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Sponsoring : ils ont choisi leur skipper

PRB, skipper Vincent Riou (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobePRB, skipper Vincent Riou (FRA) au départ du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne le 6 Novembre

« Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur un processus de sélection d’une grande fiabilité qui nous permet de prendre nos décisions dans une certaine sérénité… » Jean-Bernard Le Boucher, directeur des activités mer du groupe MACIF, sait combien la mutuelle et ses filiales doivent au programme skipper MACIF qui fonctionne depuis maintenant dix ans. « En mettant en place cette filière, nous avons permis à de jeunes sportifs de confirmer leur talent et de prendre une autre dimension. Ensuite, la décision de partir sur des projets plus ambitieux dépend vraiment des opportunités. »

Quand le groupe mutualiste sélectionne François Gabart pour devenir leur skipper dans le circuit Figaro, rien n’est encore écrit, même si tous savent que le marin a des ambitions. « Dans ce cas précis, le projet s’est construit à deux. Nous sentions le besoin de changer d’échelle dans notre stratégie de communication et François a vite su nous convaincre qu’il était la bonne personne. Partir sur un Vendée Globe n’est jamais anodin, il faut vraiment qu’il y ait une adéquation forte entre le projet du marin et celui de l’entreprise. Pour nous, le fait d’avoir vu François à l’œuvre sur le circuit Figaro était quand même un gage de sécurité. On savait avec qui on s’engageait… »

Capital sympathie

Accorder de but en blanc sa confiance à un marin n’est pas l’exercice le plus facile. Bien souvent, les réseaux de connaissance, l’intuition prennent une part importante dans la décision d’accompagner un skipper autour du monde. L’entreprise Maître CoQ, après avoir soutenu Jérémie Beyou pendant huit ans, avait passé la main. Mais à l’occasion des 50 ans de l’entreprise, le Vendée Globe est vite apparu comme un des moyens les plus pertinents de renforcer la notoriété de la marque tout en misant sur le capital sympathie lié au skipper qui en portera les couleurs.

C’est finalement le Rochelais Yannick Bestaven, candidat malheureux en 2008 (il avait démâté après moins de quarante-huit heures de course) qui a remporté la timbale. « Pour cette nouvelle campagne, l’entreprise avait décidé de procéder à une sorte d’appel à candidatures. Rentrait en ligne de compte, le curriculum vitae du navigateur, la faisabilité et les ambitions du projet, sans oublier les aspects financiers… » Ce qui a fait la différence ? « Plusieurs choses : déjà, le fait de posséder un bateau, d’être opérationnel immédiatement. Et puis, je crois que mon profil d’entrepreneur – il a créé la société Watt & Sea qui fabrique les hydrogénérateurs de la plupart des bateaux du Vendée Globe – a pesé dans la balance. Mon expérience de chef d’entreprise m’a aussi permis de proposer un budget très travaillé avec des échéances jusqu’en 2021, ce qui était rassurant. Enfin il faut qu’il y ait une sorte de complicité entre le marin et son partenaire pour bâtir un projet qui dure. Dans ce cas précis, les dirigeants de Maitre CoQ sont venus plusieurs fois à La Rochelle, ils ont pu visiter le bateau, voir le cadre dans lequel j’évoluais, des liens se sont noués. »

Du bon usage de la transmission

Au sein de PRB, on a, semble t-il trouvé la recette miracle. Chez le seul sponsor qui peut se targuer d’avoir remporté par deux fois le précieux tour du monde avec deux skippers différents, on a décidé de faire confiance aux jugements des marins. En 1996, quand Isabelle Autissier décide de passer la main, Jean-Jacques Laurent, le PDG, lui demande de sélectionner celui qu’elle jugerait le plus apte à porter les couleurs de l’entreprise vendéenne. En désignant Michel Desjoyeaux, la navigatrice adoubait un formidable compétiteur qui allait offrir un premier sacre à son partenaire, lors du Vendée Globe 2000-2001. En 2004, Michel Desjoyeaux étant parti tenter l’aventure en multicoque, c’est lui qui propose la candidature de Vincent Riou avec à la clé, un deuxième titre dans l’escarcelle.

Au sein du groupe MACIF, on s’apprête à renouveler l’aventure déjà vécue huit ans plus tôt avec François Gabart. Jean-Bernard Le Boucher détaille les tenants et aboutissants de cette décision : « Apivia est une de nos filiales qui a besoin d’augmenter significativement son capital de notoriété. Après étude, ils ont choisi d’investir dans la voile. On a pu mesurer avec François Gabart, à quel point s’engager dans le Vendée Globe était pertinent. C’est la course en solitaire la plus connue dans le monde, elle dure longtemps, elle touche un public qui va bien au-delà du cercle des passionnés. A partir du moment où on a décidé d’y aller, il était évident que ce serait un skipper issu de notre filière de promotion. Charlie Dalin s’est trouvé là au bon moment, il avait le profil recherché. Ensuite, c’est une co-construction entre le marin et l’entreprise. Dans le cas présent, tout le monde s’est vite trouvé sur la même longueur d’ondes. Le sponsoring, c’est aussi pour le navigateur, comme pour l’entreprise, savoir profiter des opportunités. Le partenariat entre Apivia et Charlie Dalin part sur des bases solides : on a eu l’occasion d’éprouver la fiabilité de Charlie dans le cadre du programme skipper Macif et le groupe bénéficie déjà de l’expérience d’un Vendée Globe. Ce sont de sacrés atouts. »

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