L'actualité en bref

Apivia se dévoile

Apivia se dévoile
© Maxime Horlaville / Disobey / Apivia

Le dernier-né de l’architecte Guillaume Verdier, concocté en collaboration étroite avec l’équipe Apivia, le bureau d’étude de Mer Concept et Charlie Dalin a été mis à l’eau, lundi 5 août à Lorient la Base. Si la carène reste plutôt volumineuse, on notera la volonté de Charlie Dalin d’abaisser le centre de gravité du bateau, notamment grâce à la courbure inversée du pont qui permet de gagner en poids tout en garantissant une parfaite rigidité des cloisons. Les foils très allongés ont un air de famille avec ceux d’Initiatives Cœur, dessinés aussi par Guillaume Verdier.

Rolex Fastnet Race : Charal en force

Rolex Fastnet Race : Charal en force
© Gauthier Lebec / Charal

Jérémie Beyou et Christopher Pratt n’ont rien lâché. Toujours aux avant-postes, les deux coéquipiers ont fait le trou sur le reste de la flotte des IMOCA durant la montée vers le phare du Fastnet. Malgré un vent faiblissant sur la fin de course autorisant un regroupement par l’arrière, ils ont tenu tête à la concurrence, prouvant tout le potentiel de leur nouveau plan VPLP. Pour Jérémie Beyou, cette victoire vient valider le travail accompli par son équipe technique après son abandon prématuré dans la Route du Rhum en novembre 2018.

Derrière eux, le tandem Kevin Escoffier - Nicolas Lunven (PRB) s’empare de la deuxième place. Armel Le Cléac’h et Clarisse Crémer (Banque Populaire) complètent le podium.

Alex Thomson dévoile son nouvel IMOCA

Alex Thomson dévoile son nouvel IMOCA
© Mark Lloyd / Hugo Boss

Alex Thomson aime sortir des sentiers battus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec le nouvel Hugo Boss, le navigateur britannique ne nous a pas déçus. Outre la décoration, particulièrement soignée comme à son habitude, le dernier-né du cabinet VPLP se démarque clairement avec un cockpit entièrement protégé, conséquence des hautes vitesses atteintes aujourd’hui par les monocoques du Vendée Globe.

Une évidence s’impose désormais : en décidant de construire des monocoques autour des foils devenus indispensables, les architectes et les skippers ont choisi des voies très différentes. La Transat Jacques Vabre qui verra s’affronter cinq IMOCA de dernière génération (A Thomson, S Simon, C Dalin, J Beyou et T Ruyant) promet d’être passionnante.

New York Vendée - Les Sables d’Olonne, la deuxième édition sur les rails

New York Vendée - Les Sables d’Olonne, la deuxième édition sur les rails
© Thierry Martinez / Sea and Co

C’est le mardi 16 juin 2020 que sera donné le départ de la deuxième édition de la New York Vendée - Les Sables d’Olonne qui devrait réunir la quasi-totalité des skippers candidats au Vendée Globe 2020. Dernière épreuve des IMOCA Globe Séries, elle va permettre à chaque participant d’accroitre son capital mille, en vue d’une éventuelle sélection (si le nombre de candidats est supérieur à trente). Ce sera aussi l’occasion pour les favoris de prendre leurs marques et de se jauger face à la concurrence.

Pour le département de la Vendée, la course devrait être l’occasion de conforter son image de département de la mer et de rappeler l’échéance du mois de novembre et le départ du Vendée Globe.

En 2018, c’est Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui l’avait emporté en 9 jours, 16 heures 57 minutes et 49 secondes.

Le vaisseau fantôme de Kito de Pavant

Le vaisseau fantôme de Kito de Pavant

Le 6 décembre 2016, Kito de Pavant, engagé dans le Vendée Globe à bord de Bastide Otio, heurtait violemment un OFNI en plein océan Indien par 44° Sud. Contraint d’abandonner son bateau qui menaçait de couler, le navigateur de Port-Camargue pouvait par chance être récupéré par le Marion Dufresne, le ravitailleur des Terres Australes Antarctiques Françaises qui commençait sa tournée de ravitaillement des bases de Crozet, Kerguelen et Amsterdam.

Le 13 décembre, la balise de détresse de son monocoque cessait d’émettre, signe qu’à priori le bateau avait coulé ou flottait entre deux eaux. Pour Kito de Pavant, l’espoir de retrouver son bateau disparaissait. Mais restait un doute : l’épave n’allait-elle pas constituer un danger pour les navires croisant dans cette zone, notamment les prochains concurrents du Vendée Globe ou du Trophée Jules Verne ?

 

C’est finalement, contre toute attente, sur la côte orientale de Madagascar qu’un plaisancier découvre, deux ans plus tard, en novembre 2018, les restes d’un bateau de course qu’il finit par identifier, après enquête, comme étant potentiellement le bateau de Kito de Pavant. Contacté, le skipper reconnaît formellement certaines pièces qui ne laissent aucun doute. L’épave, après avoir coulé dans les Quarantièmes Rugissants avait donc fini sa course quelque huit cents milles plus au nord, comme si elle avait pu remonter les vents dominants. L’explication la plus plausible est que les débris de Bastide Otio ont dû dériver jusque dans l’ouest des côtes de l’Australie puis qu’ils ont été poussés par le courant jusque dans les alizés de l’océan Indien qui ont accompagné l’épave jusqu’à Madagascar. Et Kito de Pavant de conclure en guise de clin d’œil : « On l’a retrouvé… il y a un peu de boulot mais avec un peu d’organisation, le Vendée Globe 2020 est à notre portée… »

Arkéa Paprec se dévoile

Arkéa Paprec se dévoile
© Yann Riou - Polaryse / Arkéa-Paprec

Sortie de hangar hier soir et mise à l’eau aujourd’hui, ce vendredi 19 juillet, du nouveau plan Juan K de Sébastien Simon. Le monocoque a fière allure sous sa robe dessinée par Jean-Baptiste Epron. Première constatation, les choix de carène ne sont pas extrêmes : « les formes du bateau sont très travaillées, mais nous n’avons pas fait de choix architecturaux délirants. Le maître-mot a été l’optimisation », commente Sébastien Simon.

C’est dans les détails que l’équipe espère gagner en performance. Un gros travail a été fait pour abaisser le centre de gravité du bateau, de même que l’assemblage a été particulièrement travaillé pour gagner à la fois en légèreté et solidité.

Première confrontation d’ici quelques jours à l’occasion de la Fastnet Race dont la départ sera donné le 3 août de Cowes.

Grandes manœuvres avant l’été

Ça bouge au sein des équipes IMOCA en vue de la Transat Jacques Vabre, le principal rendez-vous de 2019. Chaque team accélère la cadence pour être fin prêt en octobre au Havre. Entre projets qui se peaufinent, mercato des équipiers et projets sportifs, l’été promet d’être studieux pour les candidats au Vendée Globe 2020.

 

Charlie Dalin (Apivia) fera équipe avec Yann Eliès pour la prochaine Transat Jacques Vabre. A priori, la collaboration entre les deux hommes ne s’arrêterait pas là, Yann rejoignant l’équipe Mer Concept de François Gabart dans l’objectif de préparer au mieux l’échéance de 2024.

 

Kevin Escoffier (PRB) qui va pouvoir disposer d’ici peu de l’IMOCA de Vincent Riou a quant à lui choisi de faire appel à Nicolas Lunven pour l’épauler pour les courses en double de 2019. Le tandem sera au départ du Fastnet début août.

 

Alan Roura a choisi de faire confiance à Sébastien Audigane, dont les qualités de barreur et de régleur ont fait merveille sur les diverses tentatives de record autour du monde auxquelles il a participé. Pour mieux appréhender le nouveau comportement de son monocoque depuis qu’il lui a adjoint des foils, le jeune skipper suisse a décidé de s’attaquer au record de l’Atlantique Nord en monocoque et en solitaire. Il est actuellement en stand-by à New York dans l’attente de la bonne fenêtre météo.

 

Enfin, un petit coup de chapeau à Damien Seguin qui vient d’être titré pour la cinquième fois Champion du Monde paralympique en 2.4m, avant de reprendre la barre de son IMOCA en vue du Fastnet.

Alex Thomson, décoré de l'Ordre national du Mérite

Alex Thomson, décoré de l'Ordre national du Mérite

C'est dans les locaux de l'ambassade de France, à Kesington Palace à Londres, que le skipper britannique a été décoré par Monsieur Jean-Pierre Jouyet, en reconnaissance de ses vingt années de carrière au service de la cause du sport.

Alex en recevant sa médialle a simplement déclaré : "Je suis honoré de recevoir cette médaile de la part de l'ambassade de France. la France tient une place particulière dans mon coeur. J'ai toujours été accueilli chaleureusement par le public français qui manifeste une vraie passion pour ce sport. Je tiens à remercier l'ambassadeur de cette reconnaissance , aussi bien que ma famille, mes amis, mon équipe qui me soutiennent à chaque étape de ma carrière..."

Jean-Pierre Jouyet insistait quant à lui  sur la caractère symbolique de cette médaille : "Alex Thomson, en plus d'être un grand champion, est un véritable gentleman et un exemple pour les jeunes générations, portant les valeurs du courage, du travail et de l'humilité..."

La grande famille du Vendée Globe endeuillée

La grande famille du Vendée Globe endeuillée

Ce vendredi matin, dans les rafales de la tempête Miguel qui essuie les côtes atlantiques, trois sauveteurs de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) des Sables d’Olonne sont décédés alors qu’ils secouraient, en pleine tempête, un bateau de pêche dont on est toujours sans nouvelles. Quatre autres équipiers sont parvenus à rejoindre la côte à la nage.

Le Vendée Globe présente ses plus sincères condoléances aux proches des victimes et s’associe à la douleur de la grande famille des bénévoles de la SNSM qui, chaque jour de l’année, veillent à la sécurité des plaisanciers et des coureurs au large avec un courage sans faille.

Armen Race : Initiatives Cœur au bout de la pétole

Ils étaient sept IMOCA à prendre le départ de l’Armen Race, un aller-retour entre La Trinité sur Mer et la bouée Occidentale de Sein, à l’extrémité de la chaussée du même nom. Au final, c’est Sam Davies et son équipage qui l’emportent devant Damien Seguin (Groupe Apicil) et Romain Attanasio (Pure). La course s’est disputée dans des conditions très légères et il a fallu à tous les équipages beaucoup de patience pour venir à bout des calmes qui ont émaillé le parcours.

 

 

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