller aux Antilles. Là c’est du Sud vers le Nord donc on est de travers avec pas mal de mer. Ça devrait se calmer dans la journée mais j’ai 33 nœuds et 3 ou 4 mètres de vagues. Je suis comme un animal dans son terrier. A quatre pattes, à tenter de faire à manger, de faire avancer le bateau, à sauver les poissons volants qui atterrissent sur le bateau. Voilà mon quotidien. Ce n’est pas désagréable mais ça bouge à bord." 

"Des fois le vent molli un peu. C’est un peu perturbant car le vent va de 18 à 33 nœuds. Je ne peux pas trop dormir car il faut rester attentif. C’est bien quand il y a 22 ou 23 nœuds. Depuis ce matin c’est un peu tonique. Je dors par petites tranches. Dans 24 heures ça ira mieux. Le bateau en prend plein la gueule. Le pauvre, qui a déjà parcouru beaucoup de milles, donc c’est stressant."

"C’était un peu compliqué hier. J’ai abattu en grand pour checker un peu tout, mais tu ne peux pas aller sur le pont tellement il y a d’embruns. J’ai croisé un gros bateau de pêche qui n’avait pas d’AIS donc j’ai aussi mis le radar en route. J’avais juste un tuyau de ballast fissuré. Je ferai le tour du propriétaire demain quand j’aurai de meilleures conditions. Je suis assez admiratif du bateau qui tient le choc même s’il en prend plein la gueule."

"Avec Fabrice on s’est pas mal écrit hier. La météo est changeante. Je pense qu’on bat des records de lenteur. Je vais approcher du temps de mon premier Vendée Globe. On fait vraiment le tour de la paroisse en contournant l’archipel des Açores.  Le gain pour se rapprocher des Sables est faible en ce moment. Des fois tu te dis que le scénario météo ne nous est pas toujours favorable, pour rester poli." 

"C’est possible que j’arrive entre le 15 et le 16 Février. J’en saurai plus mardi. Là, le bateau va plutôt vite donc c’est sympa. J’avais choqué la grand-voile le temps de l’appel donc je vais aller la remonter. Je vais me faire un petit café et j’irai le boire en terrasse avec le Canard Enchainé du 28 Septembre, tout en admirant le paysage et les poissons volants qui ricochent entre les vagues."

Photo sent from the boat La Mie Caline, on January 23rd, 2017 - Photo Arnaud BoissieresPhoto envoyée depuis le bateau La Mie Caline le 23 Janvier 2017 - Photo Arnaud BoissieresHello bon debut de semaine a tousa bord le dimanche s est termine par un c

Vacation de 12h avec Arnaud Boissières

 
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Alan Roura, La Fabrique
"Pour l’arrivée, ça dépend de la météo mais je bien ça dans 13 jours. Avec les conditions qu’on a, je peux te dire qu’on compte les jours. Les alizés sont en moyenne entre 20 et 25 nœuds. Mais c’est surtout la mer qui est ignoble. J’ai traversé l’Atlantique plusieurs fois et je n’ai jamais vu une mer aussi montée, si croisée, grosse, courte. C’est une horreur. En plus le vent tourne pas mal, il y a des grains. C’est dur d’avoir une vitesse constante." 

"Physiquement et moralement ça doit être le plus dur de ce tour du monde. On se disait que l’Indien c’était le plus dur. Donc tu en sors, t’es content, et finalement tu te rends compte que le Pacifique est plus dur que l’Indien. Et l’Atlantique tu te dis que ça y est, c’est les vacances, chaleur, bonheur, tipunch. Eh ben non. C’est quand même con. Ça sera compliqué jusqu’au bout. Il faut ménager le bateau. C’est un gros stress car si il y a un truc qui merde on a encore une longue route. On va arriver sans soucis, mais il ne faut pas péter un mât là. Ça fait 90 jours qu’on est sur l’eau donc le bateau souffre, et nous aussi. Je suis un peu plus lent à la détente." 

"Je ne vais sur le pont que quand j'y suis obligé. Dehors c’est vraiment la cata, donc c’est intenable. ça tape ça secoue. C’est très compliqué de dormir. Ce n’est pas agréable. Je regarde la météo et je compte les milles. Le temps est très long en ce moment. Le matin j’essaye de me faire un petit café mais ce n’est pas évident. J’en fous plus dans le fond du bateau que dans la tasse. C’est encore plus compliqué de manger. T’as l’impression que tu vas t’ouvrir la bouche en deux avec la fourchette. Quand je fais chauffer de l’eau je suis obligé de tenir ma cuisinière.  J’ai l’impression que tout va péter. Au moins on aura eu un vrai Vendée du début à la fin. On pourra rentrer le tête haute."

"L’arrivée c’est ce qui nous fait tenir et qui nous fait nous conduire en bon marins. Il faut mettre la course entre parenthèses. Les classements sont plus ou moins faits. Tout le monde reste assez intelligent. La grande boucle est plus longue que prévue. On va faire au mieux. "

Photo sent from the boat La Fabrique, on January 31st, 2017 - Photo Alan RouraPhoto envoyée depuis le bateau La Fabrique le 31 Janvier 2017 - Photo Alan Roura

Vacation de 12h avec Alan Roura

 
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© Conrad Colman (DR)Conrad Colman, Foresight Natural Energy
"Je suis au portant donc je ne peux pas me plaindre. Ça cognait pas mal ces derniers jours. Actuellement je glisse bien, je gite peu. Aujourd’hui j’ai une barrière de nuages assez marquée. Derrière moi le ciel est gris. Pour la suite c’est un peu compliqué. Il y a une dépression avec deux visages. Elle va me porter en travers jusque vers le cap Finisterre donc je vais faire des milles rapidement. Mais le problème c’est qu’elle va mettre son clignotant à droite et buter contre le cap. C’est compliqué car j’aurai alors du vent de face. C’est assez énervant." 

"C’est bien d’avoir passé le secteur chaud. C’est revitalisant. J’ai pris une bonne dose de soleil et j’ai tout fait sécher. Je suis prêt à affronter une semaine de folie. Au lieu de m’arracher les cheveux en regardant les options, j’ai préféré les couper. "

Photo sent from the boat Foresight Natural Energy, on January 30th, 2017 - Photo Conrad ColmanPhoto envoyée depuis le bateau Foresight Natural Energy le 30 Janvier 2017 - Photo Conrad ColmanDressed for winter

Vacation de 12h avec Conrad Colman

 
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© Guillaume Daumail / M&MNandor Fa, Spirit of Hungary
"Je vais vite, j’ai de bonnes conditions avec du vent fort. Il me reste moins de 1000 milles avant les Sables donc je suis motivé. Les jours précédents ont été plus compliqués. Les conditions n’étaient pas comparables à ce que les fichiers annonçaient. C’était très fatiguant car il faut être attentif et manœuvrer tout le temps. Chaque mille parcouru dans cette course demande beaucoup d’efforts." 

"Je vais essayer de rester le plus Sud possible. Pour le moment j’ai 42 nœuds de vent en avant de la dépression et j’avance à 25 nœuds. Je vais changer ma voile d’avant pour passer sous J3 car je vais rencontrer des conditions fortes avec 40/45 noeuds."

"Le bateau montre des signes de fatigue surtout dans les voiles, mais le mât tient le coup. Je croise les doigts car les bouts sont usés, un peu comme moi. Il est temps que ça se termine. Je vais essayer d’arriver le plus vite possible. Je me suis reposé une heure ou deux dans mon pouf mais j’essaye de ne pas trop dormir pour tout garder sous contrôle. En revanche je mange bien." 

"J’ai hâte d’avoir mes filles dans mes bras, ainsi que ma femme et tous mes amis. Je ne sais pas ce que je vais manger mais je veux bien un vin de Provence, ou un vin hongrois, voire un bordeaux. Encore 920 milles à parcourir. Soyez patients! J’arrive!"

Photo sent from the boat Spirit of Hungary, on January 12th, 2017 - Photo Nandor FaPhoto envoyée depuis le bateau Spirit of Hungary le 12 Janvier 2017 - Photo Nandor Fa

 

 
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