L'actualité en bref

Route du Rhum, un beau vainqueur d'un bord, une véritable performance de l'autre

Route du Rhum, un beau vainqueur d'un bord, une véritable performance de l'autre

Décidément, cette Route du Rhum Destination Guadeloupe entrera dans les annales. Après le finish en Ultimes entre François Gabart et Francis Joyon, la classe Imoca a réservé de ces surprises comme la course au large sait le faire.

Alors qu’Alex Thomson (Hugo Boss) se dirigeait vers un sacre largement mérité, son échouement accidentel sur la côte nord de Guadeloupe lui coûte la victoire. Obligé d’utiliser son moteur pour se dégager, il a été pénalisé de 24h par le jury international laissant la victoire à Paul Meilhat (SMA). Yann Eliès (UCAR Saint-Michel) prend, quant à lui, la deuxième place de l’épreuve.

 

Sir Alex et Battling Paul

La péripétie guadeloupéenne d’Alex Thomson n‘enlève rien à sa performance. En tête depuis le début de la course sur une option largement engagée, le navigateur britannique a ensuite démontré qu’il était au sommet de son art, creusant régulièrement l’écart sur ses concurrents. Qualité des trajectoires, vitesses instantanées, fluidité des manœuvres, il n’aura manqué à Alex qu’un bon vieux réveil et d’un peu de chance pour inscrire enfin son nom au palmarès d’une grande course au large. Même si Alex a eu la grande classe de considérer sa pénalité avec un fair-play remarqué par tous, cette déconvenue risque de faire du Gallois un concurrent encore plus redoutable pour le prochain Vendée Globe.

Paul Meilhat, tout comme Yann Eliès, a eu sa part de malchance ces dernières années. Entre la blessure grave l’obligeant à l’abandon de son bateau lors de la Transat Saint-Barth Port-la-Forêt, au large des Açores en 2015, les pépins physiques à répétition, plusieurs auraient été tenté de jeter l’éponge. Mais Paul s’est accroché jour après jour pour arriver particulièrement affuté au départ de cette Route du Rhum 2018. Sur son bateau à dérives droites, il a su résister à la meute des foilers et s’offrir une victoire méritée. S’il fallait encore une morale, cette Route du Rhum consacre aux deux premières places, deux marins toujours en recherche de partenaires pour le prochain Vendée Globe. On n’ose imaginer qu’ils puissent rester à quai…

Maxime Sorel sur les rangs pour 2020

Maxime Sorel sur les rangs pour 2020
© Jean-Marie Liot /V&B

 Le talentueux skipper du Class40 V&B a décidé de passer à la vitesse supérieure puisqu’il vient d’annoncer, à la veille du départ de la Route du Rhum, son intention d’être au départ du Vendée Globe 2020. Avec l’aide de son partenaire, il vient de racheter l’ex Souffle du Nord de Thomas Ruyant. Maxime cherche encore un partenaire complémentaire pour finaliser son dossier, mais son aventure maritime va maintenant se poursuivre en IMOCA.

 

Retrouvez le live de Kojiro Shiraishi sur Facebook

Kojiro a a tenu à rappeler que la course au large n’est pas très développée au Japon. En participant au Vendée Globe, il espère attirer ses compatriotes vers cette discipline. En construisant un nouveau bateau, chez Multiplast sur les moules de Charal, le team DMG Mory choisit ce qui se fait de mieux. Quelques pièces du bateau seront usinées par DMG Mory, une façon de démontrer le savoir-faire de l’entreprise. L’objectif est d’avoir le bateau prêt pour le mois d’août pour participer à la Transat Jacques Vabre, The Transat puis la Transat New York Vendée avant d’arriver au Vendée Globe.

 

[???? LIVE] The Japanese skipper Kojiro Shiraishi 白石康次郎 is in France for the Route du Rhum start. We are lucky to have him talking about his Vendée Globe 2020 project on live !

Posted by Vendée Globe on Saturday, November 3, 2018

 

Un bateau neuf pour Kojiro Shiraishi

Un bateau neuf pour Kojiro Shiraishi

Il avait séduit tant le public que les organisateurs ou les autres coureurs par sa gentillesse, sa disponibilité mais aussi par sa détermination. Kojiro avait l’ambition de devenir le premier skipper japonais à boucler un tour du monde en course, en solitaire et sans escale. Son démâtage à l’orée de l’océan Indien a eu raison de ses rêves. Mais Kojiro l’avait dit : « je ferai tout pour revenir ». Parole tenue : il sera bel et bien là en 2020, à la barre d’un bateau neuf grâce au soutien du groupe DMG Mori. Le nouveau bateau de Kojiro sera un plan VPLP construit à partir du moule de Charal au chantier Multiplast à Vannes. Objectif : être prêt pour la prochaine Transat Jacques Vabre.

L ‘annonce de Kojiro Shiraishi porte maintenant à sept le nombre de projets de nouveaux bateaux déclarés pour le Vendée Globe 2020. Un signe évident de bonne santé.

 

Visitez le bateau de Yannick Bestaven en live sur Facebook

Le nouveau skipper de Maître CoQ s’est prêté volontiers au petit jeu de la visite guidée de son monocoque au départ de la Route du Rhum destination Guadeloupe.

Yannick a déjà pris le départ du Vendée Globe 2008 et sera de nouveau présent en 2020. Il a confié la gérance de sa société à son associé afin de se préparer au mieux pour son tour du monde. Rochelais de cœur, il conserve un attachement particulier à la ville qui a toujours été un haut lieu de la course au large. Aujourd’hui, plein de jeunes skippers s’installent à La Rochelle, signe qu’il existe des opportunités de s’entraîner sérieusement en dehors de la Bretagne.

Yannick a aussi fait la démonstration qu’on peut cumuler plusieurs fonctions sur le siège de veille : navigation face à la table à cartes, mais aussi repos réparateur. La cuisine est minimaliste comme sur tous les bateaux du Vendée Globe : un réchaud, un évier, c’est largement suffisant.

Yannick a essayé de gagner quelques kilos en enlevant la casquette de protection. Autre astuce, le fameux hydrogénérateur qui doit permettre de produire de l’électricité dès que le bateau a un minimum de vitesse. S’en suit une démonstration de moulin à café qui donne une belle idée de la force qu’il faut développer. Maître CoQ est équipé de deux pilotes automatiques qui devraient permettre au navigateur de trouver les temps de repos nécessaires à une performance de qualité.

Page Facebook : www.facebook.com/VendeeGlobe/

Retrouvez Stéphane Le Diraison en live sur Facebook

Le skipper de Time for Oceans se prépare pour être sur la ligne de départ du Vendée Globe en novembre 2020. Pour sa deuxième tentative, il disposera du même bateau qu’en 2016 mais profondément modifié puisqu’il sera allégé de près de 700 kilos. Stéphane a profité de l’expérience de 2016 pour améliorer l’ergonomie de sa monture, avant d’envisager pour la fin 2019 d’équiper son monocoque de foils.

D’ici 2020, les grandes étapes seront la Route du Rhum, puis la Transat Jacques Vabre et les autres courses des IMOCA Globe Series. En 2019, Stéphane va se concentrer sur sa préparation physique et mentale et une étude approfondie de la stratégie. En 2016, Stéphane n’avait qu’un an pour se préparer. Le projet 2020 est dans la continuité de sa première campagne mais avec beaucoup plus de temps de préparation.

Le projet Time for Oceans est l’occasion pour lui de faire le lien entre ses engagements pour le développement durable et sa passion des océans. Convaincre le plus grand nombre que cet engagement est l’affaire de tous, ce sera son pari.

 

[???? LIVE] Au départ de l'édition 2016 il sera de retour sur le Vendée Globe 2020 ! Un calendrier sportif riche, un ambitieux projet de sensibilisation à la préservation des océans... Stéphane Le Diraison répond à nos questions en live... et aux vôtres aussi ! #LiveVG2020

Posted by Vendée Globe on Tuesday, October 16, 2018

 

Des skippers s'engagent

Des skippers s'engagent
© Benoit Stichelbaut/WWF France

Lundi 15 octobre, dans leurs nouveaux locaux de Seine-Saint-Denis, l’association WWF, dont Isabelle Autissier est la présidente, a lancé un partenariat avec Vincent Riou et PRB, l’entreprise vendéenne qui soutient le marin depuis 2003. « Le bateau va partir faire la Route du Rhum avec un magnifique panda, qui est un animal marin comme chacun sait », a plaisanté la grande dame de la mer (et ancien skipper de PRB).

« Passionnée par la mer, je cherchais depuis longtemps à mieux protéger notre planète », a expliqué le navigateur qui s’élancera, le 4 novembre, pour sa troisième Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Nouvel ambassadeur de la Vie des Océans, Vincent Riou défendra des causes qui lui sont chères : la pêche responsable, le développement des aires marines protégées - « notre objectif est d’atteindre 30% des océans en 2030 », explique Isabelle Autissier -, la réduction des collisions entre les cétacés et les bateaux, et la lutte contre la pollution plastique des océans « particulièrement grave car elle est répandue à travers tous les océans ».

Ce partenariat fait suite à d’autres engagements pris par les skippers qui portent haut les couleurs d’une ou de plusieurs associations caritatives comme Paul Meilhat (SMA) et Surfrider, la fondation qui œuvre à la sauvegarde du littoral, Damien Seguin (Des pieds et des mains) et l’association éponyme en faveur de l’insertion des personnes handicapées par la pratique de la voile, ou encore Alexia Barrier (4myplanet 2) et SOS Méditerranée, l’association de secours en mer des migrants.

Stéphane Le Diraison en live

Stéphane Le Diraison sera en live sur notre page Facebook le mardi 16 octobre à 12h30 pour parler de son bateau, de son programme sportif jusqu'en 2020, mais aussi de ses nouveaux partenaires sur "Time for Ocean" ; un projet pour sensibiliser le grand public à la préservation des océans.

https://www.facebook.com/VendeeGlobe/

Retrouvez Isabelle Joschke en live sur Facebook

La navigatrice skipper de Monin revient sur sa carrière de coureur au large, ses débuts dans le monde de la voile au hasard d’un stage aux Glénans. Après avoir participé deux fois à la Mini Transat, Isabelle s’est lancée sur le circuit Figaro avant de goûter au Class40 puis maintenant à l’IMOCA.

Isabelle est revenue sur son engagement pour féminiser la course au large. Femme de conviction, elle fait la promotion de son association Horizon Mixité qui cherche à briser les freins culturels que rencontrent les femmes pour se lancer dans des métiers catalogués masculins. Isabelle a d’ailleurs des modes de préparations spécifiques adaptées à son gabarit : plutôt que le passage en force, elle préfère agir en douceur et respecter ses limites. Une méthode qui lui réussit plutôt au vu de ses résultats ces derniers temps.

 

[???? LIVE] Quelle place pour les femmes dans la course au large ? Quelles spécificités dans la préparation ? La skipper Monin Isabelle Joschke répond à nos questions en live ! #LiveVG2020 Cette talentueuse navigatrice cherche encore des partenaires pour soutenir son projet : partagez autour de vous !

Posted by Vendée Globe on Tuesday, September 25, 2018

 

Défi Azimut : un retour et une guest-star

Défi Azimut : un retour et une guest-star
© Yvan Zedda / Défi Azimut

Dernier rendez-vous pour les IMOCA avant la Route du Rhum destination Guadeloupe, le Défi Azimut a tenu toutes ses promesses pour cette édition 2018 : des conditions musclées pour se mettre dans le bain de ce que risquent de rencontrer les skippers en novembre au départ de Saint-Malo, des runs le dimanche sous le vent de l’île de Groix pour dévoiler le potentiel des monocoques et quelques révélations.

Les 24 heures Azimut, un parcours de 250 milles en solitaire, ont tout d’abord confirmé le retour au premier plan de Vincent Riou après quasiment deux ans d’abstinence. A bord de son fidèle PRB, équipé maintenant de foils de dernière génération, le navigateur bigouden a remporté l’épreuve et pris date pour la Route du Rhum. Derrière lui, l’épatante Sam Davies (Initiatives Cœur) confirme son excellent début de saison, tandis que Yann Eliès (UCAR - St-Michel) démontre qu’il n’a rien perdu de sa pugnacité. A noter aussi, l’excellent parcours de Paul Meilhat (SMA), seul des monocoques à dérives classiques à rivaliser avec les foilers dans ces conditions ventées.

Les runs du dimanche matin étaient l’occasion de montrer les progrès accomplis en vitesse pure. Tout le monde attendait de voir comment Charal allait se comporter. Et les observateurs n’ont pas été déçus. Par 25 nœuds de vent établis, le nouveau monocoque de Jérémie Beyou a marqué les runs de son empreinte. Pour la première fois, on a pu voir un IMOCA naviguer uniquement en sustentation sur ses foils. Visiblement, un cap a été franchi. Vivement la Route du Rhum !

 

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