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Monaco Globe Series : premiers de bordée

départ des Monaco Globe Series
© Studio Borlenghi/S.Gattini

C’est sous l’égide du prestigieux Yacht Club de Monaco que se déroule la première course des Globe Series, le championnat du monde IMOCA nouvelle mouture, dont un des enjeux est de marquer des points de qualification pour le prochain tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Difficile de trouver un parrainage plus prestigieux pour démarrer la saison 2018, même si des liens forts existent entre le Vendée Globe et la Principauté. C’est en effet le Prince Albert qui avait donné le départ de l’édition 2016, marquant ainsi son attachement à l’épreuve. Que Monaco soit le théâtre de cette première régate qualificative est en somme un juste retour des choses.

 

Les femmes à l’honneur

Elles seront trois femmes à prendre le départ des Monaco Globe Series. Alexia Barrier (4myplanet2), elle-même membre du Yacht Club de Monaco, sera épaulée par Pierre Quiroga, une des valeurs montantes de la voile méditerranéenne. Son plan Lombard de 1998 a déjà trois Vendée Globe à son actif, aux mains de Catherine Chabaud, de Tanguy de Lamotte et de Romain Attanasio lors de la dernière édition.

Isabelle Joschke (Monin) naviguera en double avec son chef de projet, l’expérimenté Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe en 1992. Isabelle commence à bien connaître son bateau, le premier plan Verdier – VPLP construit pour Marc Guillemot en 2008 et mené par Yann Eliès en 2016.

Enfin, la navigatrice irlandaise Joan Mulloy (Kilcullen Team Ireland) pourra bénéficier de toute l’expérience de Thomas Ruyant skipper de son plan Verdier – VPLP il y a deux ans.

 

Foilers contre performeurs

Ils seront trois foilers au départ, tous dessinés par le tandem de cabinets d’architectes Verdier – VPLP.  Malizia 2 mené par le duo Pierre Casiraghi – Boris Herrmann n’est autre que l’ancienne monture de Sébastien Josse, un bateau particulièrement bien construit qui a démontré tout son potentiel de vitesse.

Louis Burton et Arthur Hubert (Bureau Vallée 2) auront le redoutable honneur de mener le bateau détenteur du dernier Vendée Globe aux mains d’Armel Le Cléac’h. Louis a choisi de passer beaucoup d’heures sur l’eau pour apprendre à maitriser la conduite de son nouvel IMOCA.

Enfin, Fabrice Amedeo (Newrest – Art & Fenêtres) compte bien monter en puissance après sa qualification pour la Route du Rhum obtenue lors de la Bermudes 1000 Race. Pour ce faire, il s’est adjoint les services du très polyvalent Éric Péron, adepte du Figaro, de l’IMOCA, en passant par les monocoques de la Volvo Ocean Race. Un talent éclectique précieux.

Ces trois équipages vont devoir faire face au toujours performant SMA de Paul Meilhat. Paul retrouve son complice Gwénolé Gahinet avec lequel il a déjà engrangé des résultats significatifs : vainqueur de la Transat AG2R en Figaro, deuxième de la Transat Jacques Vabre 2017, le tandem rappelle qu’il faudra compter sur lui.


Outsiders

Compte tenu de l’âge de leur machine, ils savent qu’il leur sera difficile de prétendre à la victoire. Mais les Monaco Globe Series sont l’occasion d’acquérir de l’expérience pour les uns, de retrouver des automatismes à l’orée d’une année qui se terminera en apothéose par la Route du Rhum - Destination Guadeloupe.

Stéphane Le Diraison (Boulogne - Billancourt) a déjà un Vendée Globe à son actif sur son bateau, le plan Finot – Conq avec lequel Alex Thomson s’était classé troisième en 2012. Après un important chantier d’hiver, les Monaco Globe Series permettront de valider les modifications entreprises. Il embarque à ses côtés Stan Maslard, un ancien de la Mini-Transat comme lui.

Enfin Manuel Cousin (Groupe Setin) a proposé au Suisse Alan Roura de venir faire une pige à bord de son plan Farr découvert lors de la Transat Jacques Vabre 2017 en compagnie d’Arnaud Boissières, son précédent propriétaire. Pour Alan, l’objectif est de naviguer en attendant la fin du chantier de modification de son plan Finot – Conq, bientôt équipé de foils.

 

Un parcours propice aux rebondissements

Les 1300 milles du parcours ne devraient pas manquer de piquant. De Monaco, les IMOCA mettront les voiles vers le sud de la Corse et les bouches de Bonifacio. Cet étroit et spectaculaire passage entre les falaises blanches de l’île de Beauté et le nord de la Sardaigne est le coin d’Europe statistiquement le plus venté. La navigation des neuf grands monocoques dans ce goulet large d’à peine 6 milles (11 km) promet d’être un des moments forts du parcours.

Cap ensuite sur les îles Eoliennes, au pied des volcans Stromboli et Vulcano. Si leur nom est signe de promesse, les Eoliennes sont plus souvent marquées par des régimes de vents faibles et erratiques. Il faudra être vigilant et malin pour ne pas se faire piéger.

Dernières marques de parcours, les Baléares, au large de la Catalogne où là encore, il faudra se méfier des effets de côte sous le vent des îles avant de traverser le golfe du Lion en direction de Monaco, point final de l’épreuve.

Les Monaco Globe Series, outre qu’elles offrent à nombre d’équipes et de partenaires l’occasion d’opérations de promotion en Méditerranée, vont aussi consacrer un couple de marins complets, capables de tenir sur la durée tout au long d’une course où les variations de tempo seront légion. Fort mistral, tramontane, régime de sud-est ou calme plat peuvent régner à cette période de l’année. Un programme alléchant pour commencer la longue route vers le départ des Sables d’Olonne en novembre 2020.

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