Actualité

Vacations : Détour et retour

Sailing aerial images of the IMOCA boat Newrest - Matmut, skipper Fabrice Amedeo (FRA), during training for the Vendee Globe 2016, off Belle Ile in South Brittany, on October 12, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vend

© Jean-Marie Liot / DPPIFabrice Amedeo (Newrest-Matmut: « La dépression a tenu toutes ses promesses : je m’étais prudemment décalé vers le Nord, non pas pour avoir moins d’air au passage du front mais pour avoir moins de mer. Je craignais une mer croisée comme j’avais connu près des Kerguelen : j’avais vu ce que la mer et le froid donnaient dans ces contrées reculées ! D’ailleurs j’ai vu que je n’étais pas le seul à prendre cette option puisque Cali (Arnaud Boissières) est aussi remonté vers le Nord. J’ai pris 45 nœuds établis avec 50 nœuds en rafale… Je m’en suis donc bien sorti. Par contre, j’ai déchiré ma grand-voile entre le 2ème et le 3ème ris : c’est la tuile ! Une poche d’eau s’est formée quand je naviguais sous J-3 seul, et elle a frotté contre le rouf, d’où une déchirure d’environ trois mètres. Il faut que je recouse d’abord avant de coller des patchs en Cuben Fiber. Je vais réparer dès que j’aurais des conditions moins soutenues : je reste donc sous trois ris ces heures prochaines.

Là j’ai empanné et je file tribord amures vers le cap Leeuwin distant de 800 milles. J’ai un bateau en mesure de faire le tour du monde mais un peu blessé… Il fait franchement jour en ce moment et les nuits sont courtes : c’est assez déstabilisant parce que tous les jours, les heures se décalent et je mange mon dîner au lever de l’aube ! Il faut que je fasse aussi attention à mon hygiène parce que j’ai du mal à me laver dans cette ambiance humide et froide. Ça ira mieux quand j’aurais passé le cap Leeuwin, même s’il restera un bout de route avec la traversée du Pacifique ! »

 

Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) : « Il fait jour et je suis passé sur le plateau au Nord de l’île Auckland. Ce fut un long détour par la Tasmanie mais finalement, j’ai eu des conditions favorables pour redescendre vers Yann (Éliès) et Jean (Le Cam) : on est regroupé maintenant. C’est le fruit d’une incroyable option sans prendre trop du coup de vent mais il a fallu que je pousse la machine pour revenir. On va assez vite en ce moment avec 25-30 nœuds à 130° du vent : le temps n’est pas déplaisant avec du gris mais aussi du bleu. J’utilise mes foils parce qu’ils sont costauds et il n’ont pas la surface de Banque populaire : je suis moins gîté et c’est intéressant. Le cap Horn est encore à 4 000 milles et il s’annonce compliqué avec une série de dépressions assez hargneuses et des calmes aussi : j’espère qu’on passera entre les gouttes. »

 

ITV par M&M

 

Snap code

Retrouvez-nous sur Snapchat
vendeeglobe2016