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Stéphane le Diraison au PC Course Parisien

Stéphane le Diraison à Paris
© Astrid van den Hove/M&M

On a encore en mémoire les terribles images du démâtage de Stéphane le Diraison et de l'adieu à sa grand-voile le 17 décembre dernier, ou encore de ses 13 jours de galère avant de rejoindre Melbourne. Le talentueux skipper avait alors transformé sa bôme en mât de fortune et avait été ravitaillé en gasoil en pleine mer afin d'arriver à bon port grâce à son moteur. Stéphane est venu livrer ses derniers sentiments sur sa course dans le Vendée Live ce midi. 

Stéphane le Diraison, La Compagnie du Lit-Boulogne BIllancourt
"Je vais bien. Je suis juste un peu déphasé de passer de l’Indien à Melbourne et de Melbourne à Paris. J’ai été contraint de décrocher du Vendée. Quand j’étais sur l’eau j’avais toutes les conditions pour suivre ce qui se passait devant et derrière. Une fois que je suis arrivé à terre, beaucoup de choses se sont enchainées. Il fallait gérer le retour du bateau. Ce n’est pas une mince affaire et ce n’est pas terminé. Cela m’a écarté de la course quelques jours et là je reviens dessus. Je suis content de voir qu’ils continuent à batailler devant car c’est bien pour le suspens."

Rapatrier le bateau
"Quand on s’inscrit sur le Vendée Globe on sait qu’il y a un certain nombre de risques. En ce qui me concerne, l’aventure continue car il faut trouver des solutions techniques pour déquiller le bateau, le mettre sur un cargo et le ramener en France. C’est en train de se régler mais ce n’est pas chose évidente, en particulier avec des bateaux comme les IMOCA qui ont des tirants d’eau de 4,50 m. Même dans une ville comme Melbourne il n’y a pas beaucoup de marinas où l’on peut effectuer ce genre d’opération. Une fois que le bateau va revenir en France il va falloir regarder les courses à plus court terme, donc en priorité la Jacques Vabre 2017, la Route du Rhum 2018 et puis certainement le Vendée Globe 2020. Avant il va falloir reconstruire un projet avec mes partenaires, remettre un mât et redonner de la puissance au bateau."

Retour sur son aventure
"Spontanément j’ai plusieurs moments qui me reviennent en tête, à commencer par le départ et la sortie du chenal. C’est exceptionnel quand on a déjà des émotions personnelles à gérer avant de se lancer sur un tour du monde. On est portés par un public, c’est incroyable à vivre. Après il y a des rencontres avec des marins. Notamment avec Nandor Fa sur la fin. Il paraît sage comme ça mais il est très énervé sur l’eau (rires). On a passé pas loin de 10 jours à proximité. Le rythme était élevé pour nos bateaux respectifs. Au début je me suis dit que je n’allais en faire qu’une bouchée et en fait c’est lui qui me poussait. Quand je l’ai dépassé on était au contact à quelques dizaines de mètres."

"J’irai aux Sables d'Olonne pour acceuillir certains marins. Les arrivées sont étalées donc je ne pourrai pas être là pour tous. J’essaierai d’y être pour Nandor car on a vraiment vécu de bons moments ensemble."

À propos de Jérémie Beyou
"Lors de la descente de l’Atlantique, les conditions étaient favorables aux bateaux de devant et dans ce contexte là, où il a eu des problèmes de pilote, il a réussi à s’accrocher. C’était assez remarquable. C’est une belle récompense qu’il soit encore devant." 

À Rich Wilson
"Je voulais juste te saluer et te féliciter pour ton beau parcours et ta belle régularité. Passe le bonjour à Alan (Roura) et à bientôt aux Sables.

Guillaume Daumail/M&M

 

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