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Rencontre avec Armel Tripon

Armel Tripon (L'Occitane)
© L'Occitane

MON PARCOURS

Né le 11 août 1975
Vit à Nantes
Mes études : « Ce n’est pas avec mes études que je suis allé le plus loin… »
Ma première vie : « J’ai rapidement commencé à travailler dans le milieu du bateau. J’ai enseigné la voile aux Glénans, et découvert toutes les facettes du nautisme au fil du temps ».
Mes premiers bords : « C’était sur un Muscadet, entre le Crouesty et Hoëdic, en 1992. Ce moment est le déclencheur de ma passion. Tout m’a plu : le fait d’être en mer, l’immensité de l’espace environnant, la communion avec la nature, les sensations à la barre et le fait de sentir un bateau vivre sous mes doigts, mes pieds, mes mains. C’est une action concrète, on est en prise avec quelque chose qui fait naître une sensation de liberté incroyable. J’ai rencontré la mer comme d’autres rencontrent la foi ».
Mon envie de course au large : « Le large est arrivé au fur et à mesure, via la course. J’ai d’abord été moniteur de voile aux Glénans, puis mon cercle de navigation s’est élargi : le côtier, la Manche, L’Irlande… et j’ai fini par aller plus loin en course, avec le Figaro et la Mini-Transat ».
Le large est devenu un projet de vie… « La Mini-Transat a été un jalon très important, qui m’a conforté dans l’idée que, sur l’eau, j’étais à ma place. J’étais bien dans ce que je faisais, j’y trouvais l’équilibre, et une raison de vivre ».
L’expérience dont je suis le plus fier : « J’ai du mal avec le mot fierté… Ma victoire, en Mini, a été un marqueur très fort, parce que c’était une course initiatique alors que j’avais finalement très peu d’expérience. J’avais fait des choix rationnels, et cette victoire a provoqué la venue d’un sponsor pour le Figaro, ce qui m’a ouvert les portes de la compétition ».
 

MON VENDEE GLOBE 2020

Mes ambitions : « Terminer le Vendée Globe est une belle ambition ».
Le point faible (hors casse) qui pourrait m’en priver : « Je ne vois pas ».
Mon arme fatale : « J’en ai plein, j’ai plusieurs cordes à mon arc ! (il rit) Comme tous les marins, j’ai plusieurs atouts dans mon jeu, dont un qui est essentiel : j’ai un chouette bateau ! »
Ma réussite serait : « Terminer le Vendée Globe en ayant la sensation d’avoir été au bout de mes convictions et de moi-même. Je ne veux pas rentrer en ayant des regrets ».
J’ai envie de partager… « J’ai envie de partager ce que je vis avec sincérité : on fait un sport aventure qui nous emmène dans des contrées peu explorées. Cela suscite pas mal de rêves chez les gens. Je veux être sincère, mais c’est toujours délicat de tout dire en course. Il faut trouver un juste milieu, au nom de la compétition. Les moments de vie que je partagerai seront justes et vrais, sans livrer à la concurrence mes états d’âme ».
Mes trois mots pour le définir : « Rêve, engagement, immensité ».
Mes trois images qui le résument : « Forcément, les arrivées marquent. J’ai pu y déceler les émotions des marins et du public. L’arrivée de Christophe Auguin, vainqueur en 1997 a eu beaucoup de résonnance. Et puis ces images de grand sud, les paysages de la solitude, les albatros et les vagues énormes. Tout ceci m’attire ».
Les skippers qui m’inspirent : « J’aimais bien ce que dégageait Philippe Poupon et sa manière de gérer une course. Poupon, c’est la sérénité, l’approche méthodique et très personnelle, un peu solitaire dans sa gestion. Il a donné beaucoup d’importance à la navigation, la gestion des phénomènes météo, au placement sur l’eau. Et puis j’aimais beaucoup Laurent Bourgnon également, une autre école ».
Je ne partirais pas autour du monde sans… « Sans livres ! J’emporterai une liseuse, mais j’aime trop le contact du papier pour m’en passer. Ce que j’emporterai ? J’ai encore le temps de choisir ».
Pour l’environnement… « Il n’y a pas de démarche spécifique pour le Vendée Globe : L’Occitane est au soutient de l’association Plastique Odyssée depuis deux ans ».

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DU TAC AU TAC

Ta qualité principale : « L’engagement »
Ton défaut : « Il faut demander à ma femme… Je suis un solitaire ».
Si tu étais un animal : « Un albatros »
Si tu étais un végétal : « Un chêne »
Si tu étais un film : « Les Enfants du Paradis »
Si tu étais une musique : « Le Requiem de Mozart »
Ton livre : « L’usage du Monde » Le récit de voyage de Nicolas Bouvier.
Ta couleur : « Le bleu »
Le bonheur dont tu rêves : « Naviguer en course le plus longtemps possible »
Ton héros dans la vie : « Plus qu’un héros, une image forte : Nelson Mandela »
Ton aphorisme : « Tu n’as aucune chance : saisis-la ! »
Si tu n’étais pas coureur au large : « Je serais sans doute alpiniste, montagnard ».

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