19 Novembre 2012 - 20h59 • 1853 vues

Partager

Article

Le pot au noir risque d’être encombré… Les six premiers s’y sont englués et peinent visiblement à en sortir quand leurs trois poursuivants devraient y entrer dans les heures qui viennent. Et celui qu’on annonçait, il y a deux jours encore comme peu actif, se plait à déjouer les pronostics.

Englué, planté net. Vincent Riou à bord de PRB ne peut que constater les dégâts en voyant Alex Thomson (Hugo Boss) revenir dans son tableau arrière. De même Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) n’a cessé de voir son avance sur ses poursuivants fondre depuis vingt-quatre heures. Parfois, le pot au noir aime à favoriser les hommes de tête. Cette année, il semble bien parti pour provoquer un regroupement généralisé de toute la flotte. La progression vers l’équateur est lente, pénible. Il faut aux solitaires toute la foi d’un pèlerin montant au Sacré-Cœur ou arpentant les chemins de Saint-Jacques de Compostelle pour ne pas se laisser démoraliser par la mise à néant d'heures d’effort pour gagner quelques milles sur ses concurrents.

 

En sortir ou pas ?

Seule petite consolation pour Armel Le Cléac’h, le fait de sembler retrouver des vitesses un peu plus élevées qui pourraient signifier que la sortie n’est plus très loin. Mais on sait que la ZCIT peut non seulement fluctuer en épaisseur, mais aussi se balader en latitude. Plus d’un navigateur du large a connu le soulagement d’avoir cru s’être débarrassé de ce fardeau pour se faire reprendre quelques heures plus tard. Cette question, Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets), Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered) et Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur) ne se la posent pas encore. Ils ont une bonne journée de glisse devant eux avant de voir si le pot au noir sortira ses griffes ou sera clément pour eux. Alessandro Di Benedetto essaye de porter son Team Plastique loin des calmes d’un anticyclone qui semble vouloir prendre ses aises au sud, quand Gutek (Energa) semble confirmer sa route vers Madère, mais reste toujours aussi discret sur ses intentions. A 200 milles de l’équateur pour la tête de flotte, chacun espère avoir les atouts maîtres en main. Mais le c’est pot au noir qui, pour l’heure, distribue les cartes.

PFB