21 Novembre 2020 - 07h17 • 20127 vues

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« Je suis en train d’enchaîner les bonnes siestes. Ce ne sont pas des longues nuits de sommeil, mais c’est bien, j’enchaîne des grosses heures de sommeil. Je n’ai pas de dette particulière, mais j’en profite. C’est plus difficile de se reposer la journée. On commence à bien s’habituer aux vitesses du bateau, je dors avec plus de sérénité qu’au début. On s’habitue à tout. »

Sur sa façon de dormir

"J’ai plusieurs options pour dormir. Là, je suis sur un gros matelas qui est à 20 cm du sol, bien épais, assez large, fait sur-mesure pour moi. J’ai aussi mon gros siège baquet central incliné, qui est bien pour les petites siestes. Après, j’ai un pouf, dans certaines conditions, c’est pas mal, je peux le mettre un peu partout dans le bateau.

C’est vrai que l’on fait des rêves bizarres en mer. Parfois, je pars très loin, je rêve beaucoup ! Ce n’est d’ailleurs pas très agréable, un peu du genre cauchemar. Mais tout va bien hein ! Je ne me réveille pas en panique ni en sueur !"

 

Sur sa bagarre avec Alex Thomson et Charlie Dalin

"C’est clair que ça se tire la bourre… C’est stimulant, en même temps il y une belle pression qu’on se met entre nous trois, les bateaux sont proches en vitesse et nous sommes exactement dans le même système météo. Je suis très content d’être là où je suis dans ce trio de tête pour attaquer l’Atlantique Sud. On sait qu’à ce niveau-là, il peut y avoir des élastiques qui se tendent vers l’avant. C’est important de ne pas avoir de retard maintenant. Charlie (Dalin) aussi doit bien cravacher pour recoller Alex (Thomson). C’est bien de pouvoir attaquer cette suite du parcours avec peu d’écart. Je suis content !

Finalement, c’est assez classique ce front. Mais ça tourbillonne un peu. La situation est à la fois classique mais pas simple à négocier. Le couloir n’est pas large pour passer. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut aller s’engouffrer là-dedans, essayer de tricoter le mieux possible. A partir de demain fin de journée, il y a aura pas mal de manœuvres, on va rentrer dans le dur de ce sujet."

Sur son décalage dans l’Est

"Mon décalage vers l’Est s’est fait naturellement. J’ai surtout cherché le bon angle pour aller vite. C’est ça qui a guidé ma route, je cherchais à avoir un angle rapide, avoir une bonne pression tout le temps. Alex (Thomson) a été plus lent que nous pendant longtemps, il a peut-être eu moins de vent sur cette première partie de l’Atlantique Sud. Là nous avons tous les trois des vitesses proches. Ça va vite en ce moment, je suis à 22, 23 parfois 25 nœuds, la vitesse est assez instable sur ces bateaux. T’entends pas mes foils qui sifflent ?"

A propos de la solitude en mer

Je ne suis pas beaucoup en contact avec la terre. J’ai eu quelques rendez-vous partenaires depuis le départ. J’écris pas mal sur Whatsapp, mais j’évite de passer mon temps là-dessus, ce n’est pas mon truc, ce n’est pas ma façon de faire ma course. Après avoir raccroché, je vais aller dormir encore ! je vais d’abord border un « chouil’ » et aller dormir ! »

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