11 Décembre 2012 - 15h41 • 1932 vues

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Bruno Retailleau, président de la SAEM Vendée, et Louis Guédon, maire des Sables d’Olonne, ont participé au Live du Vendée Globe en direct du Nautic ce mardi, en compagnie de Franck Cammas, élu marin de l’année lundi soir. Découvrez les principales déclarations du live.

Bruno Retailleau
C’est très impressionnant. Je ne connais pas ces mers mais à ce rythme-là, le bateau doit être plus souvent sous l’eau que sur l’eau.

Il y a un engouement planétaire. On le voit bien grâce aux nouvelles technologies. Quand on a accueilli plus d’un million de visiteurs aux Sables d’Olonne, c’est que la course a créé quelque chose de très, très fort qui dépasse le sport. Le public qui vient voir les skippers n’est pas forcément passionné de voile, mais d’aventure. Il y a des valeurs, une forme d’héroïsme moderne. On est admiratif. Mais aussi très peiné des abandons de ceux qui ont dû renoncer.

Pour l’instant, ils ont un peu plus d’une journée et demi d’avance par rapport à la dernière édition. Nous avons une régate planétaire. Il y a eu 13 changements de leader depuis le départ, c’est une course folle. Mais pour gagner une course, il faut aussi revenir. Il ne faut pas qu’ils l’oublient parce qu’ils prennent de gros risques en ce moment.

 

Louis Guédon
On n’a pas besoin d’inviter les gens, ils viennent spontanément. Par contre il y a un fait nouveau. Je me souviens lors du premier Vendée Globe, j’étais allé chercher Patrice Carpentier en mer et on est allé prendre un café au port. On était 10 dans la crêperie.

C’est devenu un événement mondial.

C’est un combat permanent entre la mer et l’homme. Ces marins qui ont dû revenir n’ont pas démérité. Ils souffrent donc ils méritent d’autant plus d’être encouragés pour repartir.

 

Franck Cammas
Ce titre de marin de l’année est une fierté et une reconnaissance de 15 ans de partenariat avec Groupama. En France, on connaît moins la Volvo Ocean Race que le Vendée Globe mais on a redécouvert cette épreuve. On va dans des mers que l’on connaît moins - comme la mer de Chine - et puis c’est en équipage et avec escales.

Ce qu’ils (ndlr : les marins du Vendée Globe) sont capables de faire en solo, c’est magnifique. En solitaire ça doit être difficile de tenir ces moyennes mais les bateaux sont bien au point. En plus, François Gabart a dit qu’il n’avait jamais autant dormi que lors de ces derniers jours donc tout ça a l’air bien réglé.

Dans ces moments-là il y a beaucoup d’eau sur le pont mais les conditions sont très bonnes. Ce n’est jamais facile à 20-25 nœuds mais ce n’est pas une surprise de retrouver ces bateaux à ces vitesses-là, ils sont bien préparés.

 

Arnaud Boissières (FRA, AKENA Vérandas)
J’ai empanné vers 1 heure du matin et là j’ai un bon flux de 25 nœuds. Ça permet de faire des vitesses un peu correctes.

J’ai une pression supplémentaire parce que je représente la Vendée, je suis aux Sables d’Olonne à longueur d’année et j’ai un super accueil. Ça m’aide dans mon projet, ça fait chaud au cœur.

Cette nuit, il a fait relativement frais avec 6-7 degrés, mais là il fait 14 degrés et il y a du soleil. J’en profite pleinement parce qu’on fait des beaux surfs. 25 nœuds de vent, des surfs, les albatros qui nous suivent, ce sont vraiment des moments magiques.

 

François Gabart (FRA, MACIF)
Le bateau glisse à toute vitesse sans forcer et dans de bonnes conditions. C’est super agréable de vivre ça.

Je ne dis pas que la course est facile, loin de là. Rien n’est facile. Le Vendée Globe est l’une des courses les plus difficiles au monde. On en bave, on a des problèmes, mais il y a aussi des moments sympas comme lors de ces deux derniers jours.

Les conditions qu’on a eues au niveau de la porte Crozet ont été difficiles, le vent a beaucoup tourné. Je ne sais plus combien de changements de voiles j’ai fait en 24 heures mais on a beaucoup manœuvré et j’étais crevé.

Il y a 25 nœuds de vent à peu près, la mer se forme mais c’est assez raisonnable. Ce n’est pas violent comme ça a pu l’être. Le bateau avance bien entre 19 et 20 nœuds, c’est agréable. Le bateau bouge toujours beaucoup mais ça paraît beaucoup moins violent que ces derniers jours.

Si on va à plus de 20 nœuds pendant plusieurs jours, quand on revient à 18, 19 nœuds, on n’a pas l’impression d’aller très vite.

 

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)
Avec François (Gabart), on se voit à l’AIS depuis quasiment 24 heures. Ça se passe pas mal, on a passé la porte (Amsterdam) cette nuit. Tout va bien.

La course est encore longue, on va avoir une dépression qui va passer dans notre ouest cette nuit et demain matin. Il va falloir manœuvrer.

La bagarre est intense aux avant-postes. Par téléphone on a l’impression que ça se passe bien mais ce sont des conditions de vie qui ne sont quand même pas faciles, c’est très humide.

Le soleil est en train de se coucher, la mer n’est pas trop formée et on a entre 25 et 27 nœuds de vent. Au niveau des températures, on n’a pas encore eu de grand, grand froid.

J’ai vu le bateau de François ce matin, on n’était pas très loin l’un de l’autre. Dehors, on se prend beaucoup d’embruns dans la figure donc c’est difficile d’aller voir ce qu’il se passe devant.

Le parcours s’est un petit peu rallongé donc il faudra voir où on en sera au Cap Horn. Ce sera ça la bonne référence pour voir si on est dans les temps pour battre le record mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif est d’arriver aux Sables, le mieux placé possible.

 

Alessandro Di Benedetto (FRA/ITA, Team Plastique)
Je suis soulagé. Là, ça se passe très bien. Je suis resté en veille avec beaucoup d’attention. La direction de course m’a envoyé un message pour me dire que j’étais dans une zone d’icebergs. J’ai affalé la grand-voile, j’étais toutes les deux-trois minutes à l’extérieur. J’ai navigué à vue avec l’aide du radar. Quand le jour s’est levé, j’ai renvoyé la grand-voile. Les températures avaient pas mal baissé mais là c’est remonté à 10-11 degrés donc ça va mieux maintenant.

Le soleil du Vendée Globe, c’est mon énergie. Il y a tout cet engouement, vos mots, mon sponsor… C’est mon soleil du Vendée Globe parce que le vrai soleil n’est plus beaucoup là.

Je suis drôlement content du résultat pour le moment. Nous sommes toujours là avec Team Plastique, pour moi c’est un honneur. Je suis content que le bateau soit en parfait état.

Revivez le live du mardi 11 décembre


Replay : Le live du Vendée Globe du 11 décembre par VendeeGlobeTV