L'actualité en bref

Jean-Luc Van Den Heede remporte la Golden Globe Race

Jean-Luc Van Den Heede remporte la Golden Globe Race
© DR

A l’âge de 73 ans, Jean-Luc Van Den Heede a bouclé, mardi 29 janvier, la Golden Globe Race, un tour du monde sans escale en solitaire et sans aide à la navigation, au terme de sept mois d’une navigation hors du temps. Là, où Armel Le Cléac’h a mis plus de 74 jours pour réaliser sa circumnavigation record lors du Vendée Globe 2016-2017, il aura fallu près de 212 jours de mer à Jean-Luc Van Den Heede, qui compte déjà deux podiums (3eet 2e) sur les deux premiers Vendée Globe en 1990 et 1993, un Boc Challenge et autres tours du monde contre vents et courants dominants.

Réplique de la course lancée en 1968 par le journal britannique The Sunday Times, la Golden Globe Race s’est disputée « à l’ancienne », sans moyens de communication modernes. Il y a cinquante ans, Robin Knox-Johnston, anobli depuis, l’avait remporté et, du haut de ses 79 ans, il était aux Sables d’Olonne pour accueillir son brillant successeur. Surnommé « VDH » par le monde de la voile, Jean-Luc Van Den Heede, a mis une centaine de jours de moins que Sir Knox-Johnston.

A bord de Matmut, un Rustler 36 de 10,77m, VDH qui s’est dirigé au sextant a tenu bon même après le chavirage de son bateau en sortie du Pacifique, qui lui valut un rafistolage de son gréement. « C’est plus utile d’avoir du moral que de la force physique », a-t-il déclaré à son arrivée.  

Sur les 18 prétendants de cette expédition au départ des Sables d’Olonne, seuls cinq sont encore en course. Le dernier à avoir disputé la victoire à Jean-Luc Van Den Heede, le Néerlandais Mark Slats a préféré se détourner vers la Corogne pour se mettre à l’abri d’un coup de vent sur le golfe de Gascogne.

Clarisse autour du monde !

Clarisse autour du monde !
© Greg Gonzales / Banque Populaire

Clarisse Crémer a été choisie pour porter les couleurs de Banque Populaire au départ du Vendée Globe 2020. Un très beau défi s’annonce pour la jeune navigatrice qui, pour l’heure, n’a passé qu’une nuit en mer à bord d’un IMOCA, lors du Défi Azimut en septembre dernier, en tant que « media woman » de Romain Attanasio, et qui inaugure sa carrière de skippeuse professionnelle avec éclat. Mais les éclats, ça connaît cette diplômée de HEC, qui a pris la 2e place de la Mini-Transat 2017 en série dès sa première participation, conclusion brillante d’une épopée personnelle – Clarisse sur l’Atlantique – qui l’a révélée aussi bonne communicante que bonne navigatrice.

Clarisse ambitionne désormais de partir autour du monde à bord de l’ex-SMA, vainqueur de la Route du Rhum en IMOCA l’automne dernier aux mains de  Paul Meilhat, et vainqueur du Vendée Globe 2012-2013 sous la patte de François Gabart. Le bateau est loué par le team Voile Banque Populaire à Mer Agitée. Ronan Lucas, le directeur du team Banque Populaire, n’a pas prévu l’adjonction de foils, mais avant tout un travail de fiabilisation sur un bateau qui a beaucoup couru – et beaucoup gagné. « Un top 10 serait une belle ambition », souligne-t-il.

Attendue, la conférence de presse de rentrée du partenaire de la FFVoile et des Jeux olympiques Paris 2024 a également confirmé que le projet Ultim 32/23 reprend de la vigueur : le team Banque Populaire va faire construire un nouveau trimaran volant, qui sera livré à la fin 2020. Aux manettes : Armel Le Cléac’h. Conforté dans sa trajectoire, le vainqueur du Vendée Globe 2016-2017 officiera également comme coach auprès de Clarisse Crémer. « Je suis très fière, dit-elle, de pouvoir apprendre à ses côtés, assez intimidée aussi ». Le projet IMOCA et la course à la qualification débuteront sur l’eau en juillet, une fois courue la Solitaire du Figaro, sous les couleurs de Everial pour l’une, de Banque-Populaire pour l’autre. Puis les deux courront la Transat Jacques-Vabre ensemble, en novembre prochain.

Juste une chose : n’appelez pas Armel Le Cléac’h « prof » : le titre est déjà pris.

De nouvelles ambitions pour Yannick Bestaven

De nouvelles ambitions pour Yannick Bestaven
© Christophe Breschi

Le navigateur rochelais vient de franchir un palier dans la perspective du prochain Vendée Globe. Après avoir été choisi pour porter les couleurs de Maître CoQ à l’occasion de l’édition 2020, Yannick Bestaven vient de se porter acquéreur de l’ancien Safran 2. Ce plan Verdier – VPLP conçu pour Morgan Lagravière à l’occasion du Vendée Globe 2016 est un des plus performants et des plus aboutis des IMOCA d’occasion disponibles sur le marché. Avec une telle monture, Yannick Bestaven va forcément revoir ses ambitions à la hausse.

Alan Roura en live

Alan Roura sera en live sur notre page Facebook le lundi 21 janvier à 18h30 depuis Lorient.
Au programme : Ses ambitions pour les prochaines courses, son expérience en tant que benjamin du Vendée Globe 2016-17 et bien plus encore !
Venez poser vos questions par ici : https://www.facebook.com/VendeeGlobe/

Un bateau neuf pour Nicolas Troussel

Un bateau neuf pour Nicolas Troussel

Décidément le Vendée Globe fait recette. Le double vainqueur de la Solitaire du Figaro, Nicolas Troussel et son partenaire Corum  viennent d’annoncer la construction d’un nouveau bateau en vue de l’édition 2020.

Ce sera, à l’instar du voilier de Sébastien Simon, un plan Juan Kouyoumdjian. Le maître d’œuvre sera l’écurie Mer Agitée de Michel Desjoyeaux. Après les annonces de Maxime Sorel et Thomas Ruyant, c’est le huitième projet de construction d’une nouvelle unité qui voit le jour. Le Vendée Globe 2020 va bientôt rejoindre dans les annales de la course, l’édition 2008-2009 qui avait battu tous les records en nombre de participants et de bateaux neufs au départ.

 

PRB repart avec Kevin Escoffier

PRB repart avec Kevin Escoffier
© Benoît Stichelbaut / PRB

Les grandes équipes ne meurent jamais, dit-on… Cela fait maintenant 27 ans que PRB s’est engagé dans le Vendée Globe aux côtés de Jean-Yves Hasselin, puis d’Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et enfin Vincent Riou. A chaque fois, la passation de pouvoir s’est faite en étroite concertation entre l’entreprise et le skipper titulaire. Pour la huitième participation de l’entreprise vendéenne à l’épreuve, Vincent Riou a souhaité passer la main et ne pas faire " le Vendée Globe de trop". Le choix de Vincent et de Jean-Jacques Laurent s’est rapidement porté sur Kevin Escoffier. Le navigateur malouin possédait à la fois les compétences techniques et la dimension humaine souhaitées par l’entreprise. D’autant que Kevin a déjà eu l’opportunité de travailler au sein de l’équipe PRB, à l’occasion de la construction du plan Farr à bord duquel Vincent s’est classé troisième en 2008-2009. A son actif, Kevin Escoffier compte déjà un Trophée Jules Verne et deux Volvo Ocean Race : avec une parfaite connaissance du terrain de jeu, il ne lui reste plus qu’à s’adapter à la navigation en solitaire. Deux ans devraient être largement suffisants compte tenu de son expérience.

MACSF, partenaire titre d’Isabelle Joschke

MACSF, partenaire titre d’Isabelle Joschke
© Emmanuelle Delteil/Emma Production

Elle cherchait un sponsor complémentaire qui s’associerait avec Monin pour l’accompagner jusqu’au Vendée Globe 2020. C’est finalement un partenaire titre qui vient soutenir Isabelle Joschke. La navigatrice voit ainsi son horizon s’éclaircir singulièrement : elle dispose déjà d’un bateau, le plan Verdier – VPLP qui avait accompagné Marc Guillemot en 2008 et 2012, puis Yann Eliès en 2016 et va pouvoir maintenant entamer les travaux  d’optimisation de sa machine en vue de l’échéance de 2020.

Le groupe Monin qui a permis à Isabelle de démarrer sa préparation dès la saison 2018 reste bien évidemment partenaire. Rappelons que la MACSF était déjà présente lors du dernier Vendée Globe où elle avait soutenu la candidature de Bertrand de Broc.   

Pour Isabelle, aborder le Vendée Globe avec de nouvelles certitudes va permettre d’avancer :

« Il est clair que ce partenariat change la donne. Avec Alain (Gautier, manager du projet) nous allons pouvoir entamer un vrai chantier d’optimisation du bateau pour disposer de la machine la plus performante possible au départ du Vendée Globe. C’est une nouvelle qui arrive au meilleur moment après la frustration de la Route du Rhum. On va prendre notre temps cet hiver, renforcer l’équipe pour être prêts sur de nouvelles bases dès le printemps. Je ne pouvais pas rêver de meilleur cadeau pour les fêtes. »

Retrouvez l'interview de Paul Meilhat sur Facebook

Le vainqueur de la Route du Rhum a réalisé l’exploit de remporter la course malgré l’absence de foils sur son IMOCA. Comme explications, Paul en voit plusieurs : tout d’abord, un certain nombre de concurrents en sont encore au stade de la découverte des foils et n’en ont pas forcément saisi tout le potentiel. D’autre part, les conditions de course avec une météo très rude au départ et un parcours proche du vent arrière dans les alizés ont été un peu moins favorables aux monocoques à foils que dans un parcours au vent de travers.

La bataille s’est révélée intense avec Yann Eliès et Vincent Riou et de l’aveu de Paul, tout le monde a puisé dans ses réserves.

A l’issue de cette Route du Rhum, la priorité de Paul est maintenant de trouver un partenaire pour aller jusqu’au Vendée Globe. La voile est un sport où le marin se doit de partager avec le public ses émotions. A la charge de Paul de convaincre un potentiel sponsor, mais le temps commence à presser.

Construire un nouveau bateau ou garder son monocoque ? Le choix n’est pas tranché… D’autant que garder ce bateau et l’améliorer permettrait de continuer l’histoire qu’il a nouée avec son monocoque, déjà vainqueur du Vendée Globe 2012. En tous cas, Paul dispose d’une équipe complète : il est prêt.

 

[???? LIVE] Après sa victoire sur la Route du Rhum, SMAVoile - Paul Meilhat est en route vers le Vendée Globe 2020. N'hésitez pas à lui poser vos questions en live #LiveVG2020 Ce talentueux skipper cherche des partenaires pour soutenir son projet : partagez autour de vous !

Posted by Vendée Globe on Tuesday, December 4, 2018

 

Thomas Ruyant, il ne manque plus que le partenaire

Le long murmure qui courait le long des pontons depuis plusieurs mois est devenu information, ce jeudi 13 décembre : Thomas Ruyant a bel et bien lancé la construction d’un IMOCA60, avec la perspective de courir le prochain Vendée Globe 2020. En 2016, le Nordiste avait pris le départ dans un rôle d’outsider. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sur Le Souffle du Nord pour le projet Imagine et sur un monocoque qui avait été dessiné pour Kito de Pavant et Groupe-Bel, Thomas avait brillé. D’abord en se mêlant à la lutte pour les places d’honneur, puis en ramenant en Nouvelle-Zélande son bateau qui était en train de se disloquer. Presque un miracle.

Revoici donc l’enfant de Malo-les-Bains, 36 ans, sur la route qu’il construit depuis des mois et qui doit le conduire à la ligne de départ de l’édition 2020, avec des ambitions plus élevées encore sur le plan sportif. Actés, la création de sa structure de course, TR Racing, et le lancement du chantier de son nouveau monocoque à foils, dessiné par Guillaume Verdier et réalisé par le chantier Persico, en Italie. Acté également le recrutement de la garde rapprochée, puisque Laurent Bourguès est en charge de la coordination technique, que François Pernelle entre dans le team en tant que responsable du bureau d’études, qu'Antoine Koch est responsable de certaines phases de conception (appendices, plans de voilure) et que Marcus Hutchinson, qui a notamment veillé sur le projet SMA, va venir mettre de l’huile dans les rouages.

Reste encore à peaufiner le financement du projet sportif et l’engagement d’un sponsor – ou de plusieurs sponsors – dans l’aventure. Pour l’heure, TR Racing peut s’appuyer sur un pool d’investisseurs qui n'a pas vocation à donner un nom au projet. Un skipper de haut potentiel et très apprécié, un bateau forcément très prometteur... ne manque plus qu’un peu de couleur sur la coque et sur les voiles !

Live Facebook avec Sam Davies

Ce lundi 10 décembre à 20h, nous serons en live sur Facebook avec Sam Davies depuis le stand du département de la Vendée au Salon Nautique ! Programme jusqu'à 2020, particularités du sponsoring Initiatives Coeur, place des femmes dans la course au large... Assistez au live et posez vos questions sur https://www.facebook.com/VendeeGlobe

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