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Retour sur la conférence de presse de Rich Wilson

Podium during Finish arrival of Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 21st, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 21 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPP
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe

© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeConférence de presse de Rich Wilson
"La course était vraiment dure. Le Vendée Globe est le plus grand évènement sportif au monde. Le Superbowl c’est 1h d’action et nous, nous faisons le tour du monde. J’espère que de plus en plus en monde vont s’y intéresser. Le soutien des français est exceptionnel."

5ème meilleure trace
"Si j’ai fait les même milles qu’Armel, pourquoi il est arrivé ici il y a un mois? (rire)
Par rapport à la dernière fois, je pense que le bateau était plus puissant mais il a aussi des ballasts plus simples. Chaque jours j’ai noté combien de tours je faisais avec la grinder et en moyenne c’était 1200 et 3000 des fois. C’est dur pour les muscles."

 

"Je ne suis pas certain que tous mes choix ont été bons. J’ai fait quelques erreurs dans le Sud. J’avais l’impression de rentrer dans toutes les zones sans vent J’ai fait une vidéo à un moment pour montrer que je trouvais en rond. J’ai fait des milles en trop donc je suis surpris d’en avoir parcouru si peu."

"Je ne comprenais pas comment les autres pouvaient aller si vite. J’avais tout le temps peurà ma vitesse. Je ne comprends pas comment les leaders peuvent si rapidement et supporter un tel stress. C’était frustrant car même quand j’essayais de passer outre ma façon de naviguer très conservatrice, je n’arrivais pas à les suivre. J’aurais bien aimé prendre des leçons avec Armel ou Jean le Cam."

"Quand j’ai reçu le bateau, Dominique Wavre m’a demandé si je voulais connaitre la vitesse maximum du bateau. Je ne voulais pas m’effrayer mais il l’a écrit sur un bout de papier. Je me disais que si je voyais un 3 dans la colonne des dizaines j’allais aller pleurer sous la table à carte. Sur le papier c’était écrit 35,7 nœuds. Un soir lors de la descente de l’Atlantique, j’ai pris 31,3 nœuds. Deux semaines après j’ai atteint, 32 nœuds mais je ne sais pas quand c’est arrivé. Brian Thompson disait qu’on atteignait les vitesses les plus élevées sous pilote automatique car il ne ressent pas la peur."

"Je ne me suis pas blessé durant la course. J’ai aussi bien mangé mais c’était compliqué de dormir. Ces bateaux sont violents, on peut rapidement se blesser si on ne s’accroche pas. J’avais toujours un endroit pour me tenir. J’avais mis du grip pour manche de raquette de tennis. A la fin de la course j’avais des problèmes de pilote donc devais intervenir souvent et je portais un casque pour y aller. Profiter du Vendée Globe. On apprécie de faire de bonnes manœuvre. Le plaisir c’est aussi de voir les étoiles, mais on ne les a pas vues. Le ciel était vraiment gris tout le temps."

"J’ai parlé à la VHF avec un bateau militaire brésilien. Après j’ai vu Eric qui s’est échappé.  Puis plus rien, je n’ai plus revu de bateau après ça. Je pensais être seul au monde."

"Il y a une différence être la solitude et se sentir seul. Les voiles sont gigantesques, et très lourdes. C’est un sacré boulot. J’ai une coach qui ma entrainé mais ce n’était pas suffisant pour naviguer sur ce genre de bateau."

"J’ai créé mon programme éducatif en 1993. On pense que ce genre de programme est basé sur des situations concrètes. Cette année, le site était traduit en  4 langues. Le principe de Site Alive est de connecter les étudiants à la réalité avec l’appui de professeur spécialisés. Nous avions 15 personnes qui écrivaient pour nous. Les gens pouvaient leur poser des questions. Nous avions une experte en géologie lunaire et les gens pouvaient s’adresser à elle directement."

"Je ne pensais pas être une source d’inspiration pour les personnes plus âgées. Mais tant qu’on peut faire des choses, il faut les faire. C’est une obligation. On a beaucoup parlé de mon âge mais Nandor Fa, qui a 63 ans, est arrivé il y a deux semaines. S’il y avait un prix pour le ratio âge/performance, Nandor Fa."

"Je ne fais qu’un avec le bateau. Le bateau n’est rien sans moi et je ne suis rien sans lui, on est une équipe. Il a été très bien préparé avant le départ. J’ai juste eu à faire des petites réparations. Je suis sur que les autres aussi voire même des gros. Je ne voulais pas dire aux autres concurrents que j’avais un problème avec la trinquette. Didac et Romain sont remontés sur moi depuis le cap Horn."

"La communication était très importante durant ce Vendée Globe. J’ai parlé avec beaucoup de skippers par mails. C’est ce qui rend cette course si spéciale."

"Je vais mettre plusieurs mois à me remettre mais je me sens bien."

"Des fois, nous sommes fatigués ou frustrés en mer. On pense que Neptune en a après nous. J’essayais de pleurer pour me sentir mieux, pour réduire toute cette pression. Mais je ne pouvais pas. J’y suis arrivé quand Lauren m’a fait parvenir une photo d’une école en Inde où on voyait des élèves avec des badges du programme de Sites Alive. C’est pour ça que j’ai fait cette aventure."

Podium during Finish arrival of Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 21st, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 21 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPP

Interview au podium de Rich Wilson

 
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