Zodiac : Première répétition avant départ
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A événement exceptionnel, mesures exceptionnelles ! Un départ de Vendée Globe impose une organisation complexe et rigoureuse, pour assurer la sécurité des nombreux spectateurs sur l'eau, mais également éviter toute collision dramatique avec un skipper.
© Christophe Favreau117 pilotes et copilotes bénévoles étaient réunis samedi au Lycée Professionnel Eric Tabarly des Sables d’Olonne pour une longue matinée de briefing avant la répétition générale de l'après-midi. « Nous avons reçu plus de 200 candidatures !, explique Jean-Louis Parent, directeur de l'Institut Sports Océan en charge du recrutement depuis le mois de janvier. Nous avons fait appel à notre réseau professionnel et à de nombreux bénévoles expérimentés. Depuis le départ, aucune des personnes retenues ne s'est désistée ! ». Au programme de cette journée entraînement menée par le coordinateur Jeff Pellet, essai de l'impressionnant dispositif élaboré par le comité de course et la SAEM Vendée. Pas moins de 52 semi-rigides flambants neufs ont été mis à la disposition de l'organisation par la société Zodiac, partenaire officiel de l’événement. Ils serviront à assurer la protection de l'immense zone dédiée par arrêté préfectoral au départ de la course.
« Cette zone fait 4 milles d'amplitude », précise Denis Horeau, directeur de la course. Près de 90 bouées de grande taille délimiteront la zone de parade, après la sortie du port des Sables d'Olonne et la zone de départ, au large de Port-Bourgenay. « Des VHF GPS tout récemment développées et fournies par notre partenaire ICOM nous permettront de connaître la position de chaque bateau, précise Guillaume Evrard, membre de la direction de course. Un canal privatif accordé par l'agence nationale des fréquences nous permettra également de communiquer plus facilement, tant les ondes risquent d'êtres saturées le jour du départ. Nous disposerons du même système pour être en contact permanent avec les concurrents ».
Avec 12 000 personnes attendues sur l'eau le 10 novembre prochain, sans compter la soixantaine de bateaux spectateurs affrétés par les sponsors, les risques de collision sont réels pour ceux qui ne respectent pas les distances de sécurité ou manquent de sens marin. « Pour gagner et pour arriver, il faut partir, et rien ne serait plus désolant pour un concurrent qu'un accrochage dans la zone de départ...», rappelle Denis Horeau.
Christophe FAVREAU
