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Vacations : Fortunes diverses

Alex Thomson (GBR), skipper Hugo Boss, at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeAlex Thomson (GBR), skipper Hugo Boss, au départ du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne

Alex Thomson (Hugo Boss) :
« J’ai seulement 9 nœuds de vent de Nord-Ouest. Je traverse l’anticyclone pour ensuite profiter d’une petite dépression. Il y a une bonne distance à parcourir pour retrouver du vent. Durant les prochains jours, je vais pouvoir faire un peu de bricolage et me reposer. Le rythme a été intense et cela va faire du bien de se détendre. C’est agréable de ne pas être au bord du précipice pour une fois ! L’écart latéral est important avec Armel. Je ne peux pas me battre contre lui en ce moment, je fais ma propre course. Je ne vais pas pouvoir rattraper les milles perdus dans les jours à venir. J’ai hâte d’arriver au cap Horn. Ce sera peut-être le 25 ou le 26 décembre : un joli cadeau de Noël ! Et j’ai aussi hâte d’être tribord amures au large de Rio (Alex n’a plus qu’un seul foil, le bâbord, ndr). » 

Jean le Cam (Finistère Mer Vent) :

Des pointes de vitesse à 30 nœuds
« On n’est pas dans des conditions faciles… Je viens de vivre des heures un peu bizarres avec des vents jusqu'à 45 nœuds. Et je ne sais pour quelle raison, la mer s'est mise de traviole, et elle est encore très grosse. J'ai fait des pointes à 30 nœuds tout à l'heure encore. Dans ces conditions, tu pries le bon dieu pour que le bateau ne parte pas en survitesse. Mon pilote s'appelle « Firmin ». Firmin, s'il vous plait, ne prenez pas cette vague ! Il est bien ce Firmin mais parfois il fait un peu ce qu’il veut. J’ai du mal avec le petit personnel en ce moment. »

Le match à trois avec Yann Eliès et Jean-Pierre Dick
« Gérer la tempête, c'est avant tout en sortir, pas faire de la performance. Je voulais garder de la vitesse, mais surtout pour gérer les vagues. Si tu n’as pas de vitesse, c'est l'événement qui prend le dessus. Il ne faut pas aller trop vite non plus. C’est un jeu compliqué… Les erreurs ne pardonnent pas. Jean-Pierre (Dick) frôle la correctionnelle mais il devrait s'en sortir. S’il allume maintenant, il peut faire son retour dans le match. On verra bien, chacun son bazar ! »

Finistere Mer Vent, skipper Jean Le Cam (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeFinistere Mer Vent, skipper Jean Le Cam (FRA) au départ du Vendée Globe, aux S

Vacation de 10h avec Jean Le Cam

 
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Conrad Colman (Foresight Natural Energy) :

 

« Des conditions merveilleuses »
« Tout va bien, le bateau est rapide. Je sens que je suis dans le plat principal du Vendée Globe. Il fait très froid mais les conditions sont merveilleuses. Je suis en bord d'anticyclone donc je n'ai pas vraiment d'orage. Les nuits sont fabuleuses avec une lune très claire. C'est un peu fatigant car j'ai des soucis avec le pilote et les données de vent. Ces problèmes techniques ne m’empêchent pas de prendre du plaisir. Je réalise pleinement qu’en solitaire, il faut être au four et au moulin. On doit être bricoleur, barreur, régleur, etc. »

A la lutte avec Arnaud Boissières :
« Je suis content de ne pas être esseulé au milieu de l’océan Indien. Et en plus je suis en bonne compagnie ! Cela fait du bien au moral de tenir des bateaux comme celui d’Arnaud Boissières. »

Le premier Néo-Zélandais du Vendée Globe…
« Le Vendée Globe est bien vu auprès du grand public en Nouvelle-Zélande. Je suis le premier Kiwi à y participer mais il est certain que je ne serai pas le dernier. La Nouvelle-Zélande est un petit pays qui a une grande culture du sport, principalement le rugby. Je ne sais pas exactement quel est le potentiel du Vendée Globe pour rentrer dans la culture néo-zélandaise. Mais l’un de mes objectifs en participant à cette course est bien d’emmener le public avec moi. »
 

Conrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy, at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeConrad Colman (NZL), skipper Foresight Natural Energy, au départ du V

Vacation de 10h avec Conrad Colman

 
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Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) :
« En passant dans le détroit de Bass, j’ai senti une odeur terrestre sympathique après toutes ces semaines en course. C’était incroyable de voir un hélicoptère débarquer pour faire des images. C’était un moment chargé d'émotion. Quand vous n’avez vu personne depuis longtemps, retrouver la civilisation fait quelque chose…
J’aime être en mer pendant de longues durées, je me sens bien dans mon élément. Le moins sympa c’est que nous ne sommes pas en contact avec nos proches. Nous sommes en quelque sorte des hommes de Neandertal qui restent dans leur grotte à grignoter. Mais nous l’avons voulu et, même si c’est dur, nous sommes content d’être là !
Mon option par le détroit de Bass m’a fait faire un grand détour. Mais je ne regrette pas car je n’aurais pas supporté de rester sur place à attendre que la tempête passe. Se mettre à la cape comme l’a fait Yann (Eliès) est difficile mentalement. Je préférais tracer ma route. Nous allons voir ce qu’il va se passer maintenant…
»

Sailing aerial images of the IMOCA boat St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA), during a solo training medium wind for the Vendee Globe, off Groix in South Brittany, on October 6, 2016 - Photo Yvan Zedda / St Michel-Virbac / Vendée GlobeImag

Vacation de 12h ave Jean-Pierre Dick

 
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Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland)
« Les derniers jours étaient compliqués. Je viens de passer les Kerguelen. Je n'imagine pas combien la navigation devait être difficile quand les marins français ont découvert ces îles… J’ai dû monter dans le mât hier pour résoudre des problèmes avec une drisse. J’avais peur. Mais il fallait régler ce souci avant la bonne dépression qui arrive. J’ai fait l’ascension dans vingt nœuds de vent et sur mer forte. C’était épuisant physiquement et exigeant psychologiquement. J'ai mis plusieurs heures à m'en remettre.
Je lis beaucoup, j'ai plus de 100 livres numériques. Je joue aussi de la musique. Il faut que je tienne mon cerveau occupé. L'Indien n'est pas propice à ces activités, c'est un océan compliqué. C'est la poésie qui me donne ma force et le courage de continuer.
»
 

 

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