25 Décembre 2012 - 14h22 • 2031 vues

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Retrouvez les principales réactions du live de mardi avec Jean Le Cam, François Gabart, Dominique Wavre, Jean-Pierre Dick et Morgan Lagravière (navigateur).

Jean Le Cam (FRA, SynerCiel)

J’ai bien fait d’anticiper Noël car je savais que le 24, ce n’était même pas la peine. Le réveillon n’a pas été de tout repos. Juste devant le front, il y avait des vents qui sont passés de 14 à 25 nœuds. Du coup, roulage déroulage et prise de tête. On était condamné à réfléchir.

J’ai quand même assisté à la formation de cette dépression. C’était bizarre, à la Hitchcock. C’est glauque à mort. Là, j’ai fait l’opération du siècle. C’est pire que le hold-up de Saint-Tropez. C’est un truc de malade.

Le plaisir fait partie de la vie de tous les jours et si on n’a pas ce plaisir, la vie est triste. Ça fait partie de l’équilibre psychologique. Préparation psychologique par la nourriture de Jean Le Cam, je vais écrire un livre. La nourriture est très importante pour l’équilibre. Pour être bien dans sa peau, il faut bien manger.

 

François Gabart (FRA, MACIF)

Je suis convaincu que les portes amènent plus de situations tactiques qu’autre chose. Là, il y a une dépression qui arrive et qui peut créer des décisions tactiques différentes. Ça va être intéressant.

On est à 7-8 jours du cap Horn. Il y a cette petite dépression qui arrive par le nord. Après on a l’air d’être dans un flux de nord ouest avec 20-30 nœuds mais sans trop de mer. Mais on a le temps, les conditions n’ont l’air pas trop mal jusqu’au cap Horn mais il faudra rester méfiant.

 

Dominique Wavre (SUI, Mirabaud)

(Au sujet de Noël) C’est important même s’il n’y a pas de pause pour Noël. Mais pour le moral ça fait du bien et de penser à la famille, aux amis. C’est une petite parenthèse affective et émotive agréable car l’Indien a été rude. Le repas a en plus été très bien. Je l’ai vite avalé. Ça m’a fait du bien.

J’ai eu une petite visite en fin de journée : des dauphins. Ils sont venus faire une course de vitesse avec le bateau. C’était absolument superbe. L’impression était formidable et les dauphins ont des accélérations incroyables. Je pense qu’ils sont capables d’aller beaucoup plus vite entre eux qu’ils ne l’étaient avec Mirabaud.

 

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac Paprec 3)

J’ai eu ma famille. Ça fait plaisir d’avoir un peu tout le monde car Noël tout seul dans un bateau en carbone, ce n’est pas la joie. Ça manque de chaleur, d’humain. Ce n’est pas pareil que chez soi au coin du feu.

Je ne pense pas qu’on puisse arriver ensemble (avec Armel et François) au cap Horn. Mon objectif est d’être 200-300 milles derrière au max. Plus, ça fait beaucoup. Mais bon tout peut arriver. On a eu l’exemple de Michel Desjoyeaux et Ellen MacArthur. Il faut avoir un coup à jouer et j’espère l’avoir.

 

Morgan Lagravière (navigateur)

C’est intéressant de voir les différentes psychologies des skippers. Il y a différentes façons de se préparer. Je suis d’accord avec Jean Le Cam au sujet de la nourriture. Les conditions ne sont pas terribles donc si on peut se raccrocher à la nourriture, ça fait plaisir.

Ça a été une belle saison. C’est gratifiant de finir l’année en tant que champion de France de course au large. C’est une pratique reconnue par tout le monde. J’ai pris beaucoup de plaisir mais c’est aussi le résultat de beaucoup de travail.

On est partagé. Là en ce moment on est content de fêter Noël en famille. Mais là on voit qu’il (Jean Le Cam, ndlr) profite aussi même si c’est dur. C’est parlant et je pense que quand ils reviendront, ils auront des images plein la tête.