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Retour sur la conférence de presse de Didac Costa

Press conference during Finish arrival of Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 23 Février 2017 - Photo Olivie

Conférence de presse de Didac Costa, One Planet One Ocean

"En faisant le Vendée Globe, je souhaitais juste le terminer, et si possible de faire la course avec les autres."

"Après le départ de la course, je suis allé remplir un ballast et je suis ressorti pour continuer à barrer.  J’ai laissé la vanne ouverte, c’est quelque chose qu’on fait souvent, mais entre temps un tuyau s’est débranché, donc le ballast s’est vidé et la vanne continuait de déverser de l’eau aussi.
Au bout de 30 minutes je suis rentré et j’ai vu le bateau inondé. J’ai coupé la batterie donc j’ai dû rester à la barre."

"Je ne me suis pas posé de question, c’était évident que je devais rentrer au port. Je pensais que mon Vendée Globe était terminé après seulement 30 minutes. On devait attendre que la marée soit haute pour rentrer dans le chenal et tenter de réparer. On est restés à l’entrée du chenal avec mon équipe tout en vidant l’eau avec des seaux. Le moteur était inondé et le générateur aussi. La batterie était presque entièrement sous l’eau. Au ponton, les pompiers sont venus voir ce qui se passait car on s’entendait bien avec eux et l’équipe de Bureau Vallée est venue nous aider à vider l’eau. Les pompiers ont trouvé un spécialiste moteur et les électriciens de l’équipe ont fait demi-tour et sont revenus. Le moteur a redémarré immédiatement. C’était important car sinon avec le sel, il pouvait s’abimer. Ils ont fait un travail exceptionnel. Merci à tous ceux qui sont venus à notre secours. Les pompiers nous ont même amené de la nourriture."

"Quand je suis reparti, je ne voulais pas savoir où étaient les autres bateaux. Ça a été comme ça pendant 10 jours. On sait que les autres sont loin mais on se dit qu’on va faire de notre mieux. Le pire aurait été de ne pas repartir. Je ne partais pas pour la gagne donc ce n’était pas grave de repartir plus tard."

"Les problèmes de voiles peuvent arriver. Le souci c’est que 3 voiles se sont abimées dans la foulée. Au moins je n’avais pas démâté comme certains autres concurrents."

"Arriver avant Romain est une satisfaction supplémentaire. C’était très sympa de régater avec lui. Avec nos vieux bateaux et nos problèmes, on faisait aussi vite qu’on pouvait. On s’est suivis une bonne partie de ce tour du monde. Je suis content de ce qu’on a accompli."

"Naviguer en solitaire est plus difficile que je ne pensais et je suis ravi de l’avoir fait. Il y a beaucoup de sensations lorsqu’on termine le Vendée Globe."

"A part pour les problèmes du départ, je ne me suis jamais inquiété. Je n’ai jamais pensé à abandonner. Avec les voiles, je pensais juste terminer en mode croisière. J’ai juste rencontré des problèmes de pilote automatique à certains moments. Je ne pouvais plus le configurer pendant 4 ou 5h. Les techniciens de Barcelone m’ont expliqué quoi faire et j’ai pu continuer."

"Les leaders ont été impressionnants. Ils ont été très rapides. Cette course demande un niveau très élevé pour être devant. Ils sont très bien préparés. J’ai fait ce que j’ai pu à mon niveau. Je suis fier d’avoir terminé le tour du monde."

"Je ne savais pas à quoi m’attendre pour mon retour en Vendée. Je ne m’attendais pas à voir autant de monde. J’ai été impressionné par le nombre mais aussi par la ferveur."

"J’aimerais beaucoup être ici dans 4 ans mais c’est tellement difficile de monter un projet que je ne peux pas encore dire si ça sera possible. Ce projet qui a duré deux ans touche à sa fin.  Si je reviens c’est pour faire la course. Si je n’ai pas un bateau plus compétitif ça ne servirait à rien."

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