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Vacation : Du spi au cœur du Pacifique !

Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, training solo off La Rochelle prior to the Vendee Globe, on August 9, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, au large de La R

Arnaud Boissières (La Mie Câline) : « J’ai passé une superbe journée dans le Pacifique ! J’ai retouché du vent, j’ai fait des manœuvres, j’ai envoyé le spinnaker, j’ai croisé Fabrice Amedeo ! Que demander de plus ? On discute pas mal : c’est un peu mon ange gardien. Et là ça a un peu accéléré après le petit temps de ces derniers jours. On s’est séparé tout à l’heure dans un nuage quand j’ai glissé sous spinnaker. On s’était retrouvé à vue avec même un rayon de soleil. Ça met la pêche de voir un autre bateau après si longtemps… J’ai dû réussir à faire du spi plus longtemps que lui et on ne se voit plus maintenant. C’est tout de même assez rare de faire du spinnaker dans le Pacifique : c’est le première fois que j’envoie la bulle dans les mers du Sud, avec un peu d’appréhension.

On avance vers le cap Horn qui est distant de 1 300 milles environ : on devrait le passer ce week-end… C’était beau temps, belle mer, parce que l’océan commence à s’agiter avec le vent qui revient et le soleil a disparu pour une couverture nuageuse grise. Il fait frais puisqu’on est par 54° Sud. J’ai l’impression de retrouver le Pacifique comme lors des deux précédentes éditions : il y a 25 nœuds de vent maintenant, avec de belles lumières, une belle houle pour surfer. Je vais me faire plaisir jusqu’au cap Horn : je savoure ces moments rares dans le Grand Sud.

Le week-end prochain au cap Horn : ça me donne une motivation supplémentaire. J’ai fait le ménage du bateau dans la pétole que nous avons eu, j’ai fait le tour du bateau, j’ai remis un peu d’huile dans l’hydro-générateur, j’ai resserré quelques vis, j’ai mis du joint pour les fuites d’eau, j’ai réparé mon gennaker, j’ai bien dormi… Je me suis aperçu que j’avais perdu du poids jusqu’à la fin de l’Indien et j’ai l’impression d’avoir repris un peu : j’ai bien mangé mes plats lyophilisés dans les calmes, je me suis fait plaisir. Un petit répit avant le cap Horn.

Le bateau fatigue un peu comme moi, mais il tient bien la route : je suis admiratif de mon bateau qui en est à son quatrième tour du monde. Je suis de nouveau à 100% du potentiel du bateau, mais je fais toujours extrêmement attention à mes chariots de grand-voile. Et moi aussi, je suis à 100%. J’ai une chance incroyable d’être là : je suis onzième et je sais qu’il n’est pas facile d’arriver jusque là.

En plus, j’ai Fabrice à côté qui a le même bateau que moi, un peu plus customisé, mais construit en même temps en Nouvelle-Zélande. On discute de ça justement : il est un peu plus léger que mon bateau de 400 à 500 kg, mais on a le même potentiel. Et nous avons la même façon de naviguer : on n’a pas fini de se tirer la bourre. Ça donne du piment… »

ITV par DBo. / M&M

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