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Fastnet : les enjeux et les forces en présence (part2)

Arkéa Paprec sous voile
© Yann Riou - Polaryse / Arkéa-Paprec

Fastnet : les enjeux et forces en présence (part2)

 

Pour ceux qui viendront tester le potentiel de leur nouvelle machine après des mois de préparation et comme pour ceux qui signent leur baptême du feu en IMOCA, cette Rolex Fastnet Race va être l’occasion de prendre ses marques et sans doute, d’affirmer quelques vérités.

 

Leurs grands débuts ou presque

Leur compteur de milles en vue d’une sélection éventuelle va pouvoir enfin se débloquer ou se conforter avant la Transat Jacques Vabre. Les uns parce qu’il leur a fallu un certain temps avant de pouvoir trouver les financements nécessaires, les autres parce que leur calendrier ne peur permettait pas d’être présents avant cet été. Ils sont enfin prêts et voudront prouver qu’ils ont bien leur place au bal des prétendants.

Elles seront trois femmes au départ du Fastnet, une Française et deux Britanniques. A bord de Banque Populaire X, Clarisse Crémer s’apprête à reprendre le flambeau et bénéficiera d’un professeur particulièrement expérimenté en la personne d’Armel Le Cléac’h. Les deux navigatrices britanniques ont déjà bouclé la Bermudes 1000 Race, mais voudront améliorer leur capital. Miranda Merron (Campagne de France) fera équipe avec son compagnon Halvard Mabire sur un parcours qu’elle connaît sur le bout des doigts, tandis que Pipa Hare (Pip Hare Ocean Racing) fera appel à l’Australien Paul Larsen.

Deux autres marins verront l’opportunité de marquer leurs premiers points en vue d’une éventuelle sélection. Le Britannique Richard Tolkien associé au Norvégien Rune Aasberg (Rosalba) se lancera-t-il dans une nouvelle campagne en vue du Vendée Globe ou vient-il pour le simple plaisir de naviguer en IMOCA ? Réponse, sans doute, à l’issue de la course. Kevin Escoffier (PRB) n’a pas ces hésitations. Il peut enfin disposer de l’ancien monocoque de Vincent Riou à bord duquel Sébastien Simon a pu s’entraîner en attendant la mise à l’eau de son nouveau bolide. Le navigateur malouin sera épaulé pour l’occasion par Nicolas Lunven.

 

Première confrontation des nouvelles générations

Pour la première fois, le Fastnet va permettre un duel entre deux IMOCA conçus pour le Vendée Globe 2020. Entre le Charal de Jérémie Beyou et Christopher Pratt dessiné par le cabinet VPLP et Arkéa Paprec de Sébastien Simon et Vincent Riou imaginé par Juan Kouyoumdjian, il existe certes des cousinages, malgré deux identités très marquées. Si tous les deux ont été conçus en partant du principe que les foils étaient incontournables, Charal marque un tournant plutôt radical avec une carène conçue pour être hors d’eau le plus possible. Arkéa Paprec semble, a priori, moins extrême, privilégiant une certaine polyvalence. Ces premiers 600 milles, s’ils ne constituent pas un juge de paix définitif, vont pouvoir donner un premier aperçu de cette confrontation entre les deux nouveaux prototypes… sans oublier les voiliers des générations précédentes qui semblent avoir connu un regain de jeunesse avec l’ajout des foils.

 

Partie remise

Deux concurrents vont manquer ce rendez-vous du Fastnet et devront attendre la Transat Jacques Vabre pour dévoiler leurs atouts. Pour Charlie Dalin (Apivia), c’est une question de jours, puisque son nouveau monocoque sera mis à l’eau lundi 5 août, quand les premiers IMOCA feront route vers Plymouth et la ligne d’arrivée du Fastnet. Isabelle Joschke (MACSF) avait, quant à elle, prévu de s’aligner au départ de la grande classique britannique, mais des retards de chantiers l’ont amenée à renoncer. Il faudra attendre le mois de septembre pour voir le plan Verdier – VPLP qui fut le précurseur d’une certaine philosophie, équipé de ses foils pour juger de son potentiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

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