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L'Appel de la Med

Malizia II
© DR

Depuis la Bretagne, traversez le golfe de Gascogne, longez les côtes de la péninsule ibérique, tournez à gauche après le cap Saint-Vincent, franchissez les colonnes d’Hercule et vous y êtes. La Méditerranée ! Jusqu’à présent, faute de grande course dédiée à leur classe, les marins du Vendée Globe ne s’aventuraient que rarement au delà du détroit de Gibraltar. Certains ont goûté à l’unique édition de l’Istanbul Europa Race (2009), d’autres restent fidèles à la Barcelona World Race… tous les quatre ans.

En 2018,  le calendrier sportif incite à venir découvrir la « mer d’entre les terres », pour de multiples raisons.

Monaco Globe Series ouvre le bal

La Méditerranée, bouillonnant vivier de jeunes régatiers talentueux, a toujours été isolée en matière de course au large en solitaire. Quelques marins du Vendée Globe y ont pourtant leur port d’attache : Kito de Pavant (Port Camargue), Sébastien Destremau (Toulon), Jean-Pierre Dick (Nice), et plus récemment Boris Herrmann, dont le bateau Malizia II arbore le pavillon monégasque. Passionné de voile et navigateur éclairé, Pierre Casighari, vice-Président du Yacht Club de Monaco, est l’homme à l’origine du projet Malizia et l’initiateur d’une épreuve inédite vers laquelle vont converger les Imoca au printemps : les Monaco Globe Series. Soit 1400 milles en double entre Monaco, la Corse, les îles Eoliennes et les Baléares (1er-8 juin). 
« Le Yacht Club de Monaco est au coeur du projet », explique Boris Herrmann. « C’est le sponsor principal. Il devient désormais un acteur principal de la classe dans le contexte du Vendée Globe. Le fait de montrer la flotte des Imoca en Méditerranée est naturellement très important pour nous ». Le skipper allemand et Pierre Casighari feront équipe pour disputer cette régate « maison » que les Monégasques souhaitent pérenniser.
 

Le parcours de la Monaco Globe Series © DRPremière raison de venir en Med’ : le sport 
Monaco Globe Series est la première des sept grandes courses inscrites au nouveau championnat Imoca 2018-2020. Huit skippers ont signifié leur participation.  Et ils sont aussi nombreux à se dire intéressés. On peut donc s’attendre à une dizaine de bateaux pavoisant sous le « Rocher ».

Pour inciter les marins à s’ouvrir à ces nouveaux horizons, la classe Imoca a concocté un calendrier sportif intelligent. De mi-mai à mi-juin,  courses en solo et en double vont se succéder comme autant d’occasions de s’entraîner en vue du prochain Vendée Globe. Entre chaque course, des escales propices à l’accueil des partenaires sont prévues.
Des arguments qui ont convaincu Fabrice Amedeo (Newrest - Art et Fenêtres) qui sera de la partie : « Le programme méditerranéen va me permettre de faire des milles en solitaire avec la course de ralliement Douarnenez - Cascais, puis des milles en double avec un co-skipper expérimenté sur la Monaco Globe Series, mais aussi de faire naviguer clients et collaborateurs des entreprises partenaires à Barcelone et à La Ciotat ». 
Mêmes motifs pour Stéphane Le Diraison, en pleine recherche de partenaires, qui a confirmé son intention de participer à cette virée méditerranéenne.

Deuxième raison : un cadre rêvé pour les opérations de relations publiques
Un planning ambitieux de RP attend aussi Paul Meilhat, qui retrouvera son binôme Gwénolé Gahinet à Monaco et Saint-Tropez.  « Ce programme méditerranéen est une vraie belle innovation et il vient à point nommé », précise Elodie Viglino, directrice adjointe de la communication chez SMA. « Les relations publiques sont un des piliers d’activation de notre programme. Pour une fois, nous allons aller à la rencontre de nos clients et collaborateurs montpelliérains, marseillais et niçois, sur leur propre terrain. Nous allons créer des événements tout au long du parcours : Lisbonne puis Montpellier, La Ciotat, Monaco, Cannes. Nous sommes absolument ravis de cette nouvelle dynamique qui tient compte, en plus de l’aspect sportif, du besoin des sponsors. Pour nous, c’est un des moments forts de l’année, en amont de la Route du Rhum ».

© Olivier Blanchet / DPPI / SMATroisième raison : parce que c’est beau
Les parcours de la Monaco Globe Series et de la Giraglia Rolex Cup emmèneront les marins au détour des plus beaux sites de celle que les Romains appelaient Mare Nostrum  (Notre Mer) : Bouches de Bonifacio,  îles éoliennes dont Stromboli, Minorque, cap Corse, baie de Saint-Tropez, golfe de Gênes…  « On a un terrain de jeu attractif : du soleil, du vent, des cailloux partout à virer », confirme Kito de Pavant, prêt à accueillir des équipes en escale technique dans son fief de Port Camargue. « L’eau est chaude et on passe dans des endroits magnifiques appréciés des partenaires.  Sur la Giraglia, c’est aussi l’occasion de montrer nos bateaux à une catégorie de marins /propriétaires différents, de donner envie »

En prélude de la Barcelona World Race
« L’idée d’aller naviguer en Méditerranée quelques mois avant la prochaine Barcelona World Race faisait sens. Et puis nous considérons que c’est un territoire encore « inexploité » pour les Imoca. Donc, il est important d’y aller », précise Guillaume Evrard, délégué général de la classe Imoca.  En prolongement de cette échappée printanière en Med’, la Barcelona World Race, course autour du monde en double, partira le 12 janvier 2019 de la cité catalane. La formule de ce quatrième opus a de quoi séduire : une escale de 10 jours à Sydney et la possibilité de changer de co-skipper à l’occasion de ce stop australien. Un nouveau format qui permettra, sur chaque bateau, de qualifier potentiellement trois marins pour le Vendée Globe. Une dizaine d’écuries sont déjà candidates.
 

Le programme méditerranéen 2018

  • 9 -13 mai : Douarnenez – Cascais (Portugal) : course en solitaire qualificative pour la Route du Rhum
  • Mai : Escale à La Ciotat
  • 1-8 juin : Monaco Globe Series. Deux journées de runs d’exhibition. Départ de la grande course le 3 juin.
  • 9-13 juin : Escale à Cannes
  • 13 juin : Départ de la Giraglia Rolex Cup (Saint-Tropez/Giraglia/Gênes)
     

 

 

 

 

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