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La fiesta pour Didac Costa !

Ambiance in the channel during Finish arrival of Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee GlobeArrivée de Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 23 Février 2017 - Photo

« Je ne savais pas à quoi m’attendre pour mon retour en Vendée. Mais en tout cas, je ne pensais pas voir autant de monde dans le chenal. J’ai été impressionné par le nombre mais aussi par la ferveur des spectateurs. C’est incroyable, je suis vraiment très heureux. C’est difficile d’expliquer cette sensation. Je rentre aux Sables d'Olonne après 108 jours en mer… Quand je suis reparti il y avait 28 bateaux devant moi. Ce n’était pas la situation que j’espérais et j’étais loin de m’imaginer que je finirais 14e. » C’est ce jeudi à 8h52 que Didac Costa (One Planet One Ocean) a coupé la ligne d’arrivée de son premier Vendée Globe. Son temps de course: 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Rappelons que l’Espagnol était reparti des Sables d’Olonne quatre jours après le reste de la flotte suite à une avarie de ballast qui avait entraîné une inondation dans son bateau. Cela avait endommagé les systèmes électriques du bord. Et ce une heure à peine après le départ du Vendée Globe. Le coup avait été extrêmement dur pour Didac, sapeur-pompier dans la vie civile, qui avait alors bénéficié de l’aide de ses confrères des Sables d’Olonne pour réparer son moteur. Aujourd’hui, les pompiers ont réservé un accueil très spécial au skipper espagnol avec des bateaux équipés de systèmes de sonorisation, des camions lance à eau et une arrivée au ponton au rythme des percussions…
Pour son premier Vendée Globe, Didac Costa naviguait sur un IMOCA mythique de l’épreuve : l’ancien Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a décroché la 2e place de l’édition 2000-2001. Didac avait déjà terminé un tour du monde sur ce même bateau, mais en double (la Barcelona World Race avec Alex Geilabert, en 2014-2015). Le Vendée Globe était sa première grande course en solitaire en IMOCA. Costa est devenu le deuxième Espagnol à venir à bout du tour du monde en solitaire et sans escale, après José de Ugarte (6e en 1992-1993) et il pourrait bien revenir encore plus fort : « J’aimerais beaucoup être ici dans quatre ans mais c’est tellement difficile de monter un projet que je ne peux pas encore dire si cela sera possible. Ce projet qui a duré deux ans touche à sa fin.  Si je reviens ce sera avec un projet compétitif et donc un bateau plus performant… »

Attanasio, Colman, Heerema, Destremau : quatre marins encore en course
Après cette nouvelle arrivée, la troisième de la semaine après celles d’Alan Roura et de Rich Wilson, il ne reste plus que quatre marins en lice dans le Vendée Globe. Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) devrait être le prochain à embouquer le chenal des Sables. Il est attendu sur la ligne d’arrivée demain entre midi et 14h. Le chenal sera accessible de 12h15 à 18h15 et le beau temps devrait être de la partie. On peut donc s’attendre à vivre un très beau moment. « Je vais passer ma dernière nuit sur le pont à faire marcher le bateau, à éviter les cargos et les pêcheurs », raconte Romain. Sauf coup de théâtre, Romain va dépasser Conrad Colman (Foresight Natural Energy) et s’emparer de la 15e place. On connaît le premier menu de terrien commandé par Romain : un steak à point, une bière classique fraîche et de l’eau…
© Conrad Colman (DR)Conrad Colman progresse vers le but à près de 7 nœuds avec son gréement de fortune et dans des conditions favorables avec un bon vent de Nord-Ouest (18-20 nœuds) qui va mollir à partir de demain midi. Au pointage de 15h, le skipper néo-zélandais n’était plus qu’à 163 milles des Sables. Conrad Colman : « Tout va bien maintenant. J’ai le sentiment que je suis sur le point de terminer. Le vent vient d’un angle parfait et souffle à environ 15 nœuds. Je me dirige directement vers les Sables d’Olonne. Je pense arriver dans la nuit de vendredi à samedi. Le compte à rebours a commencé. »
© Pieter Heerema/ Vendée GlobePieter Heerema (No Way Back) navigue 130 milles dans le Nord des Açores. La situation météo dans le golfe de Gascogne la semaine prochaine est très mauvaise. Deux dépressions vont balayer la zone et la fenêtre est étroite pour Pieter qui d’ici demain soir va devoir prendre une décision importante : poursuivre sa route et tenter de se faufiler dans un trou de souris, ou s’arrêter volontairement pour laisser passer ces systèmes. Le dilemme n’est pas simple pour le Hollandais qui a fait une course pleine de prudence mais qui a d’un autre côté très envie d’arriver… Pieter Heerema : « A deux ou trois jours de l’arrivée, l’idée qu’il va falloir passer trois ou quatre journées supplémentaires en mer est difficile à supporter. Les gens vont peut-être dire que j’ai déjà passé 110 jours en mer et que trois de plus ne changent pas grand-chose. Mais pour moi, cela compte. Je n’ai pas du tout envie de faire le dos rond. » En fonction de son choix, Pieter arrivera soit le lundi 27 février dans la journée, soit le 3 ou 4 mars.
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) navigue toujours dans des alizés de Nord-Est d’environ 10 nœuds. L’angle est un peu serré pour le moment mais le vent devrait adonner. La situation va rester similaire au moins jusqu’au milieu de la semaine prochaine. Sébastien a donc de belles journées devant lui. Son arrivée en Vendée est prévue à partir du 10 mars…

Olivier Bourbon / M&M

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