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A la rencontre de Kojiro Shiraishi

Channel ambiance with Kojiro Shiraishi (JAP), skipper Spirit of Yukoh, start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Ambiance chenal avec Kojiro Shiraishi (JAP), skipper Sp

MON PARCOURS

Date de naissance : 8 mai 1967
Lieu de naissance : Kamakura, Japon
Lieu de vie : Kamakura

Etudes et parcours professionnel hors voile : "J'ai fait une école d’ingénieur dans la construction navale. J’y ai appris à travailler sur les moteurs de bateaux de pêche. Mon premier voyage fut à bord d’un thonier : en trois mois, nous avons pêché 50 tonnes de thon dans les eaux hawaïennes. C’était dur, une école de vie très stricte qui m’a forgé tel que je suis…"
Vos premiers bords : où, quand, dans quelles circonstances ?
"Avec Yukoh Tada, mon mentor à l’âge de 17 ans. C’était sur le bateau vainqueur du BOC Challenge. J’étais heureux et fier de naviguer ainsi aux côtés de celui qui était mon héros, le premier Japonais à remporter une course autour du monde. J’avais trouvé son numéro de téléphone dans l’annuaire de la station de métro de Tokyo et l’avais appelé pour savoir comment l’homme s’était construit. Il m’a finalement rappelé un jour à quatre heures du matin. C’est là que j’ai découvert qu’il était chauffeur de taxi et qu’il exerçait ce métier pour pouvoir faire ce qu’il aimait par-dessus tout. La première fois que j’ai pu naviguer avec lui, ce fut grandiose ".
Comment/pourquoi est né votre désir de faire de la course au large ?
" C’est une envie profonde de voyager à travers le monde, de rencontrer des gens, de m’en faire des amis partout dans le monde ".
A partir de quand et pourquoi est-ce devenu un projet de vie ?
" Quand j’ai vu mon mentor remporter le BOC Challenge. J’avais 17 ans. Je ne savais pas ce que c’était que la course au large, mais c’était ça que je voulais faire "
Un résultat ou l’expérience dont vous êtes le plus fier ?
" Le dernier Vendée Globe, quand je suis devenu le premier Asiatique à participer à l’épreuve. C’était fort de montrer au peuple japonais qu’une course aussi extraordinaire existait ".

 DU TAC AU TAC

Votre qualité principale dans la vie - " D’avoir tout le temps le sourire aux lèvres, même si c’est parfois difficile. J’ai pu réaliser combien le sourire est contagieux ".
Votre principal défaut dans la vie - " J'ai le mal de mer. Cela fait trente ans que je navigue et je ne sais pas comment le dominer. Si quelqu’un a une solution, je suis preneur ".
Si vous étiez un animal - " Une orque. Les orques sourient tout le temps, vivent en famille et peuvent traverser tous les océans du globe ".
Si vous étiez un végétal - Un bambou. Ça grandit droit et grimpe haut ".
Si vous étiez un film - " Forrest Gump : ne jamais rien lâcher et conserver son innocence en permanence ".
Si vous étiez une musique ? " De la musique classique, pour filer comme l’eau sur les océans ".
Votre couleur - " Bleu comme mes yeux… Non, je blague, comme l’océan ".
Votre rêve de bonheur - " Profiter de la vie avec un maximum d’amis ".
Votre héros dans la vie - Yukoh Tada. Son esprit me hante en permanence ".
Votre aphorisme - " Sois comme l’eau, coule comme elle ".
Si vous n’étiez pas coureur au large, vous seriez - Un joueur de golf. Je suis plutôt doué. Comme j’avais débuté jeune, je pense que j’aurais pu faire carrière. J’aime toujours jouer au golf de temps à autre ".

MON VENDEE GLOBE 2020

Vos ambitions sur le Vendée Globe 2020 : " Le boucler ".
Votre point faible : " Ce n’est pas vraiment un point faible, mais je suis handicapé par le fait de ne parler ni français, ni anglais. Sinon, le mal de mer, mais ça se calme après quelques jours de mer ".
Votre arme fatale : " Ma zénitude. Ne me demandez pas pourquoi, ni comment, c’est juste que je suis comme ça ".
Que serait un Vendée Globe réussi pour vous ? " Passer la ligne d’arrivée et pouvoir boire un verre avec tous mes amis et mes supporters ".
Qu’avez-vous envie de partager ? "J'ai envie de montrer aux Asiatiques à quel point cette course est belle. Et dire à tout le monde que jamais il ne faut lâcher quoi que ce soit ".
Trois images que vous avez du Vendée Globe : " La victoire d’Alain Gautier : elle m’a donné envie de partir autour du monde et de devenir le plus jeune skipper à le faire. La superbe course d’Ellen Mac Arthur ; tout le monde a été surpris de sa ténacité, de voir qu’une si frêle jeune femme pouvait rivaliser avec les ténors de la course au large. Elle a permis d’inspirer les femmes et les a incitées à se lancer dans la compétition. Le chenal des Sables d’Olonne, le jour du départ : j’ai y puisé toute l’énergie que me donnaient ces spectateurs qui m’encourageaient. C’est difficile de décrire l’émotion qui prenait les supporters japonais venus m’encourager. Tous avaient les larmes aux yeux ".
Quel skipper vous inspire ? " Mon mentor Yukoh Tada et son sourire contagieux ".
Vous ne partiriez pas autour du monde sans ? " Ma petite statuette sainte porte-bonheur ".

 

* Présent samedi prochain au départ de la Vendée - Arctique - Les Sables d'Olonne, Kojiro compte y achever sa qualification sportive pour le Vendée Globe 2020.

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