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Dans un an, ils seront dans les mers du Sud

Cali mers du Sud

Ce n’est peut-être pas un hasard si, pour la plupart, les marins du Vendée Globe ont choisi de faire un break complet entre Noël et Jour de l’An. Tous ont bien conscience que l’année 2020 qui se profile ne va pas leur laisser beaucoup de répit. Entre les chantiers de préparation du bateau, les courses d’avant-saison, les inévitables aléas qui ne manqueront pas de jalonner la route qui mène au Vendée Globe, les mois à venir seront particulièrement chargés.

 

Vacances en famille

Romain Attanasio et Sam Davies vont, sans doute, profiter pleinement de cette pause familiale, d’autant plus qu’ils sont tous les deux engagés sur le prochain Vendée Globe. Jusqu’ici, depuis 2008, date de la première participation de Sam, un des deux  restait à terre. Romain en 2008 et 2012, puis Sam en 2016, quand son compagnon décidait de partir à l’assaut du tour du monde. A partir de 2010 et la naissance de leur fils, il leur fallait aussi veiller sur son bien-être tout en gardant un oeil sur ce qu'il se passait dans les mers du Sud. Cette fois-ci, la donne est différente. Du coup, le couple s’est octroyé une pause loin des sollicitations médiatiques : une virée sur une île bretonne, quelques heures en toute intimité, il sera bien temps de remettre le collier dès les premiers jours de 2020.

 

Arnaud Boissières, a délaissé son pied-à-terre sablais pour des retrouvailles avec sa tribu à l’occasion de Noël. C’est bien évidemment à Arcachon, sur les lieux de son enfance qu’il a passé quelques jours : repas en famille, balades au bord du bassin d’Arcachon, de quoi faire le plein de souvenirs pour se remonter le moral dans un an quand il sera dans ce que Titouan Lamazou avait appelé le pays de l’ombre.

 

Pendant les pauses, les travaux continuent

Pour d’autres, Noël fut studieux. Outre-Manche, Pip Hare a mis à profit les congés de Noël pour solliciter quelques amis afin de l’aider de remettre à nu la coque de Superbigou des différents autocollants de partenaires qui ont bien voulu l’accompagner sur les courses de l’année 2019. Le monocoque de la navigatrice britannique se retrouve vierge de toute inscription, l’opportunité pour un sponsor de poser sa marque avant les courses de l’avant-saison 2020.

 

Si pour la grande majorité des marins, la période des fêtes est l’occasion de faire un break, de laisser les équipes techniques se reposer, certains n’ont pas baissé les bras pour autant. Pour le team MACSF, l’objectif est clair : mettre à l’eau le bateau d’Isabelle Joschke le plus rapidement possible pour permettre à la navigatrice de reprendre la mer dès le mois de janvier. La Transat Jacques Vabre, outre la frustration qu’elle a engendrée, n’aura pas permis à Isabelle de faire ses gammes sur son monocoque nouvelle version. Il va donc falloir bouffer du mille au large avant les courses d’avant-saison pour arriver la plus affutée possible.

 

Enfin, certains n’ont pas réussi à décrocher totalement. Nicolas Troussel, dans l’attente de pouvoir disposer de son nouveau monocoque n’a pas hésité à s’embarquer vers les antipodes pour participer à la célèbre course Sydney – Hobart, le pendant du Fastnet dans l’hémisphère Sud. Une manière de se familiariser avec ce qui l’attendra dans un an ?

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