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Vacations : "Il y a 18 mois j’étais dans un bureau et maintenant je suis à 500 milles du cap Leeuwin"

Photo sent from the boat Newrest - Matmut, on December 21st, 2016 - Photo Fabrice AmedeoPhoto envoyée depuis le bateau Newrest - Matmut le 21 Décembre 2016 - Photo Fabrice AmedeoCap Leeuwin

Fabrice Amedeo, Newrest Matmut
© Jean-Marie Liot / DPPI"Je sors de trois jours compliqués. Et c’est n’est pas tout à fait derrière moi. J’ai eu un sursaut mentale. Il y a trois jours j’ai pris 50 noeuds et j’ai déchiré ma grand-voile avec un trou assez grand. Derrière, j’ai navigué sous 3 ris dans la grand-voile, donc je n’avançais pas. J’ai perdu beaucoup de terrain. C’était pénible psychologiquement de voir le le groupe derrière moi me rattraper, me dépasser, puis me mettre une taule. Je crois que j’ai enfin trouvé la solution pour consolider ma voile. J’ai récupéré des toiles à matossage, qui permettent de maintenir les voiles contre la coque. Je vais en débiter une. Je suis dans un front. La nuit a été correcte. Je vais progressivement rentrer dans l’anticyclone et tenter de réparer dès que le vent molli. Je pense qu’il y a 5 ou 6 heures de taff. Je pense vraiment que ça va marcher, donc ça éclaircit l’horizon. J’ai eu un coup de téléphone avec Thomas (Ruyant) et Stéphane (le Diraison). Thomas a été grandiose mais il est dévasté de tristesse et de déception que le Vendée Globe se soit arrêté pour lui. C’est pareil pour Stéphane. Il a fait un super Indien mais il avance à 3 noeuds vers l’Australie, avec tous les problèmes logistiques et financiers qui l’attendent. Tous les deux avaient fait un très beau parcours. Ils tueraient pour être à ma place donc je n’ai pas le droit de me plaindre. J’arrive à 50% du parcours, je suis en forme, la vie est belle. Il y a juste cette épine dans ma godasse." 

"On est plus que 19 en course. Je sais que j’ai une super machine et si je prends 200 milles de retard, la route est encore assez longue pour revenir sur ceux qui m’ont dépassé. Je suis là pour réaliser un rêve et le partager. Mes partenaires sont ravis de la façon dont ça se passe. Ils n’attendent pas de moi un résultat sportif. On est là pour partager une performance. Il y a 18 mois j’étais dans un bureau et maintenant je suis à 500 milles du cap Leeuwin. Pas un seul instant je n’ai pensé à l’abandon. Je franchis les étapes avec bonheur mais je me dis juste qu’il faut continuer. Je me suis surpris sur des situations compliquées où j’ai gardé mon calme. J’ai géré en priorisant les choses. Il ne faut pas se tromper sur mon discours, je sais que je peux abandonner à tout moment mais je ne doute pas un seul instant que je vais franchir la ligne d’arrivée en Février. C’est passé super vite jusqu’à il y a cinq jours. Là, avec le problème de grand-voile, je ne peux pas faire de milles, j’ai eu un vrai coup de mou. Surtout avec les fêtes de Noël qui approchent. Je me sens mieux, je me dis que vais rentrer dans le Pacifique. L’indien a été dur pour nous. Il faut naviguer en bon marin pour terminer cette course. Pour Noël j’ai un peu de foie gras. J’ai mon champagne pour les caps pour les vidéos, mais je ne bois pas d’alcool en mer. Je ne vais pas ouvrir de bouteille car je n’aurais aucun plaisir. Par contre j’ai un chapeau de Noël de malade! Je vous donne rendez-vous pour la vidéo de Noël!"

Sailing aerial images of the IMOCA boat Newrest - Matmut, skipper Fabrice Amedeo (FRA), during training for the Vendee Globe 2016, off Belle Ile in South Brittany, on October 12, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vend

Vacation de 10h avec Fabrice Amedeo

 
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Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac
"Je n’ai pas vu beaucoup de poissons ni de cétacés avant d’entrer dans le grand Sud. C’était sympa cette rencontre avec des dauphins d’un autre coloris, avec un blanc sur le côté. Ici les eaux sont froides. La journée s’annonce compliquée. C’est difficile de gérer niveau météo. C’est fatiguant car il y a beaucoup de réglages et de manoeuvres. Aujourd’hui j’ai pu bien inspecter le bateau, faire fonctionner l’hydro-générateur. Je préférerais avancer vers le cap Horn à grande vitesse. J’ai eu la chance de prendre un front juste devant Yann et Jean. Je me suis enfui avec ça. Je viens Juste de le perdre. Ce sont des journées rapides qui m’ont permis de progresser sur Jérémie. J’espère que ma position actuelle ne va pas tout anéantir. C’est l’éternel recommencement avec tous ces passages à niveau. On peut revenir comme on peut se faire rattraper. C’est sûr que quand on est plus dehors on a plus l’occasion de voir des choses. On doit beaucoup rester à l’intérieur pour se protéger des embruns. Mais je n’avais quand même pas vu beaucoup de ces animaux auparavant. Lorsqu’on approche l’Afrique du Sud il commence à faire froid. Il y a des gros coups de vent et on risque de s’en prendre d’autre avant le Horn. C’est pesant à force. J’espère que ça va aller vite. Pour Noël je n’ai rien de prévu. Je ne sais même pas où sont les sacs correspondant, ça sera la surprise."

St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeSt Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA) au départ du Vendée Gl

Vacation de 12h avec Jean-Pierre Dick

 
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Romain Attanasio, Famille Mary-Etamine du Lys
"ça va beaucoup mieux. Aujourd’hui c’est les vacances presque. J’ai dû monter très Nord pour éviter la dépression. Je m’en serais bien passé, surtout après le temps perdu en Afrique du Sud. Quand je suis passé près des deux îles j’ai eu du vent très irrégulier. Je n’ai pas pu beaucoup dormir. Je fais ma météo, donc j’avais prévu d’aller dans le Nord avant même le mail de Sébastien. Quand il m’a appelé je lui ai dit que je ne voulais pas perdre de terrain donc je ne voulais juste pas empanner trop tôt. C’est sympa d’avoir des nouvelles de la terre. Je suis content de recevoir des mails et des photos de mon fils. La dernière semaine n’a pas été simple donc ça fait plaisir. J’ai eu Stéphane le Diraison, Fabrice Amedeo récemment. Je voulais les remercier pour les messages qu’ils m’ont envoyé quand j’ai eu mon problème."

Romain Attanasio (FRA), skipper Famille Mary - Etamine du Lys, before the start of the Vendée Globe 2016, start november 6th 2016, training off Basse Jaune on october  6, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Romain Attan

Vacation de 12h avec Romain Attanasio

 
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Rich Wilson, Great American IV
“Nous avons eu une jolie rencontre avec Eric (Bellion) hier. Cela m’étonne de voir la vitesse de ces gars. Je suis un peu déçu de ne pas pouvoir garder ce rythme. Eric semble plus rapide que les autres dans notre groupe. Il a une trinquette qui fonctionne bien. Cela faisait du bien de doubler le cap Leeuwin, mais cela me rappelle aussi ce que j’ai vécu en 2008-2009 et il reste beaucoup de route à faire. Quand nous avançons avec un vent stable, au portant, je n’ai pas le mental d’acier de certains. Je ne veux pas trop cravacher et aller au-delà des polaires. Certes, quand on est avec d’autres bateaux, cela vous motive à pousser un peu plus.” 

 

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