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Retour sur la conférence de presse d'Arnaud Boissières (La Mie Câline)

Portrait Press conference during Finish arrival of Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 17th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 17 Février 2017 - Photo
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe

© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeArnaud Boissière en conférence de presse

"Il n’y a pas de plus belle course que le Vengée Globe."

"Cette 10ème place je la vois comme une victoire. C’était un challenge. Je voulais finir dans les 10 premiers, je l’accroche à l’arrachée. C’est une victoire collective, avec des partenaires qui ont cru en moi. Chacun avait sa place dans la foule du chenal. Ça prouve que ça a marché."

"Des fois je me suis filmé et je n’avais pas l’air content alors que je le suis vraiment. Cette arrivée est plus belle que pour mes deux autres Vendée Globe. J’étais moins entrainé, c’était peut être plus dur, mais on l'a fait ! Et pourtant, c'était mal parti avec mes problèmes juste quelques heures après le départ."

"J’ai beaucoup échangé avec mon bateau. Hier on a réglé nos comptes, devant les Sables. Ce bateau avait fait le Vendée Globe et avait abandonné. Pendant ce tour du monde, je le réconfortais quand il souffrait et il faisait de même avec moi. J’ai été le chercher à Barcelone il y a un an. Quand je l’ai ramené, je n’avais pas mes sponsors mais j’avais un comité d’accueil. Et c’est grâce à ça que j'ai pu aller voir David Giraudeau. Allez, amène tes cookies à bord, on part faire le tour du monde!"

"Quand Thomas Coville a fait son record, on m’a demandé si j’aimerais faire du trimaran. Je ne suis pas assez barjot. Ce qui me plait, c’est de partir avec d’autres bateaux. Même si j’ai fait une moins belle course qu’il y a quatre ans j’ai envie d’y retourner."

"Quand on navigue avec des invités comme j’ai fait en septembre, on leur fait monter la grand-voile, pour rigoler. Et après on se moque gentiment. Ça m’est arrivé à 5 reprises de la descendre complètement pendant la course. Quand t’es dans les mers du Sud, avec 30 nœuds, que t’as bricolé 3h, que t’es trempé, t’as les mains abîmées, ben t’as un moment d’absence. Mais tu la remontes. La 5ème fois, je n’en ai parlé qu’à Fabrice et à ma femme. À ma femme car je devais partager à ça avec quelqu’un, et à Fabrice car on était tous les deux. Si je n’en ai pas parlé c’est par pudeur pour mon bateau."

"J’ai aussi eu un problème de jupe à l’arrière. J'ai dit àmon bateau qu’il avait un truc qui traînait, il m’a dit que ce n’était pas grave et qu’on continuait. Michel Desjoyeaux disait que cette course c’est un problème par jour. Même s’il exagère un peu, quand tu pars sur un Vendée Globe tu ne te dis pas « tout va bien se passer »."

"Je n’ai pas envie de revivre certaines petites casses matérielles. Surtout que j’aurais pu en éviter. Dans un projet avec un budget maîtrisé, il faut faire des choix. C’est moi qui ai le dernier mot sur les aménagements et je m’en veux. Toutes les petites choses qui te pourrissent la vie sur le Vendée Globe, ce ne sont pas des choses qui coûtent cher."

"J’adore communiquer avec les autres concurrents. Certains ne répondent pas. Fabrice me répondait Nos bateaux étaient quasiment similaires. Celui de Fabrice était aux mains de Jean le Cam sur la précédente édition donc il était un peu customisé. Il pèse 500 kilos de moins que le mien. On se parlait beaucoup, en toute franchise. On parlait de nos proches, de nos partenaires, nos femmes. On a parlé comme des gens ordinaires, et dans ce milieu ça fait du bien. Alan (Roura) m’a beaucoup écrit aussi. Il a 23 ans et une sincérité et une clairvoyance incroyable. Le Vendée Globe c’est ça aussi."

"Devant, ils ont été impressionnants. Les deux leaders ont fait une étape de Figaro. J’ai vu leurs images aux Kerguelen, on dirait les banques images qu’on tourne avant la course. Et Alex est sous gennaker ! En plus il sort son drapeau anglais quand il voit l’hélico. Il ne nous chambre pas un peu?"

"Je pense que les foils sont prometteurs. Le Vendée Globe évolue, il passe par ça. C’est incroyable. Après, il ne suffit pas d’avoir le bateau de Thomson pour faire comme lui. Déjà, j’arrive rincé, mais alors les deux premiers… J’ai aussi été impressionné par Jérémie Beyou."

"Bien sûr qu’un foiler me tente pour le VG 2020. Est-ce que c’est réalisable? Je ne sais pas. L’avoir un an avant, ce n’est pas possible. Il faut apprendre à naviguer avec. Comme quand j’avais changé de bateau, j’avais fait des entrainements avec Vincent Riou. Tu ne changes pas de bateau de course comme tu changes de voiture de course."

"Je ne vais pas au casse pipe sur un Vendée Globe, j’y vais parce que ça procure des sensations que je n’avais pas ressenties auparavant. Ça me plait bien. Mais il ne faut pas oublier les moments de galère lors de cette journée de récompense. J’ai pleuré, de rage, de désespoir. Derrière chaque galère il y a un arc-en-ciel qui arrive. Rien que pour ça je veux y retourner. L’accueil dans le chenal prouve que c’est du partage."

"J’ai toujours cru en mes rêves, avec un peu de réussite. J’encourage les jeunes. Il faut toujours y croire."

"Demain j’irai accueillir Fabrice (Amedeo). On est vraiment devenus amis."

Celebration with Mumm champagne during Finish arrival of Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 17th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 17 Février 2017 -

Conférence de presse avec Arnaud Boissières

 
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