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Armel Tripon déménage à trois

Armel Tripon
© Liot-Blanchet / DPPI / Vendée Globe

« C’est une dynamique qui s’est mise en place progressivement. Au départ, l’idée était de partir en collaboration avec Black Pepper© sur la mise à niveau d’un ancien bateau. Et puis la rencontre avec Sam Manuard a bouleversé nos plans… Pour notre plus grand plaisir. » C’est au hasard d’une navigation sur son Multi50 qu’Armel Tripon a pu prendre langue avec l’architecte. Sam connaissait particulièrement le bateau puisqu’il avait disputé la Transat Jacques Vabre avec Yves Le Blévec avant qu’Armel n’en fasse l’acquisition. C’est à ce titre que les deux hommes se sont rencontrés. « Au fil de la discussion, je dévoile à Sam que j’avais des projets de Vendée Globe et qu’on envisageait avec Black Pepper© de travailler à la mise à niveau d’un bateau d’occasion. C’est là que Sam m’a dévoilé qu’il serait intéressé pour travailler sur un nouveau bateau et qu’il pouvait commencer rapidement. » L’architecte vient en effet de mettre en place un design team pour le dessin d’un monocoque de 100 pieds équipé de foils. Malheureusement, pour des raisons financières, le projet ne peut pas aboutir. « Du coup, j’avais toute la structure qui était opérationnelle pour lancer un projet IMOCA immédiatement », avoue Sam Manuard.

 

Immédiate empathie

Autant la relation de confiance entre Michel de Franssu, le patron de Black Pepper©, et Armel Tripon date maintenant de plusieurs années, autant la rencontre avec Sam Manuard fut aussi immédiate que déterminante. « C’est une chose de s’engager dans l’aventure du Vendée Globe témoigne Michel de Franssu. C’en est une autre de décider de construire un bateau neuf. J’avoue que j’ai été emballé par Sam Manuard, par son approche. C’est quelqu’un de très séduisant intellectuellement qui fourmille d’idées. Et puis, la confiance, ça ne se décrète pas. Pour ce qui nous concerne, le courant est passé immédiatement. » Le son de cloche n’est guère différent chez Sam Manuard : « Depuis qu’on sait qu’un IMOCA peut faire le tour du monde avec des foils, la donne a changé. De plus, on va se trouver avec des architectes qui ont des idées bien spécifiques. Je ne suis pas certain qu’un Juan K (architecte du bateau de Sébastien Simon) soit sur les mêmes approches qu’un Guillaume Verdier ou que VPLP. C’est très excitant de se lancer dans cette aventure. De plus, pour moi, Armel et Michel sont des interlocuteurs en or. On part tous d’une feuille blanche sans apriori, ça permet d’être ambitieux. »

L’équipe a commencé à travailler sur le projet début 2018 et la construction du moule devrait commencer d’ici peu. Un timing proche de l’idéal, un trio qui semble avoir trouvé ses marques et des points d’accroche communs, un coureur, un architecte et un chantier qui ont tout à prouver, mais aussi tout à gagner : les bonnes fées semblent s’être penchées sur le berceau du nouveau jouet d’Armel Tripon. Aux esprits chagrins qui lui feraient remarquer que le pari est risqué d’associer trois néophytes en la matière sur un projet IMOCA, Armel Tripon répond juste dans un sourire : « ne dit-on pas que la fortune sourit aux audacieux ? »

 

Pour approfondir

Black Pepper© : le chantier installé à Orvault, dans la banlieue de Nantes produit des unités d’exception, les Code #, Code 0, Code 1 et Code 2. Élégance, finitions soignées et matériaux de construction high-tech sont les marques de fabrique du chantier. La construction d’un IMOCA est une première pour l’entreprise.

 

Sam Manuard : architecte autodidacte, coureur au large, Sam Manuard s’est tout d’abord fait remarquer sur le circuit Mini où ses dessins ont brillé. Depuis, il a enrichi sa palette notamment en Class40 où ses bateaux tiennent régulièrement le haut du pavé.

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