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Pierre, Boris et Greta sont dans un bateau

Malizia II
© DR

Certains n’y verront qu’un coup publicitaire, mais c’est méconnaitre l’engagement profond de l’équipe Malizia depuis le début du projet. Au travers de son programme Malizia Ocean Challenge, l’équipe travaille en effet sur deux axes principaux : contribuer à la recherche sur les océans et mettre en place un programme éducatif de sensibilisation des plus jeunes générations.

 

Du matériel de mesure embarqué

Non content d’être un bateau de course, Malizia embarque à son bord du matériel de mesure, grâce à un capteur de données qui permet d’évaluer la teneur en gaz carbonique, la température et la salinité de l’eau. Ces données seront précieuses quand le monocoque ira naviguer dans des régions où la présence de l’activité humaine reste limitée comme les mers du sud, océans Indien et Pacifique. Ces mesures alimenteront une base de données accessible à la communauté scientifique internationale. Dans cette perspective, l’équipe Malizia a signé des partenariats avec plusieurs instituts scientifiques en Allemagne, à Hambourg, Geomar et Kiel. De même, l’équipe a décidé de rejoindre le programme de l’ONU « Sports for Climate Action » qui veille à sensibiliser le grand public à partir de divers exploits sportifs.

 

Être valeur d’exemple

Viser le point zéro de consommation d’énergies fossiles, c’est le défi de l’équipe Malizia. A bord de l’IMOCA, ce sont les panneaux solaires et les hydrogénérateurs qui doivent fournir l’énergie nécessaire à la bonne marche du bateau : instruments électroniques, moyens de communication. Pour cette traversée de l’Atlantique, le moteur (qui fait partie de l’armement de sécurité obligatoire en IMOCA) sera plombé. Seul, un cas d’urgence lié à la sécurité du navire pourra provoquer son utilisation. Embarquer Greta Thunberg, c’est aussi apporter un éclairage nouveau sur les efforts que font les skippers du Vendée Globe pour réduire de manière significative leur impact carbone.

 

Une conviction profonde

Pour cette traversée, c’est le team Malizia qui est à l’initiative. Pierre et Boris ont estimé que le combat de la jeune femme méritait d’être soutenu. En lui offrant gracieusement la possibilité de traverser l’Atlantique sans impact carbone, ils savent que les projecteurs seront braqués sur elle tant le moyen proposé est original. Pour autant, ce ne sera pas forcément une partie de plaisir pour Greta et son père qui l’accompagne dans cette aventure. Vivre à bord d’un IMOCA n’a rien d’une sinécure : l’inconfort est permanent, l’hygiène réduite au strict minimum. Seules concessions à la course au large, l’ajout de matelas confortables dans les bannettes du carré et la pose de petits rideaux pour préserver un peu d’intimité de la jeune femme. Pour le reste, la vie de Greta ressemblera beaucoup au quotidien des skippers du Vendée Globe, même si les hautes vitesses exigées par la course au large ne seront pas au programme.

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