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3 questions à… Nandor Fa (#15)

Nandor Fa -Spirit of Hungary
© Billy Black

Nandor, qu’as-tu fait pendant cette longue pause?
J’ai eu une vie normale, comme tous les gens à terre. Je m’occupais de ma famille, mes enfants, mon entreprise. J’ai développé une société en Hongrie et je suis fier car je vois certaines de mes productions sur le ponton ici. Nous exportons nos produits partout. Mais ce sont mes enfants qui comptent le plus dans ma vie. Ils passent avant mes ambitions personnelles. M’occuper de ma famille était plus important qu’une nouvelle participation à cette course. Mais là, mes enfants ont grandi et sont partis. Je me retrouve avec du temps libre. J’ai pris alors la décision de revenir. La construction du bateau a pris deux ans. Il est comme je le voulais. Rapide, stable, sûr et fiable. 

Tu n’as pas installé de foils sur ton bateau. Pourquoi ce choix ?
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeEn théorie après le Vendée Globe, il y a une période où la classe IMOCA regarde la jauge et modifie éventuellement les règles en vue de la prochaine édition. Et ensuite, c’est entériné. J’attendais cela. Ils ont pris leurs décisions, et j’ai pu finaliser les plans. Sauf qu’il y avait des soucis avec la nouvelle jauge. Il y a eu une nouvelle réunion et la jauge était modifiée de nouveau. Mais mon bateau était déjà conçu et sur le point d’être construit. Il était impossible d’installer des foils. Les derniers bateaux sont complètement différents. Je trouve qu’ils poussent un peu trop. Le mien devrait boucler le tour en 90 jours ou un peu mieux. Je serais content avec ce résultat. Un jour, cela m’amuserait de faire une petite sortie sur un bateau à foils pour voir ce que cela donne. Mais pour descendre dans les Mers du Sud, faire le Vendée Globe, je ne prendrais pas cette responsabilité. L’important est de boucler le voyage.

Qu’est-ce qui te motive à revenir sur le Vendée Globe ?
A part la famille et mon entreprise, la voile est la seule chose qui m’intéresse. Les meilleurs moments de ma vie datent de mes participations au Vendée Globe. C’est le summum de l’art. Je ne veux pas me calmer comme certains retraités. Je garde mes forces et je reste motivé. C’est une des épreuves les plus difficiles au monde. Tout sport confondu. Il y a un vrai challenge. Il ne suffit pas d’avoir un bon physique. C’est un tout pour terminer la course.  On part pour accomplir quelque chose. C’est quelque chose de philosophique. J’espère sincèrement profiter de chaque minute.

Propos recueillis par Guillaume Daumail / M&M
 

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