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Ces entreprises qui se relancent

Partners and sponsors area, Initiatives Coeur, in the village of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on October 23rd, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Espace Partenaires et Sponsors, Initiatives Coeur, du village du Vendé

Le Vendée Globe ne s’élancera que le 8 novembre 2020 mais pour certaines sociétés, cela ne faisait pas de doute qu’elles en seraient de nouveau. Agréablement surprises par l’événement, elles n’imaginaient pas forcément l’engouement populaire et l’impact que l’épreuve pouvait générer. En interne, auprès de leurs salariés, comme en externe, auprès de leurs partenaires et clients. Et l’important n’est pas forcément la place âprement gagnée par le skipper dont le bateau porte le nom des sponsors. Le gros du travail est fait bien avant.

« C’était notre premier Vendée Globe, et il y a plein de choses que nous n’avons pas faites », sourit avec le recul Samuel Gabory, le directeur d’Etamine du Lys, partenaire à un an du lancement du Vendée Globe 2016 de Romain Attanasio. « Nous étions débutants, nous avons forcément appris. Et nous nous relançons dès à présent avec un projet plus construit.»

Partenariat de long terme

« Nos salariés ressentent une véritable fierté à accompagner un tel défi ; il suscite un grand sentiment d’appartenance », souligne David Giraudeau, directeur général de La Mie Câline. Son enseigne repart pour quatre années aux côtés d’Arnaud Boissières, suite au partenariat initié lors d’une rencontre en 2015. «Le Vendée Globe nous apporte une visibilité importante avec 42 millions de consommateurs. Il suscite de la curiosité chez des gens qui ne connaissent pas notre marque », reprend-il. « Le partenariat avec Arnaud nous a permis de doubler le nombre de fois où nous étions cités dans les médias. Et ce type de projet ne peut que s’inscrire dans la durée. Car le Vendée Globe, c’est bien plus qu’une course, c’est un vrai partenariat sur le long terme. »

Des entreprises peu familières du sponsoring sportif ou du moins peu versées dans la voile se sont ainsi jetées dans le grand bain du Vendée Globe. Elles en reviennent conquises par la dimension prise par le tour du monde sans escales sans assistance. « Comme le disait Romain, le Vendée Globe, c’est un problème tous les jours… le jour où il n’y en a pas, on se pose des questions. Le milieu de l’entreprise, c’est un peu ça », abonde Samuel Gabory. « Le skipper trouve d’autres mots pour l’aventure au quotidien qu’est aussi la vie d’une entreprise. Tout le monde se fatigue parfois du discours du patron. Avec la référence au Vendée Globe, je crois que nos salariés deviennent plus réceptifs aux mots d’objectifs, de galères et de réussites. »

Une image différente

Le Vendée Globe, miroir du monde de l’entreprise ? Les organisateurs de la course l’ont compris, qui veulent offrir aux milieux économiques les moyens de se rencontrer. Dans le département tout d’abord : « En tant que société vendéenne, j’avais été sollicité de nombreuses fois », raconte André Liébot, président du groupe qui porte son nom et de K-Line, co-partenaire du bateau Initiatives-Cœur.  « Mais j’avais toujours refusé. C’est Tanguy (de Lamotte, NDLR), en parlant plus des enfants qu’il aidait à sauver que de son propre Vendée Globe, qui m’a convaincu en 2014. »

Le bateau a changé de skipper, Samantha Davies prenant le relais de Tanguy de Lamotte, mais l'objectif reste le même. Et André Liébot de reprendre : « Il est normal que les principales sociétés vendéennes soient intéressées par une course qui donne de la visibilité au département. Tout ce qui le met en valeur nous sert également. L’entreprise augmente sa visibilité vis-à-vis de notre clientèle nationale qui, grâce au Vendée Globe, a une image différente de nous. »

« Nous avons changé de braquet »

Des entreprises vendéennes se mobilisent, mais pas seulement. Newrest, société issue de la Ville Rose, était plus connue pour son engagement dans le football toulousain. Il a fallu un journaliste-marin averti, Fabrice Amedeo, pour que se matérialise l’entente avec Olivier Sadran, le fondateur du groupe de services interentreprises autour de la restauration. De fil en aiguille, Newrest - 30 800 collaborateurs dans 49 pays - est devenue un co-partenaire titre et le sera de nouveau pour la prochaine édition.

« Pour 2016, nous avions d’abord un objectif de communication interne. Nous faire connaître auprès du grand public venait en second plan même si l’émergence de cette notoriété spontanée était bonne à prendre  », se souvient Matthieu Jeandel, le vice-président finances de Newrest qui relate : « Ce qui nous a surpris positivement, ce sont les retombées via le canal de communication du skipper. Il y a eu énormément de flux à travers son blog, son compte facebook etc. On ne l’avait pas du tout anticipé. Ça, c’était très positif. »

Les lignes ont donc bougé pour cette deuxième participation. « Nous avons changé de braquet », souligne Matthieu Jeandel. « Fabrice s’est fixé des objectifs sportifs plus élevés, notre engagement financier est plus lourd. En interne, des personnes de notre cellule communication et marketing travaillent à animer le projet. L’environnement aussi est plus exigeant. Ce qui était un galop d’essai sur le Vendée Globe précédent ne l’est plus. »

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