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Final musclé pour Nandor Fa et Eric Bellion

Photo sent from the boat Spirit of Hungary, on January 12th, 2017 - Photo Nandor FaPhoto envoyée depuis le bateau Spirit of Hungary le 12 Janvier 2017 - Photo Nandor Fa

Le Hongrois Nandor Fa n’a plus que 400 milles à couvrir pour ramener son Spirit of Hungary à bon port. Il évolue actuellement dans le Nord du cap Finisterre, dans une mer formée avec des vagues de 4 à 6 mètres et un vent de secteur Ouest qui va tourner au Nord-Ouest ce matin en fraichissant à 25 nœuds. Nandor devra donc être prudent pour franchir sans encombre ce dernier obstacle qu’est le golfe de Gascogne. Il est probable qu’il se présente demain matin devant Les Sables (chenal accessible de 11h30 à 18h) pour y prendre une méritante et méritée 8e place.
Ceci dit, Nandor Fa devrait rester en avant du nouveau train de dépressions de l’Atlantique Nord, du gros temps qui concerne d’avantage Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 9e) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy, 10e). Eric navigue ce matin 240 milles dans le Sud-Ouest des Açores et Conrad est 280 milles derrière lui. Leur route théorique coupe la partie Sud du front très actif qui lève déjà une mer grosse et promet des vents à 35/40 nœuds pour deux à trois jours quand Eric Bellion sera en approche du cap Finisterre, un endroit pas vraiment réputé pour son hospitalité dans ce genre de conditions. Eric devra-t-il lever le pied pour tenter de se glisser entre deux dépressions ? Le problème est qu’il y a beaucoup d’air prévu à peu près en permanence des Açores aux Sables d’Olonne, cette semaine. L’arrivée va décidément se mériter, avec une délivrance promise à Eric pour ce week-end et Conrad une quarantaine d’heures plus tard. Encore qu’il faille estimer cela avec beaucoup de prudence car si le Français choisit de ralentir, même handicapé par trois voiles en moins le Néo-Zélandais pourrait recoller un peu. Tous deux sont déjà dans de la mer formée ce matin et le vent ne va faire que se renforcer pour eux.

Didac Costa et Romain Attanasio ont franchi l’équateur

A la latitude de Dakar, Arnaud Boissières (La Mie Câline, 11e) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut, 12e) auraient plutôt le souci inverse : ils naviguent encore dans du Nord-Est de 15 à 20 nœuds mais les restes de l’anticyclone des Açores matérialisés par une zone de vents faibles se dressent devant leur route. A tel point qu’ils pourraient incurver leur trajectoire vers l’Est, afin de garder de la pression et tenter une route bien plus proche du continent Européen que celle empruntée par les trois bateaux qui les précèdent. A suivre. Environ 550 milles derrière eux, le jeune Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e) évolue lui dans un alizé encore puissant et de la mer au milieu de l’Atlantique, à la latitude du Cap Vert. Lui semble avoir encore deux possibilités de route : soit par l’Ouest soit par l’Est de l’anticyclone des Açores. Mais il est encore à 2600 milles de l’arrivée et les choses ont largement le temps d’évoluer. Un peu plus de 800 milles derrière Alan Roura, l’Américain Rich Wilson (Great American IV, 14e) sort tranquillement d’un Pot au noir peu actif et n’a pas fait mystère qu’il n’était pas à une semaine près pour arriver, sa priorité étant… « d’arriver sain et sauf » justement, selon ses propres termes.
Didac Costa (One Planet One Ocean, 15e) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys, 16e) peuvent-ils encore espérer revenir sur Rich ? L’Américain dispose encore d’un matelas de 170 milles d’avance sur Didac Costa en termes de distance au but, mais pour eux la route est encore longue de « deux à trois semaines de mer » et tout est donc encore possible. Didac et Romain doivent surtout se réjouir ce matin d’être de retour dans l’hémisphère Nord. L’Espagnol a coupé l’équateur à 4h07 heure française ce matin, le Français l’a imité une heure et deux minutes plus tard, à 5h09. Leur sympathique duel reste le plus rapproché de toute la flotte. On notera que Didac et Romain, tous deux retardés par d’importantes avaries en début de course, ont franchi la ligne de démarcation des hémisphères en 92 jours, exactement un mois après le vainqueur Armel Le Cléac’h qui avait passé cette marque le 7 janvier dernier. Ce matin, il n’y a donc plus que deux bateaux encore dans l’Atlantique Sud : le No Way Back de Pieter Heerema (17e) qui marche bien à 14 nœuds, environ 450 milles au large de la corne du Brésil, et le Technofirst-FaceOcean de Sébastien Destremau. Celui-ci ferme la marche par 35 degrés Sud. Il lui reste un peu plus de 5000 milles à couvrir avant son arrivée aux Sables d’Olonne, d’ici plus ou moins un mois.
Bruno Ménard / M&M

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