11 Janvier 2021 - 11h18 • 9925 vues

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Benjamin Dutreux (OMIA - Water Family) était à la vacation de 9h ce matin. 

“ C’est assez incroyable d'être encore tous au contact. Après, je ne sais pas trop ce qu’il va se passer, j’essaye de jouer ma course et de saisir les opportunités s’il y en a. Je vais continuer à faire une belle route et une belle trajectoire. J’ai les idées assez claires, après, ça va être des vents d’alizés, tout droit. On voit bien la capacité des foilers à accélérer dès que les conditions sont bonnes donc je ne me fais pas trop d’illusions sur la suite, mais ça m’éclate de faire des petits coups comme ça et de jouer comme je peux.

Les bateaux à foils vont avoir la même chose à traverser que nous. On va tous arriver là-dedans en se disant qu’il faut faire du Nord pour sortir et chacun fera comme il pourra, foils ou non. La différence avec les bateaux à foils se fera plutôt après.

Dans le grand Sud, ce qui nous permettait de rester avec les foilers, c’était surtout l’état de la mer. Il y avait souvent beaucoup de mer et donc eux ne pouvaient pas accélérer ce qui nous permettait, en attaquant un petit peu, de rester dans le coup. Ils accélèrent vraiment bien dès que la mer s’aplatit et que les conditions sont un petit peu serrées au vent. On ne sait pas de quoi demain sera fait, mais en théorie ils devraient aller plus vite dès qu’on sera dans les alizés. 

Aujourd’hui, mes ambitions sont toujours les mêmes qu’au début. C’est déjà de finir la course, de continuer à faire une belle trajectoire et de me donner à fond. C’est ce qui me motive depuis le début et ce petit groupe reste ma motivation. J’adore ce côté classement, être à fond, ne rien lâcher sur la vitesse, et ce groupe est super motivant. Mon objectif est de rester accroché à eux et de tout donner.

Le bateau et le skipper vont bien. J’ai eu un coup de mou après le passage de la dépression, j’étais bien fatigué. Là, depuis hier on a des conditions royales, donc je peux me reposer, profiter, faire sécher les affaires, me laver correctement. On profite plus, c’est bon pour le moral et donc aussi pour la performance. Le bateau va bien aussi, mis à part que je ne peux pas utiliser le J2 au-dessus de 15 nœuds pour essayer de le préserver au maximum. J’ai un petit trou dans certaines conditions de vent, mais le bateau est à quasiment 100% aussi. " 

Benjamin Dutreux / OMIA - Water Family