13 Janvier 2013 - 14h03 • 2418 vues

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Retrouvez les principales réactions du live de dimanche avec Jean Le Cam, Alessandro Di Benedetto, Jean-Pierre Dick, Bertrand de Broc, Alex Thomson,Tanguy de Lamotte et le Docteur Jean-Yves Chauve en duplex.

Jean Le Cam (FRA, SynerCiel)

(Sur sa condition physique) On a la chance de vivre dans des endroits sans trop de microbes. Je suis en forme, physiquement c’est nickel même si mentalement je ne sais pas trop où j’en suis (rires). Je sens quand même ma côte depuis la Nouvelle-Zélande. Je ne sais toujours pas si elle est fêlée mais ça met du temps à se réparer.  Mais c’est juste une légère douleur, il n’y a pas mort d’homme.

(Sur les conditions climatiques) En ce moment, c’est au top ! Il fait ni trop chaud, ni trop froid. Je suis en t-shirt à l’intérieur et si je veux m’exposer au vent, je mettrai peut-être une légère polaire. C’est nickel, je ne peux pas dire autre chose.

(Sur le confort) Au niveau des bateaux, on ne peut pas parler de confort. Quand tu es dans le sud, que tout est humide et que tu mets un peu de chauffage par exemple, on ne peut pas parler réellement de chauffage, c’est juste un minimum.

 

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac-Paprec 3)

(Sur son état physique) Je suis en bonne santé. La condition physique est là mais il y a de la fatigue. Ce n’est pas facile de juger notre état de forme. On a utilisé pas mal d’adrénaline depuis le début donc on est peut-être un peu moins alertes. Mais je n’ai pas de souci physique majeur à part quelques chocs. C’est étonnant d’ailleurs qu’il n’y ait pas de blessé sur la course car c’est quand même mouvementé par moments. Ça montre que les marins du Vendée sont prudents.

Les petits problèmes qui peuvent arriver, ce sont surtout des problèmes cutanés. Les mains dans le froid sans protection, les pieds dans les bottes humides, ce n’est pas l’idéal. Mais l’ami Jean-Yves (Chauve) nous donne des petites crèmes pour calmer tout ça. De toute façon en mer, il y a moins de bactéries donc il n’y a pas trop de souci de maladie où l’on doit prendre des antibiotiques.

(Sur le classement) En ce qui concerne Alex, il est bien sous le vent. Je vais avoir une capacité d’accélération supérieure à lui donc à moi de bien gérer. Avec Armel, il faut que j’arrête un peu l’hémorragie. Il y a un écart de vitesse assez conséquent avec la tête mais l'élastique va se redétendre. Au pot au noir, il va y avoir moins de vent pour François et ça va permettre aux bateaux de derrière de revenir.

 

Alex Thomson (GBR, HUGO BOSS):

Ca va, je suis plutôt en forme. Mes batteries sont chargées à 100%, ce qui est un quasi-miracle. Il va y avoir un ralentissement pour tous les bateaux quand on arrivera au pot au noir qui, je l’espère, ne sera pas trop dur avec nous. Normalement, à cette période de l’année, ça reste raisonnable.

Ensuite les bateaux vont pouvoir accélérer et après ça, je pense qu’il va y avoir une petite compression. L’étape suivante, ce sera l’anticyclone des Açores et là, je pense que ce sera ma dernière chance de recoller au groupe de devant. On verra bien comment je m’en sors à ce moment-là.

J’ai pu passer quelques coups de fil hier soir mais c’était assez compliqué de parler à mon fils Oscar.

 

Tanguy de Lamotte (FRA, Initiatives-cœur):

Tout va bien ici, la journée a été belle. Je me rapproche du cap Horn.

Chaque fois qu’un internaute va sur le site d’Initiatives-cœur, mon sponsor donne un euro à Mécénat Chirurgie Cardiaque, une association qui permet à des enfants maladies de se faire opérer du cœur. Il nous faut un maximum de clics pour sauver la vie de ces enfants !

Le cap Horn est à la fois proche et lointain. Je pense être dans une position plus favorable que Bertrand, ma route vers le Horn sera plus directe que la sienne. Et lui, il va devoir empanner plusieurs fois. Je peux peut-être le rattraper, ou en tout cas me rapprocher de lui. En tout cas, je vais aussi vite que possible !

 

Jean-Yves Chauve (médecin officiel de la course)

Après deux mois de course, il y a une fatigue sournoise qui s’installe. Et il y a aussi le changement climatique qui intervient. Les skippers sont passés d’un environnement très froid à un environnement chaud. Si on rajoute l’enchaînement des manœuvres, je pense qu’ils vont arriver avec une fatigue profonde. Ils mettront beaucoup de temps à récupérer. Une fois à terre, il faudra se réadapter à la vie « normale ».