En bref

Le vaisseau fantôme de Kito de Pavant

Le périple de l'épave de Kito de Pavant

Le 6 décembre 2016, Kito de Pavant, engagé dans le Vendée Globe à bord de Bastide Otio, heurtait violemment un OFNI en plein océan Indien par 44° Sud. Contraint d’abandonner son bateau qui menaçait de couler, le navigateur de Port-Camargue pouvait par chance être récupéré par le Marion Dufresne, le ravitailleur des Terres Australes Antarctiques Françaises qui commençait sa tournée de ravitaillement des bases de Crozet, Kerguelen et Amsterdam.

Le 13 décembre, la balise de détresse de son monocoque cessait d’émettre, signe qu’à priori le bateau avait coulé ou flottait entre deux eaux. Pour Kito de Pavant, l’espoir de retrouver son bateau disparaissait. Mais restait un doute : l’épave n’allait-elle pas constituer un danger pour les navires croisant dans cette zone, notamment les prochains concurrents du Vendée Globe ou du Trophée Jules Verne ?

 

C’est finalement, contre toute attente, sur la côte orientale de Madagascar qu’un plaisancier découvre, deux ans plus tard, en novembre 2018, les restes d’un bateau de course qu’il finit par identifier, après enquête, comme étant potentiellement le bateau de Kito de Pavant. Contacté, le skipper reconnaît formellement certaines pièces qui ne laissent aucun doute. L’épave, après avoir coulé dans les Quarantièmes Rugissants avait donc fini sa course quelque huit cents milles plus au nord, comme si elle avait pu remonter les vents dominants. L’explication la plus plausible est que les débris de Bastide Otio ont dû dériver jusque dans l’ouest des côtes de l’Australie puis qu’ils ont été poussés par le courant jusque dans les alizés de l’océan Indien qui ont accompagné l’épave jusqu’à Madagascar. Et Kito de Pavant de conclure en guise de clin d’œil : « On l’a retrouvé… il y a un peu de boulot mais avec un peu d’organisation, le Vendée Globe 2020 est à notre portée… »

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