16 Février 2021 - 16h52 • 11246 vues

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Après avoir franchi la ligne d'arrivée ce matin, Clément Giraud s'apprête à remonter le chenal de Port Olona. Il nous livre ses premiers mots. 

" J'ai pu finir sous la barre des 100 jours, c'est dingue. C'était plein d'aventures et j’ai pris mon pied. J'étais toujours content d’être en course autour du globe. Je pensais que ça allait être plus compliqué que ça dans ma tête. 

J’ai l’impression de me réveiller d’un rêve, un rêve de trois mois extraordinaires sur beaucoup de points, que ce soit personnel, sportif, ou même de mon bateau que je ne remercierai jamais assez de m'avoir mené jusqu'au bout. 

Erik Nigon m'a prêté son bateau à peine un an avant le départ, c'était fou. Et mon équipe a réalisé un superbe travail. De A à Z j'ai été béni des dieux. 

Je n’ai pas voulu croire au fait que j'allais pouvoir arriver en moins de 100 jours et en même temps, à partir de l’équateur, je voyais qu'il y avait possibilité de le faire. Moins de 100 jours c’est pas mal, surtout quand on sait que le premier en a fait 80 ! 

Sur ce Vendée Globe, je n’ai pas la sensation d’avoir appris quelque chose, j’ai essayé d’être collé au bateau, à ce qu’il était capable de donner, comprendre ce que j'ai fait, trouver des solutions aux problématiques météo. Les 15 premiers jours m’ont fait très mal psychologiquement. J’ai pris cher. Je voulais être prudent, mais en étant trop prudent j’allais faire des bêtises. J’ai dû mettre l’égo de côté, être en queue de peloton ça a été dur. J’ai laissé les autres sensations revenir. J’ai pris du repos, je suis rentrée dans un rythme quotidien et j’ai pris mon pied ! Vous m’auriez dit il y a une semaine que ça durait encore un mois, ça n’aurait pas été très grave. "