En continu

16 Novembre 2021

13:51
Brève

La drôle de route

Les amoureux de voile et d’aventure connaissaient La longue route ; voici que cette édition de la Transat Jacques Vabre propose La drôle de route. Les alizés ont pris congé, ce qui contraint la flotte Imoca à emprunter un inhabituel couloir de vent proche des côtes africaines. Au cœur de la flotte, Fabrice Amedeo (Nexans – Art & Fenêtres) prend la plume et raconte :

« Dakhla, Nouadhibou, Nouakchott. Après le Sud Maroc, nous longeons la Mauritanie en tirant des bords sous spi. Une panne d’Alizés nous vaut cette trajectoire pour trouver du vent le long du Sahara. Une zone d’exclusion définie par la direction de course nous interdit en revanche de trop nous rapprocher des côtes. À la différence du cap Finisterre ou des Canaries, il ne s’agit pas d’un DST (dispositif de séparation de trafic), sorte d’autoroute océanique réservée aux cargos, mais d’une zone censée nous protéger d’éventuels pirates, prise d’otage ou d’un arraisonnement intempestif de l’armée. Le long de cette zone interdite, nous rencontrons énormément de cargos qui longent l’Afrique et remontent vers l’Europe, des bateaux de pêche également, mais aussi beaucoup de dangers flottants entre deux eaux ».

12e actuellement, Fabrice Amedeo et Loïs Berrehar devaient ausculter le safran bâbord, qui a sauté plusieurs fois la nuit dernière lors d’impacts avec des ofnis, effectivement. Un système de fusible, heureusement, semble leur avoir permis de préserver une bonne partie de l’intégrité de l’appendice. Les navigateurs de Nexans – Art & Fenêtres

ont pour compagnons de route Maître CoQ IV, CORUM L’Epargne et Groupe-Apicil, de dix à trente milles devant eux ; ils sont suivis de près par Louis Duc et Marie Tabarly (Kostum – Lantana Paysage). Tout ce groupe compte entre 325 et 358 milles de retard sur LinkedOut, qui a glissé plus vite que tout le monde dans le sud du Cap Vert et qui a repris les commandes devant Charal et Apivia, tous deux à 30 milles, au classement de 13h00.

15 Novembre 2021

12:29
Brève

Peu de vol, mais de l’étalage

La « course de petits chevaux » aura duré une semaine. Depuis dimanche fin d’après-midi, la tête de la flotte des Imoca a commencé à se scinder, autour de deux philosophies : au large ou au plus près des côtes de la Mauritanie. En cause, une zone de vents faibles qui obstrue l’approche du Cap Vert, prochain point de passage symbolique des concurrents du Vendée Globe 2020-2021 et des candidats au Vendée Globe 2024.

Dans ce petit jeu, Charal (Beyou-Pratt) et Initiatives-Cœur (Sam Davies-Lunven) ont pris le parti d’aller chercher la solution le long des côtes africaines. Les voici à une latitude plus basse que celle d’Apivia, leader situé 200 milles plus à l’ouest, mais leur déficit s'est creusé sur le bilan arythmétique donné par le classement, qui manque à la fois de poésie et de sens tactique.

LinkedOut (Ruyant-Lagravière), qui naviguaient à vue avec Charal hier encore, a cherché et trouvé une solution médiane, à 100 milles de longitude dans l’ouest de Charal et autant d’Apivia. Bilan : Thomas Ruyant et Morgan Lagravière comptent 4,5 milles de retard sur Charlie Dalin et Paul Meilhat, 53 d’avance sur Charal, et 45 sur 11th Hour Racing Team Malama (Enright-Bidegorry), qui suit leur trace avec un peu de retard.
Il faudra, pour les orientaux, compenser ce décalage longitudinal et, pour les occidentaux, trouver les clés pour ne pas ramollir le tempo. Faites vos jeux !

Un autre match anime le gruppetto mené par Gianluca Pedote et Martin Le Pape, 7e à 249 milles de la tête au classement de 12h00 ce lundi. Les positions sont plus alignées, tout le monde glissant le long de la côte, seul espace où souffle le vent de façon à peu près régulière. « On navigue, dit le skipper Italien, dans un flux de nord-est plus fort que prévu, et il y a de l’eau sur le pont. Ça va très vite, mais on a retrouvé le froid (du désert ?) et on a sorti les cirés. Avec Martin, on est content d’être là où on est, mais on est vigilant : il y a du trafic, des pêcheurs et des cargos, et tous n’ont pas forcément l’AIS (système d’identification et de positionnement, ndlr). Alors on met la tête dans la bulle de plexiglas pour voir ce qu’il se passe devant nous ».  

14 Novembre 2021

16:05
Brève

Collés, serrés

A l'entame de la deuxième semaine de course dans la 15e Transat Jacques Vabre, la classe Imoca délivre un match qui n'est pas sans rappeler le 9e Vendée Globe. 7 jours se sont égrenés, 1800 milles ont été parcourus par les leaders, et une poignée de milles séparent les bateaux de tête. 48 heures après avoir perdu le leadership, Charlie Dalin (Apivia) était de nouveau en tête au classement de 16h00 ce dimanche. Avec Paul Meilhat, le 2e du Vendée Globe 2020-2021 comptait 8,5 milles d'avance sur Charal (Beyou-Pratt), 8,8 milles sur LinkedOut (Ruyant-Lagravière) - les deux naviguent encore à vue - et 49,1 milles sur Initiatives-Coeur (Sam Davies- Nicolas Lunven), parti jouer au plus près de la côte africaine. Avec 11th Hour Team Malama (Enright-Bidegorry) et Arkea Paprec (Simon-Eliès), ils sont 6 à se tenir en 100 milles. 7e, Prysmian Group (Pedote-Le Pape) pointent à 261 milles des leaders. Un break est fait... jusqu'à quand ? 

12 Novembre 2021

10:50
Brève

LinkedOut ouvre la voie

Pour la première fois depuis le départ de la 15e Transat Jacques Vabre, Charlie Dalin et Paul Meilhat (Apivia) ont cédé la première place ce vendredi matin. Tandis que, dans le nord de l'île de Madère, le duo tentait d’aller chercher de la pression dans l’est, Thomas Ruyant et Morgan Lagravière (LinkedOut) s’emparaient de la tête au bénéfice d’une trajectoire tout en nuances. Thomas Ruyant raconte : « Petit matin du 5e jour de course… la nuit n’a pas été si simple avec un vent assez instable, on a bien travaillé avec Morgan. (ce matin) On a quelques grains, il y a un peu d’instabilité. Cette nuit, on a eu entre 10 et 30 nœuds de vent, c’est dur de savoir comment habiller le bateau. On arrive à bien s’en sortir pour l’instant ».

Sur la même intention rectiligne, Jérémie Beyou et Christopher Pratt positionnent Charal à la 3e place. Les trois duos se tiennent en une vingtaine de milles dans la distance au but, et 15 milles en latéral. Sur une route plus est, Sam Davies et Nicolas Lunven (Initiatives-Cœur) tiennent fermement la 2e place (53,3 milles) avec 20 milles d’avance sur Charlie Enright et Pascal Bidegorry (11th Hour Racing Team Malama), encore plus décalés vers le continent. Sébastien Simon et Yann Eliès (Arkea Paprec) sont les derniers à compter moins de 100 milles de retard sur les nouveaux leaders. Enfin CORUM L’Epargne, qui a enfin du vent, peut exprimer sa pleine puissance et recolle progressivement au classement (11e).

11 Novembre 2021

08:22
Brève

11th Hour Racing Team Alaka'I au port

Justine Mettraux et Simon Fisher, qui ont vu leur 11th Hour Racing Team Alaka'I démâter mercredi en début d’après-midi, ont rejoint le port de La Corogne. Les deux marins, qui sont en bonne santé, ont reçu le soutien de Louis Burton et Davy Beaudart, victimes également d’un démâtage lundi à bord de Bureau Vallée 3. Les deux navigateurs malouins ont raconté avoir entendu un premier claquement similaire à celui d’un bout qui se met en place puis, 20 minutes plus tard, le bruit d’une explosion de carbone. Dans les vents faibles, ils ont trouvé les conditions pour ramasser tous les éléments qui étaient passés à la mer.

Il reste donc 20 bateaux en course. En ce jeudi matin, Apivia mène toujours le bal. A la latitude de Lisbonne, les leaders disposaient au classement de 7h00 de 29,4 milles d’avance sur LinkedOut de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière et 63,6 sur Jérémie Beyou et Christopher Pratt (Charal). Groupe Apicil, premier Imoca à dérives droites, pointe en 9e position, à 176,1 milles de la tête.

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