14 Janvier 2021 - 12h08 • 10844 vues

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Benjamin Dutreux (OMIA - Water Family) revenait, à la vacation de 10h ce matin, sur la complexité des conditions auxquelles il doit actuellement faire face. 

" Ce n’est pas évident du tout, c’est assez complexe même. Ça fait encore une nuit que je ne dors pas, je commence vraiment à être crevé. J’ai du mal à me reposer car des grains passent. J’ai eu 37 nœuds cette nuit. J’ai cru que j’allais déchirer toutes mes voiles. Et juste derrière, j’ai eu 1h30 de pétole avec vraiment 0 nœud de vent. C’est assez dingue. C’est un espèce de Pot au Noir du Sud. Je ne m’attendais pas à ça, je ne m’y étais pas vraiment préparé.

Bizarrement, j’ai plus de mal à capter l’image au radar que dans le Pot au Noir. Sinon, j’essaye d’observer, mais ce n’est pas facile de faire grand-chose donc souvent on subit. A l’avant du nuage, le vent refuse en grand, c’est super fort et juste après, c’est de la molle donc il faut être très présent sur les écoutes pour ne pas abîmer le bateau pendant les grains et après aussi pour faire repartir le bateau dans du vent très mou.

Là, je suis avec mon J2 réparé donc j’ai un réglage assez spécial pour ne pas l’abîmer, il est très vrillé pour que le haut ne soit trop sollicité, et avec la grand-voile haute. J’essaye de faire avec ça et d’être réactif. J’ai mis des alarmes dans tous les sens pour réagir dès qu’il y a une survente. C’est allé super vite, je ne m’attendais pas à avoir autant de gros grains. C’est assez exigeant, les vacances sont finies ! A priori, ça devrait durer encore quasiment deux jours.

Depuis hier soir, j’ai un routage à 16 jours qui me fait arriver aux Sables d’Olonne dans 15 jours et 18 heures. Ça ne veut pas dire grand-chose, mais c’est bon pour le moral. J’essaye de m’accrocher et de continuer à ne pas perdre le groupe. J’aimerais bien rester avec eux jusqu’à l’arrivée. " 

Benjamin Dutreux / OMIA - Water Family