26 Décembre 2012 - 14h49 • 1988 vues

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Retrouvez les principales réactions du live de mercredi avec Armel Le Cléac’h, Bertrand de Broc, Arnaud Boissières, Tanguy de Lamotte et Alain Gautier (vainqueur de l’édition 1992-1993 et consultant sécurité)

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

Ça va, le jour est en train de se lever tout doucement. Le vent a molli un peu, ce qui n’est pas mal car on a eu une nuit plus agitée que ce qu’on avait prévu. C’était assez tonique. Là on a 25-28 nœuds à peu près, j’ai eu le temps de dormir un petit peu pour me reposer avant d’attaquer la journée.

C’est l’heure des choix, on a des routes différentes devant nous avec une transition devant, dans les prochaines 24 heures, quand on passera la porte. On va garder notre stratégie, mais effectivement on va s’intéresser à la météo. Pour l’instant nos routes ne sont pas très différentes avec François, donc il n’y a pas beaucoup de stress.

 

Bertrand de Broc (FRA, VNAM avec EDM Projets)

Il y a entre 20 et 32 nœuds de vent, la mer n’est pas très belle. Ce n’est pas simple. Le ciel est bleu par moment puis se couvre d’un coup : il y a un temps mitigé mais c’est correct. La mer est toujours en avance sur le vent, les conditions sont un peu difficiles. On va avoir une météo calme pendant 3 jours mais à long terme ça a l’air pas mal. On navigue relativement près des côtes, donc les conditions sont assez particulières.

Le soir de Noël c’était sympa, 25 nœuds dans la nuit noire c’est toujours rigolo. Le bateau ne tapait pas trop, il glissait c’était plutôt agréable.

 

Arnaud Boissières (FRA, AKENA Vérandas)

Ça se passe bien, il fait gris depuis ce matin, il pleut il y a du vent, des vagues mais c’est super.  J’ai fait une manœuvre à l’avant du bateau ce matin, j’étais trempé mais c’est que du bonheur. Par contre l’eau est froide ! Il y a une belle allure qui nous permet d’avancer vite, le bateau se porte bien et je veux rester à l’avant du front. Un peu comme un tapis roulant, la dépression va finir par me dépasser mais plus je reste avec elle plus je peux réduire l’écart avec ceux devant. Il ne faut pas trop lâcher prise et garder de la toile pour avancer le plus vite possible, même si parfois c’est un peu chaud.

J’ai fait un peu de composite et de mécanique depuis le début de course. Ce matin j’ai fait le tour du bateau avec un tournevis et une clé mais je n’ai rien eu à toucher. Ça prouve que les gars ont bien bossé avant de partir. Tout va bien, aucun problème.

 

Tanguy de Lamotte (FRA, Initiatives-cœur)

Aujourd’hui c’est une journée un peu grise qui a commencé par un empannage. Je suis en tribord amures avec 2 ris dans la grand voile et le petit gennaker. On est à 140° du vent, ça avance plutôt vite. Le vent et en train de passer à l’ouest donc ça me rapproche de la route direct, c’est nickel. On est à 500 milles de la porte Ouest Australie donc c’est super.

Dans les conditions actuelles c’est un peu plus difficile de faire des images à l’extérieur mais en général ça me prend une heure, une heure et demie par jour. Le plus long, c’est le montage, ça dépend de la longueur des rushs et j’essaye de ne pas avoir à refaire mes prises.

 

Alain Gautier

Il y a encore une porte à passer pour Armel et François, c’est intéressant, ça complique un peu le jeu. Ils se livrent toujours une belle bagarre, on aura peut-être deux routes qui vont se scinder, ce serait une première depuis pas mal de temps. Il va falloir analyser la solution la moins risquée : plutôt au Nord ou plutôt au Sud du front. Ils doivent bien se prendre la tête.

Mais ils ont tous les éléments en main et le même matériel, le même routage, le même bateau... Ils prendront certainement le même chemin.