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9500 milles à gagner

La flotte au départ du Vendée Globe, les Sables d'Olonne, le 6 novembre 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe
© Jean-Marie Liot / DPPI

Avec Jacques Caraes, Guillaume Evrard et Hubert Lemonnier, la Direction de Course de la Bermudes 1000 Race était pratiquement celle qui oeuvrera pour le prochain Vendée Globe. Pour la « DC », chargée d’orchestrer l’ensemble des paramètres sportifs et de sécurité des marins,  le bilan de cette première épreuve des IMOCA Globe Series 2019 s’est révélé très positif. A plusieurs titres.

© Jacques Vapillon17 partants, 17 finishers

Avoir 17 skippers techniquement prêts à courir aussi tôt dans la saison était déjà une bonne nouvelle. Nombreux découvraient leur bateau ou de nouveaux éléments de leur bateau, six n’avaient jamais réalisé de course en IMOCA en solo  - Sébastien Simon, Maxime Sorel, Giancarlo Pedote (ITA), Clément Giraud, Pip Hare (GBR) et Denis Van Weynbergh (BEL)-.  
« Ils ont navigué dans des conditions variées sans être violentes (jusqu’à 35 nœuds de vent), tous ont connu des galères mais tous en sont venus à bout et ont terminé, note Guillaume Evrard. Et ils se sont pris au jeu de la régate : on a eu droit à un finish incroyable avec quatre bateaux en six minutes ».

Créer une communauté du Vendée Globe

A un an et demi du départ du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance, l’intérêt, pour la Direction de Course, est d’appréhender les capacités et les qualités des prétendants. « Mais ce n’est pas le seul » précise Guillaume qui porte aussi la casquette de Délégué général de la classe IMOCA. « Nous voulons créer une vraie communauté du Vendée Globe, développer un état d’esprit entre les coureurs et construire une relation de confiance avec eux. On est sur des histoires d’hommes et de femmes. On a besoin de ce collectif, de ces liens. C’est important pour la suite ».

Pour 14 des 17 marins au départ de Douarnenez *, un des enjeux était de déclencher ou de poursuivre le processus de sélection pour pouvoir être au départ des Sables d’Olonne le 8 Novembre 2020 conformément à l’avis de course. (Voir nos articles précédents "2019 une année charnière pour participer" et "Publication de l'avis de course")

La course aux milles : vers une flotte plus homogène

La Bermudes 1000 Race permettait d’ajouter 2000 milles au compteur des skippers prétendants au Vendée Globe. Dès lors, jusqu’au départ il en restera 9500 à glaner. 3000 en 2019 avec la Rolex Fastnet Race (608 milles en double, soit 300 milles par marin) et la Transat Jacques Vabre (5400 milles en double soit 2700 par marin). Et environ 6600 en 2020 avec les deux transats en solitaire, The Transat (3500 milles) et New-York Vendée (3100 milles). (NB : les deux courses de 2020 peuvent subir des modifications de parcours qui pourraient influer sur le nombre de milles).

© François Van Malleghem / DPPIAujourd’hui, 16 coureurs sont susceptibles d’être sélectionnés d’office, les titulaires d’un bateau neuf et les coureurs ayant bouclé le Vendée Globe 2016. Il reste donc, a minima, 14 places en lice pour la course aux milles. L’intérêt de ce mode de sélection réside dans le fait qu’il oblige les marins à être prêts techniquement et à naviguer le plus possible avant l’échéance. Les concurrents passés par ce moule, devraient donc être parfaitement parés à affronter le défi d’un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Pour l’organisateur c’est aussi la garantie de constituer, au final, une flotte solide et la plus homogène possible.

 

* tous sauf Sébastien Simon (bateau neuf), Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières (finishers du Vendée 2016 avec leurs bateaux) déjà éligibles.

 

 

Le classement Bermudes 1000 Race 2019 à retrouver ICI

 

 

 

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