Déchets en mer : une menace pour l’environnement marin
Sur la façade atlantique française, 20 à 35 % des déchets marins proviennent de la pêche et des cultures marines (élevages de coquillages, poissons, algues, etc.). Ce matériel peut être perdu ou abandonné en raison de mauvaises conditions météorologiques, d’accrochages sur les fonds marins ou encore du manque d’infrastructures de recyclage à terre.
À court terme, ces déchets représentent un danger pour la navigation, la faune et les habitats marins. À plus long terme, cette pollution, majoritairement composée de plastiques, constitue un risque environnemental et sanitaire important. Les engins de pêche en plastique possèdent en effet une très longue durée de vie, ce qui devient particulièrement problématique lorsqu’ils sont perdus en mer. Par exemple, certains continuent à capturer des espèces : un phénomène appelé « pêche fantôme ». Par ailleurs, la dégradation progressive de ces équipements entraîne leur fragmentation et contribue de manière significative à l’augmentation des microplastiques dans l’Océan.
Une collaboration entre scientifiques et citoyens grâce à une plateforme participative
Des scientifiques de l’Ifremer travaillent au recensement et à la caractérisation des matériels les plus fréquemment perdus en mer. Pour les accompagner dans cette tâche, ils ont développé Fish&Click, un programme de sciences participatives destiné à recenser les plastiques issus des activités de pêche retrouvés en mer ou sur le littoral.
Toutes les observations comptent. Promeneurs, plongeurs, plaisanciers ou pêcheurs : chacun peut contribuer au projet. En quelques clics seulement, les citoyens peuvent signaler le matériel observé en mer ou sur les côtes, en s’appuyant sur les exemples disponibles sur la plateforme pour identifier les objets. Il leur suffit ensuite d’envoyer une ou plusieurs photos et de renseigner la localisation de l’observation.