15 octobre 2020 - 11h:47 • 4605 vues

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Unique livre à rassembler les témoignages de tous les participants au Vendée Globe depuis 1989, « Vendée Globe, les aventuriers du Grand Sud »* retrace l’histoire de la course avec ceux qui l’ont faite. Une lecture idéale à moins d’un mois du départ !

Le 8 novembre prochain, 33 skippers s’apprêtent à s’élancer pour la plus prestigieuse des courses au large. Mais avant eux, et depuis 1989, ils sont nombreux à avoir contribué à écrire le roman du Vendée Globe. Cette histoire, débutée il y a 31 ans sous l’impulsion de Philippe Jeantot et avec le soutien du Conseil départemental de la Vendée, est retracée dans l’ouvrage « Vendée Globe, les aventuriers du Grand Sud », édité chez Hugo&Compagnie*.

Désigné livre officiel du Vendée Globe, l’ouvrage, déjà sorti il y a quatre ans à l’occasion de la dernière édition, s’est offert une réédition. Son originalité ? Il s’agit du seul écrit où l’ensemble des concurrents du Vendée Globe se confient. Une somme de témoignages inédits, des rescapés de ce tour du monde si singulier, aux malchanceux qui n’ont pu connaître la joie d’une arrivée sur le ponton des Sables-d’Olonne.

Ces petites histoires parfois plus fortes que la grande

« Nous avons décidé de faire un ouvrage uniquement basé sur ce que les skippers voulaient nous dire », souligne l’un des auteurs, Dino Di Meo. En somme, ce sont les anecdotes qui les ont le plus marqués qu’ils racontent, les petites histoires parfois plus fortes que la grande. Bertrand de Broc ne se confie pas sur sa langue recousue mais sur toutes ses péripéties en 1992-1993. Raphaël Dinelli raconte en détail ses 40 heures accroché au pied du mât après avoir subi des rafales de 96 nœuds (177 km/h) et un démâtage (1996). Yves Parlier détaille ses longues semaines à ne manger que des algues, des Kerguelen à l’arrivée (2001). Vincent Riou, lui, revient sur le sauvetage de son ami Jean Le Cam en 2008 et confie : « Jean avait le regard d’un homme qui te dit : ‘ne me laisse pas tomber’.

Dans l’ultime chapitre, consacré à la dernière édition, Armel Le Cléac’h évoque « son respect et son admiration » pour Alex Thomson. L’Anglais raconte sa relation avec son bateau – « c’était devenu une partie de moi » -, Kito de Pavant s’attache à décrypter « la machination » qui l’a conduit à l’abandon, quand Jean-Pierre Dick et Yann Eliès font part de leurs doutes.  À les lire, c’est l’intensité du Vendée Globe, avec ses galères et son quotidien qui ne ressemblent à rien d’autre, qui remonte à la surface. Jean Le Cam s’en amuserait presque : « je n’avais pas de moyens et je n’ai pas eu d’emmerdes, comme quoi... »

« Dans la solitude, tu es juste quelqu’un d’autre » (Thiercelin)

Ce qui ressort de ces témoignages, ce sont ces réflexions de femmes et d’hommes qui ont traversé tous les océans et donc tout le reste : la solitude, le dépassement de soi, la relation avec son bateau et le retour à la vie sur terre. Marc Thiercelin, par exemple, assure que « dans la solitude, tu es juste quelqu’un d’autre ».

Bernard Gallay, lui, souligne : « quand le danger ne laisse aucun répit, l’homme a cette capacité à faire preuve d’une grande clairvoyance ». De son côté, Éric Dumont résume son aventure et toutes les autres à sa manière : « un tour du monde, ça t’apprend la sagesse, c’est une quête de sens permanente ». Et ça donne encore plus envie de s’attarder sur ces tours du monde d’avant, une façon de mieux comprendre ceux qui s’apprêtent à repartir.

« Vendée Globe, les aventuriers du Grand Sud », par Dino Dimeo et Antoine Grenapin, Hugo et Compagnie, 288 pages, 40€

Disponible à la vente sur le Village du Vendée Globe à la Boutique Officielle 

ainsi que sur la boutique en ligne : Les Aventuriers du Grand Sud

 

 

Les inscriptions sont ouvertes : Réservez votre place au village